Lille, adieu l'Europe

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Lille, adieu l'Europe
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Condamné à vaincre Trabzonspor pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Losc est resté à quai en restant muet contre les Turcs (0-0), mercredi soir. Quatrième du groupe B, le champion de France quitte donc la scène européenne, avec la sensation d'être passé à côté d'une qualification largement à sa portée.

Condamné à vaincre Trabzonspor pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Losc est resté à quai en restant muet contre les Turcs (0-0), mercredi soir. Quatrième du groupe B, le champion de France quitte donc la scène européenne, avec la sensation d'être passé à côté d'une qualification largement à sa portée. Autant les qualifications de Marseille et Lyon pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions tiennent du miracle, autant l'élimination du Losc mercredi au soir de la sixième et dernière journée de la phase de poules a tout d'un gros couac. Oubliez que cette rencontre contre Trabzonspor aurait très bien pu compter pour du beurre si les Lillois n'avaient pas eu ce brin de chance d'être toujours en vie après la quatrième journée avec deux malheureux petits points à leur compteur. Les champions de France en titre s'étaient offert cette finale en s'imposant deux semaines plus tôt à Moscou (2-0). Et comme le rappelait Rudi Garcia, à la veille de ce match considéré comme l'un des plus importants de l'histoire du club nordiste, "une finale, ça se gagne". Faute d'avoir réussi à inscrire un but à Trabzonspor (0-0), le Losc n'accompagnera pas l'OM et l'OL en février, là où la compétition débute vraiment, pire il quitte la scène européenne après la victoire du CSKA Moscou face à l'Inter (2-1). Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, les Dogues ayant appliqué à la lettre la consigne de leur entraîneur, à savoir "se lâcher ". Mais les Lillois auront manqué d'un brin de réussite, ce coup de pouce qui leur avait offert cette finale tant espérée par un club qui se voyait déjà en bonne place sur l'affiche européenne, entre un doublé Coupe-Championnat réussi la saison dernière et la livraison de leur grand stade programmé l'été prochain. La réussite a fui les Nordistes, malgré l'envie, malgré un Hazard des grands soirs qui à lui seul aurait pu faire basculer la rencontre du bon côté. Après une première frappe pas assez appuyée de Sow à la sortie d'un crochet dans la surface adverse (5e) et la réponse pleine de vice de Yilmaz (11e), le prodige belge joue en effet le rôle d'artificier, d'une frappe qui oblige Tolga Zengin à se coucher (14e) puis sur une autre tentative, après un appui avec Sow, qui passe de peu à côté (18e). Balmont, infatigable aboyeur du milieu, s'y essaie à deux reprises (17e et 31e), comme Payet en déséquilibre (29e). Mais c'est Cole, servi par un Hazard lumineux, qui rate la meilleure opportunité d'ouvrir le score au cours de cette première période riche en occasions (33e). Il ne manque à la pause qu'un but, alors Hazard s'y remet et oblige encore une fois le gardien turc à la parade (49e). Le Losc pousse, à l'image de Debuchy dont la montée rageuse permet à Cole d'alerter Sow, devancé de peu (54e), mais ne trouve toujours pas la faille alors que le chrono s'égrène... Il y a de quoi perdre patience après trois nouvelles chaudes alertes aux alentours de l'heure de jeu : une reprise de Debuchy déviée de peu (58e), une tentative de près de Cole repoussée par le gardien (59e) et un centre en retrait de Balmont coupé par un pied turc (64e). Les esprits s'échauffent, les Lillois ne trouvent plus de solutions, Hazard s'éteint peu à peu et ce sont même les Turcs qui se montrent les plus dangereux en fin de match. Il était dit que le Losc ne marquerait pas ce soir. Un mutisme qui vaut aux Dogues de repartir la queue entre les jambes...