Ligue 1: Notre équipe type

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Ligue 1: Notre équipe type
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La trêve est propice aux bilans de mi-saison, l'occasion pour la rédaction de vous proposer son équipe-type de la première partie de Championnat, bâtie en fonction des notes attribuées lors des 19 journées qui se sont disputées depuis le mois d'août, mais également sur des critères plus subjectifs liés à l'importance d'un joueur sur le rendement de son équipe. Poste par poste, voici notre équipe-type...

La trêve est propice aux bilans de mi-saison, l'occasion pour la rédaction de vous proposer son équipe-type de la première partie de Championnat, bâtie en fonction des notes attribuées lors des 19 journées qui se sont disputées depuis le mois d'août, mais également sur des critères plus subjectifs liés à l'importance d'un joueur sur le rendement de son équipe. Poste par poste, voici notre équipe-type... Gardiens : Sirigu au-dessus Son ultime sortie à Saint-Etienne, avec une multitude de parades qui auront écoeuré les attaquants verts et permis au PSG de s'imposer, titre de champion d'automne à la clé, aura fini par emporter notre décision: pour ses débuts en Ligue 1, Salvatore Sirigu a indéniablement crevé l'écran, s'adaptant très vite à sa nouvelle équipe. Arrivé fin juillet dans la capitale dans les valises de Leonardo, qui l'avait repéré à Palerme, le Transalpin s'est fait fort d'apprendre le français en un temps record pour mieux communiquer avec ses partenaires. Et dans sa surface, il a fait des merveilles, particulièrement brillant sur sa ligne grâce à des réflexes au-dessus de la moyenne. Seul bémol: ses sorties aériennes, pas toujours rassurantes et parfois coûteuses en buts (notamment contre Caen au Parc). Si Paris est premier en ne jouant pas toujours bien, il le doit en partie à l'une des bonnes pioches parisiennes de l'été dernier. Latéraux : Debuchy confirme, Bedimo revient Dans la foulée du titre de champion de France conquis avec Lille en mai dernier, Mathieu Debuchy a confirmé sur son côté droit qu'il n'avait aujourd'hui pas d'équivalent dans le Championnat de France. Le style de jeu de Rudi Garcia, tourné vers l'offensive, convient à merveille au Nordiste, qui, à 26 ans, semble arrivé à maturité. Généreux dans l'effort, rapide, précis dans ses centres, Debuchy sait aussi être dur sur l'homme, des qualités qui lui ont valu de connaître lors de cette première partie de saison ses premières sélections en Bleu, face à l'Albanie (3-0) puis aux Etats-Unis (1-0). Reste à s'imposer comme le titulaire... Côté gauche, c'est le Camerounais de Montpellier Henri Bedimo qui tire les marrons du feu, une belle récompense pour ce joueur de 27 ans arrivé sans faire de bruit dans l'Hérault l'été dernier après deux saisons difficiles à Lens. Ce qui n'a pas empêché René Girard d'en faire un titulaire à part entière, Bedimo ayant joué l'intégralité des 19 matches de L1 de Montpellier (une seule sortie, à la 84e face à Lorient) ! Défenseurs centraux : Sakho toujours, Zebina revit Capitaine du PSG, Mamadou Sakho avait bien mal débuté sa saison, avec une défaite face à Lorient (0-1) puis une blessure lors de la 2e journée à Rennes qui lui aura valu deux mois d'indisponibilité. Mais depuis son retour mi-octobre, en dépit de sorties moins réussies à Bordeaux ou Marseille, le Parisien a de nouveau imposé sa puissance, sa technique parfois déconcertante lorsqu'il s'agit de dribbler l'attaquant adverse, et sa maturité, lui qui n'a pourtant que 21 ans. Forcément, il a du coup retrouvé l'équipe de France, dont il pourrait être un titulaire dans l'axe en juin prochain pour l'Euro 2012. A ses côtés, un autre international (une sélection face à la Suède le 9 février 2005), mais qu'on n'attendait pas forcément à pareille fête, Jonathan Zebina. Après douze saisons en Serie A (Cagliari, Roma, Juventus), le Parisien de naissance a fait le pari de retrouver une Ligue 1 qu'il n'avait fait que tutoyer au début de sa carrière à Cannes (une vingtaine de matches), au sein d'une formation brestoise en quête de sang frais en raison de nombreuses blessures. Pari réussi à mi-parcours: titulaire depuis la 4e journée (il n'a manqué qu'un match sur suspension), il a apporté sa science du placement et son expérience à la formation finistérienne qui, avec lui, n'a pris que 15 buts (pour un total de 19 à mi-parcours), ce qui en fait la quatrième meilleure de la L1. Milieux défensifs : Balmont-Capoue, c'est du solide Les années ne semblent pas avoir de prise sur Florent Balmont. A bientôt 32 ans, le milieu de poche lillois reste un joueur particulièrement précieux, infatigable harceleur de l'adversaire, mais également bon relanceur, tourné vers l'avant. Et avec ça correct, puisqu'il n'a pris aucun rouge depuis