Limoges, ça urge

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Limoges, ça urge
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Onzième du championnat avant d'affronter Nancy, dimanche lors de la 12e journée, Limoges n'a pour l'instant pas convaincu pour son retour en Pro A. Si l'association entre Zack Wright et Chris Massie est "la satisfaction de ce début de saison", selon le président Frédéric Forte, les déceptions sont nombreuses. Le mois de janvier sera crucial pour le CSP. Et Eric Girard.

Onzième du championnat avant d'affronter Nancy, samedi lors de la 12e journée, Limoges n'a pour l'instant pas convaincu pour son retour en Pro A. Si l'association entre Zack Wright et Chris Massie est "la satisfaction de ce début de saison", selon le président Frédéric Forte, les déceptions sont nombreuses. Le mois de janvier sera crucial pour le CSP. Et Eric Girard. La France du basket se faisait une joie de retrouver Limoges en Pro A. La fête a bien eu lieu, lors de la remontée. Mais après plus d'un tiers de la saison, les serpentins sont retombés au sol. Et les bouchons de champagne ne sauteront plus de sitôt. Onzième du championnat avec seulement un point d'avance sur le premier relégable, Poitiers, le CSP n'est pas là où certains l'attendaient. Eric Girard doit être déçu. Lui qui nous confiait début octobre vouloir "taquiner les gros" n'en voit pour l'instant pas la couleur. Le recrutement estival, alléchant sur le papier, tarde à donner entière satisfaction sur le parquet. Et la blessure au mollet de Cedrick Banks, qui ne devrait être à 100% de ses moyens que "dans un mois et demi" selon Frédéric Forte, n'arrange pas le tableau. "L'objectif d'atteindre les play-offs ne me parait pas irréalisable, estime pourtant le président limougeaud sur le site du club. Pour preuve, en gagnant contre Hyères-Toulon, nous aurions été septièmes ex-aequo." Le problème, c'est que cette rencontre a été perdue. Ce n'est d'ailleurs pas la seule qui a échappé à Limoges. Réputée bouillante, surtout pour les visiteurs, la salle de Beaublanc est tout sauf imprenable puisque Orléans, Strasbourg et, donc, le HTV s'y sont imposés. "Le premier bilan chiffré devra se faire après la fin des matches aller, soit après Gravelines fin janvier, annonce Frédéric Forte, qui n'esquive pas ses propres doutes. Ce qui m'inquiète plus, beaucoup plus, ce sont les trois matches perdus à Beaublanc, le jeu proposé depuis le début de saison, les matches perdus à l'extérieur à Vichy, Poitiers..." Deux équipes qui pointent en queue de peloton avant la douzième journée. Eric Girard sur la sellette ? Actuellement au coude à coude avec des équipes comme Le Mans, Paris-Levallois, Orléans et Strasbourg, le CSP n'est pas à l'abri d'une chute au classement. Ni d'une bonne surprise, d'ailleurs, Pau-Lacq-Orthez et Villeurbanne ne pointant qu'à une longueur. Mais la tendance est plutôt au pessimisme. "Heureusement que la victoire à Paris nous a donné un peu d'oxygène, mais si nous ne sommes pas invincibles à Beaublanc, et qu'on ne gagne pas à l'extérieur, le challenge va devenir difficile", reconnait Frédéric Forte. Les résultats de janvier vont nous apporter beaucoup de réponses." Avec Nancy, dès dimanche, puis Cholet, l'Asvel et Gravelines-Dunkerque, le programme est chargé pour le promu. Heureusement pour eux, les hommes d'Eric Girard ont quelques motifs d'espoir. Avec Zack Wright à la mène et Chris Massie à l'intérieur, ils ont pioché deux joueurs de très bon niveau. "Ils sont la satisfaction de ce début de saison avec Raphael Desroses bien évidemment, tout comme Fred Weis dans son registre, apprécie le président du CSP. Zack est vraiment impressionnant de par son agilité, sa vitesse, et sa création. Chris est le point de fixation indispensable. Je trouve que l'axe 1-5 est presque trop dominant. Il nous faudra plus d'équilibre en deuxième partie de saison, avec une montée en puissance de Xane (D'Almeida), Karim (Souchu), Ralph Biggs et Aurélien (Salmon)." Pour Karim Souchu, ça ne risque pas. Car l'ailier français est depuis la saison dernière en conflit avec Eric Girard, un entraîneur à qui rien ne sera pardonné si Limoges ne se redresse pas vite. "Comme je l'ai déjà dit, je suis assez loin de la philosophie d'entraînement, de gestion et de jeu d'Eric, admet facilement Frédéric Forte. Il est le garant du jeu du CSP. Il a en main le recrutement, les choix et les orientations de notre jeu. Et par conséquent, il en porte la responsabilité et les espoirs. Mais seul le résultat compte. Et sur le fond, et sur la forme, les résultats ne sont pas satisfaisants. Il reste encore quatre matches avant la fin des matches aller. Un premier bilan sera fait à ce moment-là."