Lille en terrain conquis

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Lille en terrain conquis
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C'est dans son nid de fortune à Villeneuve-d'Ascq, adopté depuis l'été 2004, que le Losc s'apprête à renouer avec la Ligue des champions, mercredi, contre le CSKA Moscou. Après trois campagnes européennes passées loin du bercail, du stade Bollaert au Stade de France, les Dogues ont opté pour la sédentarité. Avec la ferme intention de préserver leur invincibilité domestique en phase de poules de la C1.

C'est dans son nid de fortune à Villeneuve-d'Ascq, adopté depuis l'été 2004, que le Losc s'apprête à renouer avec la Ligue des champions, mercredi, contre le CSKA Moscou. Après trois campagnes européennes passées loin du bercail, du stade Bollaert au Stade de France, les Dogues ont opté pour la sédentarité. Avec la ferme intention de préserver leur invincibilité domestique en phase de poules de la C1. Le Grand Stade Lille Métropole, ce ne sera pas avant la saison prochaine. Si tout va bien... En attendant, le Losc aurait pu délocaliser ses matches de Ligue des champions, comme en 2001, en 2005 ou en 2006 quand le stade Bollaert de Lens et le Stade de France, à Saint-Denis, lui ouvrirent leurs portes faute d'agrément continental. Mais il a été décidé cette année que le champion de France en titre jouerait l'Europe sur son propre terrain - fut-il d'adoption - moyennant quelques aménagements. Refuge des Dogues depuis l'été 2004, le vieux stadium de Villeneuve-d'Ascq a été quelque peu rafraîchi pour répondre aux critères d'accueil de l'UEFA - quelques menus travaux destinés à agrandir les vestiaires, la tribune de presse ou les parkings alentours, rapporte la Voix du Nord. L'objectif ? Amortir les derniers efforts consentis sur les lieux, et notamment cet investissement de 400 000 euros pour refaire la pelouse, mais aussi et surtout garder les joueurs dans les meilleures dispositions, en terrain familier pour ne pas dire conquis. "Le Stadium, c'est notre maison. On a nos habitudes, nos repères. Forcément, ce sera plus facile pour nous que d'aller jouer dans un stade qu'on connaît moins", juge ainsi Franck Béria dans les colonnes du quotidien régional. "C'est plus facile pour nous d'organiser des matches, reconnaît par ailleurs le président Seydoux. Nos supporters n'auront pas à faire trop de route pour se rendre au stade également. C'était important aussi que les retombées économiques d'un événement comme la Ligue des champions aillent à Lille et pas ailleurs." Un CSKA en perte de vitesse Voilà pour le décor, reste la vérité du terrain à découvrir. Et pour l'heure celle-ci ne fait pas injure au club, invaincu devant son public en phase de poules de la Ligue des champions. En trois participations, le Losc a remporté trois de ses neuf rencontres à domicile, pour six matches nuls, ne s'inclinant guère qu'en huitième de finale aller contre Manchester United en février 2007 (0-1). En revanche, Lille n'a jamais débuté une campagne européenne en C1 par la victoire, défait à Old Trafford (1-0), dans l'antre du Benfica (1-0) ou tenu en échec par Anderlecht (1-1). Contre le CSKA Moscou, mercredi soir, premier rendez-vous d'une série qui mettra également en scène l'Inter Milan et le club turc de Trabzonspor, les hommes de Rudi Garcia devront se garder d'un tel retard à l'allumage. "Ce match contre Moscou sera super important. Si on part du principe que l'Inter est favori, ce sera notre bataille pour la deuxième place. De toute façon, il faudra faire le plein à domicile et aller chercher une ou deux performances à l'extérieur", prévient Benoît Pedretti, pas verni l'an passé avec l'AJA dans cette même compétition. "Lille est mieux armé qu'Auxerre, cela n'a rien à voir... L'an dernier, on voulait se faire plaisir ; là on a d'autres ambitions, c'est totalement différent. Les joueurs ont faim de victoires, assure le néo-Nordiste. "Pour moi, pas une équipe française ne peut rivaliser avec le CSKA, répond Moussa Maazou, ancien Bordelais et Monégasque actuellement prêté en Belgique mais toujours sous contrat avec la formation moscovite. Les Lillois vont trouver, en face d'eux, onze joueurs fantastiques. C'est un effectif qui est complet, qui se connaît bien, et il y a très peu de déchets dans son jeu." Privé ces derniers temps de son gardien Igor Akinfeev et du Japonais Keisuke Honda, le CSKA n'est cependant pas au mieux. Co-leaders de leur championnat avec le Zénith Saint-Pétersbourg, les frères Berezutski et consorts n'ont pris que six points en six journées et restent sur une humiliation à domicile (0-4), concédée ce week-end devant le Dinamo Moscou. Méfiance cependant, il y a deux ans le CSKA avait fait sensation en se hissant en quart de finale de la Ligue des champions...