Lille, la sale semaine

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Lille, la sale semaine
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Trois jours à peine après un match nul cruel concédé sur sa pelouse contre le PSV Eindhoven en Ligue Europa (2-2), Lille a connu sa première défaite depuis quatre mois à Montpellier (1-0), dimanche après-midi, lors de la 24e journée de Ligue 1. La thèse du coup de pompe physique n'est pas démentie par les Dogues qui, toujours leaders, refusent de se montrer alarmistes.

Trois jours à peine après un match nul cruel concédé sur sa pelouse contre le PSV Eindhoven en Ligue Europa (2-2), Lille a connu sa première défaite depuis quatre mois à Montpellier (1-0), dimanche après-midi, lors de la 24e journée de Ligue 1. La thèse du coup de pompe physique n'est pas démentie par les Dogues qui, toujours leaders, refusent de se montrer alarmistes. Plus dure la chute ? A bout de souffle, Lille a vu sa série de treize matches sans défaite s'arrêter brutalement à Montpellier (1-0), dimanche après-midi, lors de la 24e journée de Ligue 1. Un deuxième coup d'arrêt en quelques jours pour le leader du championnat, qui s'était fait rejoindre en fin de match trois jours plus tôt par le PSV Eindhoven en Ligue Europa (2-2). Comme à son habitude, le Losc a souffert sur la pelouse de la Mosson, subissant un troisième revers consécutif dans l'Hérault. "On est déçu, évidemment. Ici, ça ne nous réussit pas trop, reconnaissait Mickael Landreau après le coup de sifflet final. On sait comment ça se passe à la Mosson: il y a beaucoup d'intensité, beaucoup d'engagement et le terrain est très difficile. On ne peut pas vraiment développer notre football. On n'était pas venu jouer le nul, on était venu là pour gagner. Mais les conditions et le jeu de Montpellier ne nous ont pas permis de le faire." Son entraîneur se montrait lui moins indulgent quelques minutes plus tard. "Vu notre prestation, on ne pouvait décemment pas espérer plus que le partage des points, assurait Rudi Garcia, rapporte la Voix des Sports. Quand on se rend compte qu'on ne peut pas gagner, alors il faut savoir ne pas perdre. Face à Eindhoven, on finit par craquer dans les dernières minutes. Rebelote ce soir. C'est là-dessus, sur notre incapacité actuelle à tenir un résultat, qu'on va devoir très vite se pencher." "Leader aux pieds d'argile" Avant de voir sa série de quatre mois d'invincibilité s'interrompre, le Losc avait vu quelques signes avant-coureurs. Le nul contre Eindhoven (2-2), mais aussi celui concédé également dans les dernières minutes à Auxerre (1-1) il y a deux semaines. La fraîcheur physique manque clairement aux Dogues. Et Garcia, qui avait pourtant effectué un turn-over assez large en Ligue Europa, estime que ce facteur explique à la fois le nouveau but tardif de Belhanda (84e), mais aussi la piètre performance offensive de ses joueurs, qui n'ont réalisé qu'un seul tir en première période et cadré pour la première fois qu'à la 70e minute, par De Melo, un remplaçant. "Pour bien jouer, il faut être déterminé, être capable de presser. Si on ne gagne pas les ballons, on ne peut pas mettre notre jeu en place !", explique Garcia. Un coup de mou, cela arrive. Mais il ne faudrait pas qu'il se prolonge. Ce week-end, Rennes, Marseille, Lyon et Paris ont tous gagné. Et le Losc, qualifié de "leader aux pieds d'argile" par la presse régionale, a un calendrier démentiel devant lui, avec notamment les deux Olympiques (OL puis OM) comme prochains adversaires en Ligue 1. Pour autant, cela ne tracasse pas trop Mickael Landreau. "On continue notre petit bonhomme de chemin en sachant que c'est un petit coup d'arrêt. On est premier depuis le mois de décembre et la semaine prochaine on jouera en étant toujours premier." Un statut de leader désormais un peu plus fragile.