Lille battu, pas abattu

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Lille battu, pas abattu
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Comme à l'aller, les Dogues ont buté mercredi face une équipe de l'Inter Milan à la traîne en Serie A mais qui ne lui réussit visiblement pas en Ligue des champions. Jamais en mesure de bousculer les Italiens, les Dogues rentrent d'Italie avec une deuxième défaite en deux matches (1-2). Avec deux points à son compteur dans le groupe B, le Losc a pourtant encore la main s'il gagne ses deux derniers matches.

Comme à l'aller, les Dogues ont buté mercredi face une équipe de l'Inter Milan à la traîne en Serie A mais qui ne lui réussit visiblement pas en Ligue des champions. Jamais en mesure de bousculer les Italiens, les Dogues rentrent d'Italie avec une deuxième défaite en deux matches (1-2). Avec deux points à son compteur dans le groupe B, le Losc a pourtant encore la main s'il gagne ses deux derniers matches. Les raisons d'y croire étaient pourtant nombreuses. Les plus pragmatiques auraient rappelé que l'Inter ne fait aujourd'hui qu'un bien moribond 17e de Serie A avec la troisième plus mauvaise défense d'Italie (16 buts encaissés en neuf matches). Les plus superstitieux auraient avancé le bilan du Losc en Italie ces dix dernières : trois matches, trois victoires, dont la dernière en décembre 2006 sur cette même pelouse lombarde, face à l'AC Milan, une victoire 2-0 qui lui avait alors ouvert les portes des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Un chemin qui n'est pas encore complètement bouché aujourd'hui malgré la nouvelle défaite concédée face à l'Inter Milan (0-2). Mais s'ils ont encore leur destin en mains, les hommes de Rudi Garcia ne le doivent aujourd'hui qu'au nul sur lequel se sont quittés Trabzonspor et le CSKA Moscou (0-0), les deux autres équipes du groupe B. Avec deux victoires lors de ses deux derniers matches, en Russie dans trois semaines et à domicile face aux Turcs, le champion de France serait assuré de survivre à la phase de poules. Encore faudra-t-il trouver la recette pour enfin gagner dans cette Ligue des champions. Rudi Garcia, qui regrettait à l'issue du match aller le manque de présence dans le surface italienne, a pourtant tenté un coup de poker en Italie, modifiant son habituel 4-3-3 pour un 4-2-3-1 avec Jelen en pointe, Sow à droite, Hazard à gauche et Cole en meneur de jeu devant la paire Mavuba-Pedretti. Osé. Mais le système dépend beaucoup de ce que les joueurs en font. De Melo mieux que Milito Et les Lillois n'auront véritablement existé en première période que dans le premier quart d'heure, soit entre l'énorme occasion de Milito, sorti du placard par Claudio Ranieri pour trouver la barre de Landreau d'un ballon piqué (2e), et le but de Samuel, monté plus haut que Mavuba sur corner pour placer sa tête (18e, 1-0). Bien décidés à ne pas commettre les mêmes erreurs qu'à l'aller, les Dogues avaient jusque là attaqué la rencontre avec la volonté de bousculer les Italiens. Des intentions traduites par cette ouverture de Béria pour Jelen, auteur d'un bon contrôle dans la course avant d'être contré par Lucio (9e), ou ce centre de Cole que ne peut malheureusement pas exploiter Sow au deuxième poteau (17e). Un corner (contre 13 pour le Losc !), suite à une frappe de Zarate difficilement repoussée par Landreau (18e), aura suffi à l'Inter pour rappeler l'équipe nordiste à l'exigence de la Ligue des champions. Et quand une équipe italienne mène au score, difficile de la reprendre. Les Dogues le savaient déjà pour l'avoir expérimenté à l'aller. Mais ils n'ont pas trouvé la clé pour empêcher cette formation de l'Inter de jouer à son rythme. Une frappe puissante de Hazard, suivie d'une reprise écrasée de Jelen (25e), un tir non cadré de Sow (34e), voilà les seules répliques du Losc avant la pause. Rien de croustillant au regard des deux grosses occasions offerts à Milito au retour des vestiaires, deux offrandes - un service seul aux sept mètres et un contre à trois contre un - gâchées par l'Argentin heureusement pas dans son assiette (48e et 53e). Mais ce n'est pas la frappe pas assez enroulée de Hazard (50e) ou celle trop enlevée de Rozehnal (54e) qui sont de nature à effrayer l'Inter. Mais ce ne sont pas trois occasions ratées qui vont faire douter Milito, lequel trouve enfin le chemin des filets sur un service de l'inusable Zanetti (65e, 2-0). Ce deuxième but assomme définitivement le Losc que même le but de De Melo, heureux de récupérer un ballon oublié par Lucio pour marquer sur sa seule occasion (83e, 2-1), ne suffit pas à ranimer. Face à une équipe loin de son statut de championne du monde, le champion de France en titre n'aura malheureusement pas montré son vrai visage. Reste à espérer que les Lillois se réveillent à temps...