Lettre ouverte à Eric Besson

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Lettre ouverte à Eric Besson
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LA POLITIQUE EN SHORT - Pourquoi Eric Besson doit devenir président du club de foot, le TEC.

Monsieur le Ministre,

Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous adresser une requête un peu particulière. J’aimerais que vous deveniez le Président du club de foot du TEC, le Toulouse Electrogaz Club.

Dans un article du journal Le Monde daté du 7 décembre dernier, j’ai eu l’agréable surprise de lire que vous en aviez marre de la politique. Vous auriez même déclaré, « le ministère, ça n’est pas cool… ». La dinde aux marrons à peine digérée, rebelote cette fois dans le Canard Enchaîné de la semaine dernière. Trop c’est trop, je décide donc de me jeter à l’eau et de vous écrire.

C’est le moment, Monsieur Besson, de prendre une autre direction. La campagne présidentielle sera harassante, et à lire vos derniers tweets, votre condition physique serait couci-couça.

Après avoir changé de bord en 2007, les socialistes ne seront pas tendres à votre égard. A l’intérieur de votre propre camp, certains se plaignent de votre twittite aiguë. Entre le PS et l’UMP, vous avez l’habitude de changer de camp. Il est temps de connaître le TEC. Vous n’y trouverez que du bonheur.

Finies les empoignades verbales à l’Assemblée Nationale et les querelles intestines avec vos anciens amis de l’opposition. Finis aussi les Conseils des ministres ennuyeux où vous êtes obligé de tuer le temps en tapotant sur votre smartphone. Finie la routine vestimentaire du costume-cravate et mocassins vernis.

C’est au TEC, petit club de foot du centre ville toulousain, que j’ai touché le cuir pour la première fois à 5 ans. Faîtes-moi confiance, ce club est fait pour vous. Vous adorerez le jaune bien criard du maillot et le logo noir. Au TEC, vous aimerez tout, des bancs de touche doublés, s’il vous plaît, d’une couche épaisse de plexiglas pour les jours de pluie jusqu’aux poteaux de corner à damier rouge et jaune en passant par les bacs à eau pour laver les crampons. J’en suis persuadé, Monsieur le Ministre, vous serez bien plus heureux au TEC qu’au gouvernement.