Lièvremont: "Je vous remercie..."

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Lièvremont: "Je vous remercie..."
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Malgré la victoire (28-9) de son équipe face au Pays de Galles, Marc Lièvremont, une semaine après son coup de gueule de Rome, n'avait samedi, au Stade de France, pas le coeur à s'épancher. Fier de la réaction de ses joueurs, mais très marqué par une semaine terrible sur le plan personnel, le sélectionneur, maniant l'ironie et la défiance, ne livrera que le minimum à son auditoire.

Malgré la victoire (28-9) de son équipe face au Pays de Galles, Marc Lièvremont, une semaine après son coup de gueule de Rome, n'avait samedi, au Stade de France, pas le coeur à s'épancher. Fier de la réaction de ses joueurs, mais très marqué par une semaine terrible sur le plan personnel, le sélectionneur, maniant l'ironie et la défiance, ne livrera que le minimum à son auditoire. Marc, quel est votre sentiment après cette victoire ? Il faut savoir apprécier cette révolte d'un groupe d'hommes, je crois qu'il y a eu beaucoup de choses qui se sont dites cette semaine, je ne parle pas de ce qui a été dit à l'extérieur, mais à l'intérieur du groupe, c'est ce qui m'importe, et ces choses ont été appliquées sur le terrain, donc c'est une belle soirée pour nous. Est-ce que cette victoire adoucit quelque peu l'amertume des jours passés et vous fait voir l'avenir avec un peu plus d'optimisme ? C'est un peu tôt, mais je me sens très déterminé et un petit peu ému, certes très heureux, mais très déterminé, certainement un peu agressif aussi parce que les joueurs ont pu se défouler sur la pelouse et pas moi, mais aussi très impatient quitter la salle pour aller boire une bière. A quoi est liée cette émotion ? Dois-je réellement répondre à cette question ? Elle est liée à la qualité du match, à la qualité de l'engagement dont ont fait preuve les joueurs, à leur solidarité, on a eu des moments compliqués en première mi-temps. Ça a été un match extrêmement heurté, on a vu des Gallois extrêmement remontés, très puissants, énormément puissants, vraiment impressionnants. L'état d'esprit des joueurs, leur solidarité de tous les instants a permis de l'emporter brillamment contre une très bonne équipe galloise. "L'issue est somme toute assez heureuse..." Comme en Italie, en début de seconde période, votre équipe a mené 18-6 dans ce match. N'avez-vous pas craint un scénario identique ? Non, c'est vrai qu'il y a eu 18-6, presque jour pour jour et quasiment à la minute près, mais le contexte était évidemment totalement différent et le comportement des joueurs était complètement différent, donc non, je crois qu'il y avait pas mal de sérénité. Cette sérénité qu'il y a eu dès la fin de la semaine, dès jeudi, je crois. Après une semaine aussi difficile, qu'avez-vous ressenti avoir le public immédiatement derrière vous, dès la première minute ou presque ? (ironique) C'est en partie, je crois, grâce à vous parce que tout au long de la semaine, vous avez appelé le public et les supporters de l'équipe de France à se mobiliser massivement derrière son équipe, donc je vous remercie pour ça. Que vous inspire ce classement final dans ce Tournoi à la deuxième place ? On aurait préféré finir premiers, et c'était possible, mais c'est déjà bien de finir ce Tournoi en étant deuxièmes, les joueurs l'ont gagnée ce soir. J'aurais aimé gagner en Angleterre et en Italie, évidemment, on espère toujours le meilleur, notre parcours a été plus chaotique que je ne l'espérais, mais l'issue est somme toute assez heureuse. Que pensez-vous de la qualité globale du Tournoi et du jeu pratiqué cette année ? Ça a été comme souvent extrêmement disputé avec une dernière journée particulièrement haletante. On a vu Ecosse-Italie, on a vu une bonne partie du match des Irlandais, qui ont fait un match fabuleux, et puis le final que l'on sait ce soir (samedi). Comme souvent, je pense que cette compétition si décriée garde tout son charme, tout son suspense et tout son engouement, et j'en suis très heureux. L'Italie, le Pays de Galles et le groupe avec Nallet et Harinordoquy pour SPORTS.FR