le début de la saison, pour quatre jaunes. Il peut parfois même se transformer en buteur, ce qu'il a fait à deux reprises en Championnat, la qualité de sa frappe ne se démentant pas. A ses côtés, l'un des meilleurs espoirs tricolores à ce poste de milieu défensif, Etienne Capoue, élément indispensable d'une équipe de Toulouse qui est l'une des surprises de ce début de saison. Sobre, doué techniquement, porté vers l'avant, l'ancien international Espoirs n'est plus très loin du niveau international, même si son poste est très fourni en éléments de talent en France. Milieux excentrés : Barbosa renaît, Corgnet se révèle On aurait bien évidement pu citer le prodige belge de Lille, Eden Hazard, ou le Marseillais Mathieu Valbuena, qui a fini l'année en trombe, mais on a préféré deux profils assez atypiques sur les côtés pour composer ce onze-type de l'année. A gauche, l'un des vétérans de la Ligue 1, passé auparavant par Montpellier, Rennes, Troyes et Metz, Cédric Barbosa. A 35 ans, le milieu de terrain ne pensait pas avoir une chance de rejouer en Ligue 1, la montée surprise d'Evian-Thonon-Gaillard lui en a donné l'occasion, il en a profité ! 6 buts en Championnat, soit le meilleur total de sa carrière (il en totalisait 17 en première division avant cette saison), 6 passes décisives, ce qui en fait le plus prolifique en la matière derrière Mathieu Valbuena, l'Ardéchois de naissance n'est pas pour rien dans la première bonne moitié de saison de la formation savoyarde, 11e à mi-parcours et première des trois promus. A ses côtés, un joueur dont peu connaissaient le non avant le mois d'août, le Dijonnais Benjamin Corgnet, révélation de la première partie de saison. Doué techniquement, doté d'une bonne frappe, rapide, incisif, celui qui évoluait encore il y a deux saisons en CFA2 s'est adapté à la vitesse de l'éclair à la Ligue 1, inscrivant 7 buts en 18 matches, souvent plus beaux les uns que les autres. A ce rythme-là, il ne devrait pas rester bien longtemps en Bourgogne... Attaquants : Giroud n°1, Rémy «monsieur plus» de l'OM Auteur de 12 buts en 2010-11 pour sa première saison parmi l'élite, Olivier Giroud a d'ores et déjà fait mieux en inscrivant 13 buts en 18 matches de Ligue 1 disputés depuis le début de la saison, ce qui fait de lui le meilleur buteur du Championnat à mi-parcours avec à la clé deux triplés). Puissant, bon de la tête, adroit des deux pieds (cinq buts du droit, sept de son pied naturel, le gauche), l'ancien Tourangeau bénéficie de la totale confiance de René Girard qui ne le remplace jamais ou presque (une seule sortie en cours de jeu, à quatre minutes de la fin du match face à Dijon). Giroud la lui rend bien, son efficacité contribuant largement à l'excellente première partie de saison du MHSC, qui n'a lâché sa première place au Paris SG qu'à l'issue de la 19e journée. Logiquement, Giroud a du coup eu le droit à ses grands débuts en Bleu, mais il n'ira à l'Euro que s'il fait aussi bien jusqu'en mai. A ses côtés, un autre international devenu aussi indispensable aux Bleus qu'à l'Olympique de Marseille, Loïc Rémy. Certes, le Phocéen n'est pas toujours très régulier, mais nul doute que sans lui, l'OM n'aurait pas atteint les huitièmes de finale de la Ligue des champions et ne serait pas remonté à la sixième place de la L1 après son début de Championnat catastrophique. Perforant, toujours en mouvement, très adroit de la tête (cinq buts sur sept!) et de son pied droit, Rémy a souvent été décisif dans les rangs de cet OM parfois poussif. A presque 25 ans (il les fêtera le 2 janvier), l'ancien Niçois est arrivé à maturité. Remplaçants : Lloris, Baysse, Trémoulinas, Lovren, Didot, Hazard, Nenê, Jovial, Gomis Difficile de ne pas mentionner au tableau d'honneur de la première partie de saison Hugo Lloris, toujours ausis régulier dans les buts de l'OL et qui peut se targuer de prendre quelques points à lui tout seul. Le Caennais Alexis Thébaux, le Stéphanois Stéphane Ruffier et le Mexicain d'Ajaccio, Guillermo Ochoa se sont aussi fait remarquer dans les buts. En défense, le jeune Brestois Paul Baysse poursuit sa progression, le Bordelais Benoît Trémoulinas refait surface après deux saisons difficiles, tandis que le Croate Dejan Lovren donne enfin ce que l'on attendait de lui sous les couleurs lyonnaises. Au milieu, le Toulousain Etienne Didot reste toujours aussi régulier, formant un bon duo avec Etienne Capoue, tandis que le Lillois Eden Hazard et le Parisien Nenê restent parmi les joueurs les plus talentueux du Championnat de France. Enfin en attaque, Bafétimbi Gomis a réussi un début de saison étincelant avant d'accuser le coup, le Rennais Jires Kembo-Ekoko a affiché de nets progrès, tout comme le Kenyan d'Auxerre Dennis Oliech, tandis que le Dijonnais Brice Jovial, arrivé du Havre, a réussi son adaptation à la Ligue 1.