Lisandro, la forte tête

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Lisandro, la forte tête
@ Reuters
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LIGUE 1 - Le joueur de l'OL est un teigneux. La preuve en quelques phrases délivrées jeudi.

Lisandro Lopez, sacré l'an dernier meilleur joueur de Ligue 1, sera sans aucun doute l'un des hommes clés du choc entre les deux Olympiques, Marseille et Lyon, dimanche soir. L'attaquant argentin, qui s'exprime peu, s'est présenté jeudi en conférence de presse et a livré un florilège de petites phrases qui en disent beaucoup sur sa personnalité.

"Je suis comme cela depuis que je suis né." Prenez un match de l'OL lambda contre une équipe moyenne de Ligue 1 (vous avez l'embarras du choix). Observez Lisandro Lopez. Outre un sens du déplacement et une agressivité hors du commun, vous découvrirez également un vrai caractère, un joueur capable de vilipender ses partenaires ou de "bouder" d'un coup en marchant. Et ça vaut le coup de le suivre jusqu'à sa sortie. Le 28 novembre dernier, face au Paris-SG, il avait manifesté son mécontentement lors de son remplacement, pourtant effectué à une minute de la fin du temps réglementaire. Incorrigible.

"A onze contre onze !" Lisandro ne fait pas de fioriture. Sur le terrain comme dans ses déclarations. Alors quand un journaliste se hasarde à lui poser la question de savoir comment se présente le match face à l'OM, il lui répond par cette évidence numérique, avant de préciser un peu plus loin sa pensée : "il y a toujours trois points à la clé." Bref, ne comptez pas sur lui pour s'éterniser sur la rivalité entre les deux clubs, la lutte pour le titre ou le souvenir du 5-5 de l'an dernier.

"L'important, c'est le niveau de forme de l'équipe." Peu à l'aise en interview, Lisandro s'exprime avant tout sur le terrain. Alors quand on l'interroge sur le retour au premier plan de l'OL, il ressort parfois certaines banalités. Mais dans sa bouche, le mot d'équipe a une connotation particulière. Car sur un terrain, s'il est capable de gestes techniques d'exception, notamment dans ses contrôles et sa conduite de balle, c'est dans son abnégation à défendre que Lisandro force l'admiration.

"Nous ne nous appelons jamais au téléphone." Lisandro Lopez et Lucho Gonzalez sont argentins. Ils ont aussi évolué dans le même club, le FC Porto, pendant quatre saisons, entre 2005 et 2009. Bref, on pouvait penser que ce parcours les avait bien rapprochés. Il n'en est rien, comme semble l'indiquer ce silence radio. "Nous n'avons rien à nous dire de toute manière", a-t-il ajouté. Lisandro est un teigneux autant qu'un taiseux. Mais c'est surtout et avant tout un incroyable joueur.