Li: "Un rêve devenu réalité"

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Li: "Un rêve devenu réalité"
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Toujours sous l'émotion de son succès historique face à Francesca Schiavone (6-4, 7-6), Na Li, la première Chinoise à remporter un Grand Chelem, a partagé son bonheur à Roland-Garros, sans oublier son pays, où la nouvelle 4e mondiale est désormais une star: "Tout le monde en Chine trouve cela extraordinaire."

Toujours sous l'émotion de son succès historique face à Francesca Schiavone (6-4, 7-6), Na Li, la première Chinoise à remporter un Grand Chelem, a partagé son bonheur à Roland-Garros, sans oublier son pays, où la nouvelle 4e mondiale est désormais une star: "Tout le monde en Chine trouve cela extraordinaire." Quel est votre premier sentiment à l'issue de cette victoire historique ? C'est un rêve devenu réalité aujourd'hui. Certains ont dit que je devenais vieille. Et je trouve que c'est pas si mal pour une vieille dame de réussir à réaliser son rêve ! A 6-0 dans le tie-break, je me suis dit: "Allez, ne fais pas de bêtise ! Il te faut un point, tu peux le faire." Parce que j'ai déjà eu des balles de match sans réussir à gagner ensuite. Donc au final c'est très excitant, même si j'étais nerveuse, notamment quand j'ai été breakée dans le deuxième set. Quand vous disputez une finale, avec tellement de gens qui sont en train de vous regarder,... Mais bon, j'ai gagné le match ! Justement, pensiez-vous à tous vos compatriotes qui vous ont regardée depuis la Chine, et à quel accueil vous attendez-vous à votre retour ? Je n'ai pas le temps de rentrer en Chine immédiatement parce qu'il y a Wimbledon dans deux semaines. Donc, je ne rentrerai qu'après. Et si j'ai de mauvais résultats là-bas, à mon avis, les gens m'auront peut-être déjà oubliée quand je rentrerai ! (Rires) Après je sais que plein de gens viendront me voir et j'apprécie ça, mais pour le moment je profite avec mon équipe. Vous évoquez Wimbledon, où vous avez eu de bon résultats par le passé (quarts de finale en 2006 et 2010, ndlr). Espérez-vous continuer sur votre lancée ? Je ne sais vraiment pas, c'est une autre surface. Mais je vais d'abord faire ce que m'a dit Francesca Schiavone: en profiter. Je vais prendre deux ou trois jours de repos, puis aller disputer le tournoi d'Eastbourne. "Mes amis en Chine ont pleuré quand ils ont vu le drapeau" Pour en revenir au match, avez-vous eu peur d'être entraînée dans un troisième set lorsque vous avez été breakée dans la deuxième manche ? Comme je le disais, j'étais nerveuse mais pas tant que ça car tant que le juge de chaise n'a pas dit: "Jeu, set et match", il vous reste une chance ! Après je ne sais pas ce qui se serait passé si il y avait eu trois sets puisque j'ai gagné en deux ! (Sourire) Maintenant, je sais que c'est une grande combattante, mais moi aussi. Donc on ne saura jamais ce qui aurait pu se passer... En quoi votre expérience de l'Open d'Australie vous a-t-elle servie cet après-midi ? A Melbourne, c'était ma première finale en Grand Chelem. Je n'avais jamais connu ça auparavant. Mais une fois que vous avez disputé une finale, vous savez mieux ce qu'il faut faire sur ce genre de match. C'est la première victoire en Grand Chelem du tennis chinois, pensez-vous que cela puisse développer le tennis en Chine, comme en Suède après les succès de Björn Borg ? Bien entendu, je pense que ça devrait avoir un effet sur le tennis chinois. La Chine, comme à l'époque la Suède, n'a pas beaucoup de joueurs au top niveau. Et aujourd'hui, le tennis ne peut que s'y développer car cette victoire montre qu'en travaillant dur, on peut finir par y arriver et réaliser son rêve. Qu'avez-vous ressenti lorsque le drapeau de votre pays a été déployé ? Je trouve que c'est extraordinaire, parce que je n'avais connu cela qu'aux Jeux Olympiques ou aux Jeux asiatiques. Et puis, j'ai reçu des textos de mes amis qui sont en Chine et qui ont pleuré quand ils ont vu le drapeau chinois hissé au mât. Je pense qu'en ce moment, tout le monde en Chine trouve cela extraordinaire.