Lille refroidi, Paris a eu chaud

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Lille refroidi, Paris a eu chaud
@ Montage MAXPPP
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LIGUE EUROPA - Les deux clubs ont fait 2-2. Mais l'un s'en sort mieux que l'autre.

Collection hiver. Pour lutter contre le froid biélorusse (-11°C en début de match, -20°C à la fin), les joueurs du PSG avaient sorti l'artillerie lourde, col montant en doudoune ou non, tee-shirts rouges à grandes manches, collants noirs et des bandeaux ... bleu ciel. Des bandeaux tellement cheap qu'on a pu se demander si le club ne les avait pas achetés à la première supérette de Minsk. Mais ces bandeaux pour les oreilles ont plutôt fait de l'effet puisque Peguy Luiyndula, buteur, et Nenê, en vue, en portaient un. Interrogé au micro de Canal+ Sport, Luyindula a résumé l'avis général : "maintenant, on espère passer et ensuite, on espère aussi ne plus tomber sur un club de l'Est"... A lire :Le PSG évité le coup de froid

Stade de Minsk (930x620)

© Capture CANAL+ SPORT

Honneur aux honnis. Habitué aux sifflets du Parc des princes depuis quelques semaines (Erding) ou quelques années (Luyindula), les deux attaquants du PSG, titularisés en l'absence de Guillaume Hoarau, laissé au repos, ont inscrit les deux buts parisiens (2-2). Malgré une pelouse en très mauvais état, le Turc a parfaitement ouvert son pied droit sur un service en or de... Luyindula (29e). L'ancien Lyonnais, lui, s'est montré particulièrement adroit, de la tête, sur un centre venu de la gauche de Tripy Makonda (89e). Ce but du 2-2 est intervenu cinq minutes après une incroyable balle de 3-1 pour Borisov. Parfaitement servi en plein coeur de la surface de réparation, le nouvel entrant Skavich, sans doute un peu... froid, a manqué le cadre d'un petit mètre.

Supporters du PSG à Minsk (930x620)

© Capture CANAL+ SPORT

Les fans parisiens au rendez-vous. Ils étaient une vingtaine de fans acharnés à avoir effectué le déplacement un peu fou à Minsk. Et l'un d'entre eux a même pris le risque de sacrifier à la coutume locale du torse nu. Pour se réchauffer, les supporters rouge et bleu s'en sont pris également à leurs deux cibles habituelles : Colony Capital, l'actionnaire principal, et Robin Leproux, le président. Même à des milliers de kilomètres, même dans le froid, on n'oublie pas ses combats.

1'20" de trou noir. Souverain jusqu'aux dix dernières minutes, le LOSC new look de Rudi Garcia a concédé deux buts en 140 secondes (83e et 84e). Le bourreau des Dogues s'appelle Ola Toivonen. L'attaquant suédois du PSV a été à l'origine du but de l'égalisation sur une magnifique reprise de volée sur corner. Sa frappe, détournée par Mickaël Landreau, atterrit sur la barre transversale avant de revenir dans les pieds de Wilfred Bouma. Sur l'action suivante, Toivonen traversa le terrain, résista à l'intervention (manquée) de David Rozenhal et trompa le portier lillois d'une frappe croisée. A lire : Lille se complique la tâche

Un LOSC new look. Jusqu'à cette maudite 83e, les Lillois avaient parfaitement fait le métier en menant 2-0 après un peu plus d'une demi-heure de jeu. Et quels Lillois ! Pour ce seizième de finale aller, Rudi Garcia avait décidé de faire tourner en profondeur : Balmont, Cabaye, Mavuba, Gervinho, Hazard et Sow n'étaient pas sur la pelouse au coup d'envoi ! Et c'est l'un des "débutants", Idrissa Gueye, 21 ans, qui a marqué sur une reprise de volée en première intention (5e) avant que le toujours très efficace Tulio de Melo ne donne deux buts d'avance aux Nordistes (31e). Un avantage parti ensuite en fumée... "C'est un comble de voir cette équipe (le PSV) marquer sans avoir d'occasion du match", a fulminé l'entraîneur lillois sur Canal+ Sport, satisfait de la prestation d'ensemble de ses joueurs. "Le match de ce soir (jeudi soir) prouve que l'on a rien à envier à cette équipe."

Des incidents dans Lille. Pour recevoir le leader du championnat néerlandais, le Stadium Nord de Villeneuve-d'Ascq avait fait le plein. Une vraie ambiance de Coupe d'Europe. Quelques heures auparavant, Lille avait découvert les désagréments de ces grandes soirées. Les supporters du PSV, réputés pour être sanguins (pour le moins), ont en effet encore fait parler d'eux. Une centaine se sont regroupés jeudi en fin d'après-midi sur la Grand-Place de Lille et ont jeté de nombreux projectiles aux forces de l'ordre. Triste.

Tous les résultats de la soiréeici.