Lettre aux supporters

  • A
  • A
Lettre aux supporters
Partagez sur :

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. S'il est un sentiment insupportable aux Tricolores, c'est celui d'avoir trahi leurs supporters, qu'ils soient présents en Nouvelle-Zélande ou restés en France. Lièvremont n'a que faire des démêlés extra-sportifs des Anglais. Rougerie ne bade pas Ashton, mais revient à l'entraînement, comme Dusautoir.

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. S'il est un sentiment insupportable aux Tricolores, c'est celui d'avoir trahi leurs supporters, qu'ils soient présents en Nouvelle-Zélande ou restés en France. Lièvremont n'a que faire des démêlés extra-sportifs des Anglais. Rougerie ne bade pas Ashton, mais revient à l'entraînement, comme Dusautoir. S'il sera toujours temps d'évaluer le préjudice réel qu'aura causé à l'image de l'équipe de France l'humiliante défaite concédée face aux Tonga (19-14), il est une réalité à côté de laquelle les Bleus, même s'ils ont failli dans les grandes largeurs sur le terrain, puis en dehors en n'estimant pas nécessaire dans un premier temps de tirer les leçons de ce fiasco auprès de leur coach dans la nuit de Wellington, ont su garder à l'esprit. C'est celle du rapport à leurs supporters débarqués par milliers en Nouvelle-Zélande, omniprésents depuis le coup d'envoi de la compétition et évidemment bien mal récompensés par leurs Tricolores, incapables de mouiller le maillot, quand nombreux sont les fans à avoir consenti d'énormes sacrifices pour venir les suivre au bout du monde. Dès le coup de sifflet final, si les raisons pour expliquer un tel camouflet restaient bien rares, nombreux étaient les joueurs français à se rendre compte du désastreux message envoyé à leurs fidèles supporters, qu'ils soient présents en Nouvelle-Zélande ou restés en France. "On doit une revanche aux personnes qui ont fait peut-être quatre ou cinq ans d'efforts de salaire pour venir nous voir, lâche un Pascal Papé rendu à l'évidence de cette piteuse image renvoyée à un public pourtant si assidu. On est conscient que c'est une énorme déception pour tous ceux-là." Les Français peuvent être accablés de bien des maux, mais au moins semblent-ils avoir gardé la conscience de la base. Il suffit pour cela d'entendre les paroles d'un Fabrice Estebanez qui, aujourd'hui suspendu et privé de la fin de cette Coupe du monde, sait aussi se souvenir qu'avant de vivre son rêve d'international, son parcours emprunta des chemins de traverse, au point de le réduire un temps au chômage. "Des gens ont dû économiser trois ou quatre ans pour venir nous voir, explique-t-il, meurtri. Je n'ai pas toujours eu la chance de faire ce métier, j'ai vécu des moments difficiles et je sais ce que ce voyage peut représenter pour certains. Nous, on a le cul dans le coton..."[...] On n'avait pas le droit d'entrer sur le terrain sans l'envie de bien faire. Des millions de gens voudraient être à notre place et nous les avons déçus, en plus de nous être déçus nous-mêmes. On ne réalise pas la chance qu'on a, c'est ce qui m'attriste le plus." Pourtant, à en croire Papé, le cordon avec la France du rugby n'est pas rompu: "Ce qui nous touche, ce sont les encouragements qui continuent de nous arriver de France, de plein de supporters, de coéquipiers, d'amis, de dirigeants, qui continuent à croire en nous malgré notre résultat face aux Tonga, ça fait chaud au coeur, en tout cas, ça nous booste encore plus." Des paroles sans doute, diront certains, mais cela va sans doute mieux en le disant. Mais aussi: Lièvremont ne calcule pas les Anglais Depuis le début de cette Coupe du monde, les joueurs anglais font les choux gras de la presse tabloïd à multiplier les écarts plus ou moins appuyés en dehors des terrains. Une situation à laquelle Marc Lièvremont avoue porter une attention très limitée: "Vous savez, ce sont nos adversaires, mais j'ai suffisamment de soucis avec mon groupe d'une certaine manière sans aller jusqu'à me préoccuper, voire me gausser des problèmes anglais, souligne le coach des Bleus. Ça peut aussi être pour eux une source de motivation supplémentaire. Ils ont certes gagné leurs quatre matches de poule, mais je ne suis pas sûr que Martin Johnson était forcément très satisfait de la prestation de son équipe ce week-end (victoire 16-12 face à l'Ecosse). J'aurais préféré à la limite qu'ils déroulent, que tout se passe bien pour eux et qu'ils aient passé 40 points aux Ecossais pour vraiment bénéficier à 100% d'un contexte psychologique plus facilitant pour nous." Ashton ? "Ni Lomu, ni Kirwan", pour Rougerie Sondé quant à savoir s'il était impressionné par les performances de l'Anglais Chris Ashton, auteur de six essais en quatre matches dans cette Coupe du monde, à un poste d'ailier, dont il fut l'un des meilleurs spécialistes avant de se reconvertir au centre, Aurélien Rougerie semble loin de voir dans la jeune star anglaise un joueur d'exception: "Non, non. Il remplit son rôle d'ailier, il marque des essais. Mais je ne vais pas vous dire qu'il est comparable à Jonah Lomu ou à John Kirwan, c'est un bon joueur." Quoi de neuf, Doc' ? Toujours placée sous un régime policier des plus draconiens -on réclamera aux cameramen et aux photographes de se taire- la séance d'entraînement de l'équipe de France ce mercredi, au Mount Smart Stadium, a au moins permis pour la première de la semaine à l'ensemble du groupe des trente Tricolores d'être en action à trois jours du quart de finale de Coupe du monde que les Bleus joueront samedi, à l'Eden Park, face à l'Angleterre. Même Aurélien Rougerie (acromio-claviculaire) et Thierry Dusautoir (contusion épaule), tous les deux ménagés et restés aux soins la veille, ont pu rejoindre leurs coéquipiers. Tandis que le premier, auteur d'un échauffement forcément très poussé pour son articulation, se mettait en action sous les ordres d'Emile Ntamack et Gonzalo Quesada, le capitaine des Bleus rejoignait ses avants pour une séance de mêlée, au joug. A noter que Fabrice Estebanez, malgré sa suspension de 3 semaines, reste au sein du groupe. MARDI: Un commando... à moustache