Lille radote

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Lille radote
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Menant au score rapidement en Turquie grâce à Sow ce mardi face à un Trabzonspor privé de solutions lors de la deuxième journée de Ligue des champions, le Losc a encore relâché son attention, concédant une égalisation bête sur un penalty pour une main de Debuchy (1-1). Un syndrome désormais bien connu chez des Dogues endormis qui perdent deux nouveaux points et voient le chemin de la qualification s'obscurcir.

Menant au score rapidement en Turquie grâce à Sow ce mardi face à un Trabzonspor privé de solutions lors de la deuxième journée de Ligue des champions, le Losc a encore relâché son attention, concédant une égalisation bête sur un penalty pour une main de Debuchy (1-1). Un syndrome désormais bien connu chez des Dogues endormis qui perdent deux nouveaux points et voient le chemin de la qualification s'obscurcir. Encore raté ! Le Losc n'avance pas et a concédé ce mardi son sixième match nul en onze matches officiels lors de la deuxième journée de la Ligue des champions. Habituellement, ce surplace coute cher en C1 mais le Losc n'a que deux points de retard sur le leader de sa poule, son adversaire du soir Trabzonspor, au sein d'un groupe finalement plus équilibré qu'il n'y paraissait lors du tirage au sort. D'autant que l'Inter, prochain adversaire des Dogues a su rectifier la barre contre le CSKA Moscou (3-2). Certes, mais que de regrets ! Car Lille, comme face à Moscou, a mené et dominé nettement à Trébizonde, ville turque au bord de la Mer Noire. Sur une pelouse indigne de la Ligue des champions, les Lillois entrent pourtant bien dans leur match. Incisifs d'entrée, ils mettent d'abord en place un gros pressing pour calmer toute velléité turque devant un public bouillant à l'idée de voir enfin sur la scène européenne les héros de Milan, vainqueurs de l'Inter lors de la première journée (1-0). Progressivement, le Losc place son bloc, se positionne plus bas pour mieux poser son jeu mais aussi pouvoir exploser en contre. Si Trabzonspor tente de conserver le ballon, ses possessions sont stériles et le Losc place patiemment ses pions. Et, malgré une première demi-heure guère emballante dans le rythme, Sow est récompensé de tous ses efforts sur le front de l'attaque. Bien lancé par une passe en profondeur d'Hazard, le Sénégalais profite du tacle glissé manqué de Giray Kaçar, trop court. Dans un ultime coup de rein, le Lillois devance Tolga Zengin et place une petite frappe croisée entre les jambes d'un portier turc qui avait mal fermé son angle (0-1, 30e). Seule alerte pour le Losc, mais révélatrice d'une concentration à ne surtout pas lâcher, Béria se fait très peur en protégeant mal son ballon devant Landreau. Serkan Balci est tout près d'en profiter mais le milieu turc est logiquement sanctionné d'une faute mais Lille s'en tire bien (41e). Un véritable avertissement pour des Dogues supérieurs mais qui n'auront pas su appuyer sur le champignon pour tenter de doubler la mise avant la pause. Sow rate le break Trabzonspor, sans doute secoué dans les vestiaires, repart avec plus d'allant, trouvant enfin un peu de maitrise dans un jeu court qui fait habituellement sa force. Serkan Balci frappe ainsi au dessus (50e) avant que Sow ne manque le break suite à un gros travail de Balmont. Mais le Sénégalais, pressé dans la surface et en bout de course, ne peut cadrer sa petite reprise croisée (53e). Trabzonspor manque d'y voir un tournant quand Henrique sème la panique dans la surface sur l'action suivante. L'attaquant brésilien est repoussé par Debuchy mais Colman récupère et tente sa chance à l'entrée de la surface. Landreau se couche bien (54e). Le soufflé retombe alors après quelques minutes animées, la partie retombant dans sa torpeur malgré le coup audacieux de Balmont. Sur un corner à gauche, l'ancien Toulousain coupe au premier poteau et reprend du haut du crane. Le ballon s'envole dans les airs au dessus du but et retombe sur l'arrête opposée de Zengin, bien loin d'avoir prévu une telle trajectoire (63e). La partie s'endormant de plus en plus, difficile pourtant de ne pas penser aux difficultés lilloises du moment. Les Dogues, incapables de conserver un avantage puisque cinq de leurs six derniers buts étant pris dans les vingt dernières minutes, se font peur tout seuls. Et puisque ça ne veut pas, l'histoire se répète encore. Incapable de se procurer la moindre occasion dans le jeu, Trabzonspor passe par les coups de pied arrêtés et un coup du sort, le centre de la gauche de Mierzejewski, entré en jeu à la place d'Alanzinho, étant contré par la main de Debuchy dans la surface. Le penalty, logique, est transformé par Colman sur la droite de Landreau qui avait plongé du bon côté (1-1, 75e). Les dix dernières minutes hâchées, ne donnent rien. Lille peut s'en vouloir. A ce rythme, les Nordistes vont pouvoir ouvrir un registre de lamentations et regrets... Une faiblesse qui fait rarement bon ménage avec des espoirs d'épopée européenne.