Lille, un rythme de champion

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Lille, un rythme de champion
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Le genre de victoire qui compte. Grâce à un éclair de Tulio de Melo, entré en jeu quelques minutes plus tôt, Lille s'est sorti du piège tendu par son voisin lensois (1-0), samedi soir, lors de la 21e journée de Ligue 1. Sans briller, pour une fois, le Losc continue de mener grand train en tête du classement. Paris, 2e, est à quatre points. Lyon, 2e, est déjà à sept longueurs.

Le genre de victoire qui compte. Grâce à un éclair de Tulio de Melo, entré en jeu quelques minutes plus tôt, Lille s'est sorti du piège tendu par son voisin lensois (1-0), samedi soir, lors de la 21e journée de Ligue 1. Sans briller, pour une fois, le Losc continue de mener grand train en tête du classement. Paris, 2e, est à quatre points. Lyon, 2e, est déjà à sept longueurs. Tulio De Melo, l'homme providentiel du Losc. Barré par le talentueux et prolifique trio Hazard-Sow-Gervinho, le Brésilien marque peu, mais il sait choisir les meilleurs moments. A Arles-Avignon, il avait inscrit le but vainqueur dans le temps additionnel (0-1, 17ej.). Contre Wasquehal (1-0), la semaine passée, il a fait de même. Ce samedi, face à Lens, De Melo a de nouveau a offert la victoire à son équipe (1-0), empêtrée pendant 70 minutes dans la défense lensoise, musclée par Laszlo Bölöni. Un succès laborieux, mais ô combien précieux. Seul Paris ayant gagné ce samedi soir, le Losc conserve quatre points d'avance sur le PSG, mais l'OL et Rennes, les grands perdants de la soirée, sont désormais à sept longueurs. Le fossé se creuse. La bataille de Bollaert, remportée par le Losc (1-4) au match aller, avait été pour le moins houleuse, avec deux cartons rouges pour Jemâa et Roudet, et des projectiles lancés par le public lensois sur l'arbitre assistant de M. Chapron. La manche retour démarre dans une ambiance tout aussi hostile. Les premières minutes sont une succession de mauvais coups, dont le premier est asséné par Balmont sur la cheville gauche d'Hermach, qui tiendra le choc par miracle (4e). Le milieu lillois est averti, tout comme Jemâa pour une faute d'antijeu sur le même Balmont (14e). A l'inverse, Kovacevic, coupable d'un tacle pieds décollés sur Hazard (7e), s'en sort indemne, M.Coué jugeant que le Belge avait plongé. Au tour de Cabaye, ensuite, de venir s'essuyer les crampons sur le bas-ventre d'Eduardo (20e), qui se vengera sur les chevilles de Balmont (44e). Niveau occasions, en revanche, c'est le désert. La "meilleure" est pour Hazard, qui reçoit un ballon dos au but, se retourne magnifiquement, et frappe à côté (45e). Bilan de cette fausse première mi-temps : cinq tirs pour Lille, un cadré, aucune tentative pour Lens. Et le leader du championnat n'est évidemment pas gagnant dans l'affaire. "Les Lensois essayent de couper le match. C'est à nous de l'emballer", insiste Debuchy à la pause. De Melo et Obraniak entrent à l'heure de jeu Malheureusement pour les spectateurs, la seconde période n'est pas meilleure. Le RC Lens quitte toujours aussi peu ses quarante mètres, et oeuvre en frappes lointaines, par Maoulida (47e) ou Sertic (68e). Les Dogues ne trouvent pas la clé, et manquent de peu de perdre Balmont, auteur d'un pied en avant sur Jemâa, et tout près d'un second carton jaune (50e). La solution ? Alors que tout indique un 0-0 final, Garcia, habituellement peu friand de coaching, décide de revoir ses plans en lançant De Melo et Obraniak avant l'heure de jeu (58e). Efficacité immédiate. Sur un centre d'Hazard, Obraniak dévie en une touche vers De Melo, qui fait parler sa science du but. Le Brésilien reprend de volée de l'extérieur du droit. Le ballon flirte avec le poteau droit de Runje, et trompe le gardien croate (1-0, 70e). Quel éclair ! Tout est alors plus facile pour Lille, qui n'a plus qu'à gérer, mais qui rate le break à deux reprises par Cabaye (73e et 85e). Au classement, en revanche, le break est fait. Avec ce 11e match sans défaite, certainement pas le plus beau, mais surtout pas le moins important, le Losc prend le large en tête du classement. Après deux victoires depuis l'arrivée de Bölöni, Lens, sans démériter, replonge dans la zone rouge.