Lièvremont: "Je ne comprends pas"

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Lièvremont: "Je ne comprends pas"
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Il rêvait de voir son équipe réussir le sans-faute à l'issue de ce mois de novembre. Le sélectionneur du XV de France a vu ses joueurs encaisser l'une des plus sévères défaites de son histoire samedi au Stade de France contre l'Australie (16-59). Une remise en question pour Marc Lièvremont qui, très marqué par cette "débâcle", n'avait pas de mots pour "expliquer l'inexplicable".

Il rêvait de voir son équipe réussir le sans-faute à l'issue de ce mois de novembre. Le sélectionneur du XV de France a vu ses joueurs encaisser l'une des plus sévères défaites de son histoire samedi au Stade de France contre l'Australie (16-59). Une remise en question pour Marc Lièvremont qui, très marqué par cette "débâcle", n'avait pas de mots pour "expliquer l'inexplicable". Marc, avez-vous une explication à cette lourde défaite ? C'est difficile de trouver une explication rationnelle à cette débâcle, si ce n'est qu'on a joué contre une équipe d'Australie exceptionnelle. Malgré une première mi-temps pleine de courage, avec déjà quelques lacunes, j'avoue que c'est assez compliqué de comprendre comment on peut prendre une cinquantaine de points en une grosse demi-heure. Je veux bien assumer cette énorme défaite. Mais je fais le constat d'avoir un groupe de qualité, un groupe qui travaille bien, qui a une grosse marge de progression mais j'avoue que c'est un peu au dessus de mes forces d'expliquer l'inexplicable. Vous avez effectué des changements très rapides dans la rencontre. Avez-vous senti votre équipe sans solution ? Oui. Encore qu'on se doutait de l'intensité qui nous attendait, on travaille sur cette équipe australienne depuis plusieurs semaines. On sait qu'elle pratique un rugby assez exceptionnel donc il était prévu qu'on coache assez tôt quel que soit le scénario du match. Cette défaite peut-elle remettre en question vos choix ? A chaud, je ne sais pas... Certains vont dire : le choix des joueurs peut-être, la stratégie, le projet de jeu... De grosses défaites, j'en ai subies un certain nombre. A chaque fois, on a su rebondir, on a su tirer des enseignements de ces défaites. On pouvait tenir compte d'un contexte défavorable. Aujourd'hui on ne peut pas dire que le contexte était particulièrement défavorable. On vient de passer trois semaines ensemble. Je le dis : on a un groupe de qualité, qui travaille bien, qui vit bien ensemble. Tout le monde adhère, les joueurs s'impliquent. Mais tirer des enseignements de ce match et tirer des conclusions une demi-heure après la fin du match, c'est extrêmement compliqué. Les joueurs vont repartir en club. J'aimerais prendre le temps pour essayer de trouver des embryons de solutions. Mais là, je ne comprends pas. Il y a eu les Blacks en 2009. Aujourd'hui, l'Australie. La France peut-elle rattraper son retard à moins d'un an de la Coupe du monde ? Quelle que soit ma réponse, elle sera déplacée, vu le contexte. Mais en 2009, il y avait eu des choses positives sur ce match. Là, il est difficile d'en trouver.