Les Verts sont passés au rouge

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Les Verts sont passés au rouge
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Les Stéphanois peuvent remercier M. Buquet, tout autant que Renato Civelli, sans enlever aux Verts le mérite de leur victoire à Nice (2-0) lors de la 14e journée de Ligue 1. Catastrophique, car largement impliqué sur les deux premiers buts, Civelli a fini par laisser ses coéquipiers à... huit en fin de match. L'arbitre avait en effet déjà expulsé Ospina et Mouloungui avant la demi-heure de jeu, sur des décisions contestables.

Les Stéphanois peuvent remercier M. Buquet, tout autant que Renato Civelli, sans enlever aux Verts le mérite de leur victoire à Nice (2-0) lors de la 14e journée de Ligue 1. Catastrophique, car largement impliqué sur les deux premiers buts, Civelli a fini par laisser ses coéquipiers à... huit en fin de match. L'arbitre avait en effet déjà expulsé Ospina et Mouloungui avant la demi-heure de jeu, sur des décisions contestables. C'est sûr, les décisions de M. Buquet vont faire parler dans les chaumières. Elles vont aussi, et surtout, faire parler sur la promenade des Anglais. Nice ne peut pas réduire sa seule défaite face à Saint-Etienne (0-2) à la prestation de l'arbitre, mais ses choix importants ont constitué autant de tournants du match. A tort ou à raison... Sur le premier but, inscrit sur penalty par Sinama-Pongolle suite à une faute d'Ospina sur Aubameyang (24e), le problème est toujours celui de la fameuse double peine, qui associe le coup de pied de réparation à un carton rouge. Difficile d'en vouloir à l'homme en jaune, mais l'esprit pourrait parfois être dissocié de la lettre. Plus embêtant, ce carton rouge direct sorti à l'encontre de Mouloungui, alors qu'Ospina venait donc déjà d'être exclu six minutes plus tôt. La semelle de l'ancien Strasbourgeois sur Lemoine était certes très maladroite et totalement répréhensible, mais elle ne méritait pas un carton rouge. Avant même la demi-heure de jeu, les Niçois avaient alors perdu tout espoir de revenir dans le match. A moins d'un miracle, bien sûr, mais celui-ci n'est pas arrivé. D'autant moins qu'il n'y a pas eu que l'arbitre dans le coup, il y a aussi eu Renato Civelli. Auteur de la passe complètement manquée qui a permis à Aubameyang d'aller provoquer le penalty, l'Argentin délaisse ensuite Zouma au marquage sur le corner qui permet aux Verts de doubler la mise peu avant la pause (39e). Marsiglia: "On doit être né sous une mauvaise étoile" Les éléments étaient trop contraires, et trop nombreux pour que les Niçois puissent tirer quelque chose de ce match. Alors que tout était encore normal, Ruffier avait sauvé les siens sur une triple parade devant Civelli, décidément pas en réussite, Monzon puis Mouloungui (8e). Les Niçois ne verront plus jamais la chance repasser. "On a essayé de sauver l'honneur du club, mais c'était un peu difficile, regrettait René Marsiglia, le nouvel entraîneur azuréen, devant les caméras de Foot+. C'est difficile à digérer, surtout pour une première, mais le plus difficile, c'est de perdre trois joueurs majeurs. On doit être né sous une mauvaise étoile." Après Ospina et Mouloungui, le troisième se nomme... Civelli, qui va longtemps se souvenir de ce 19 novembre 2011. Lui aussi a été expulsé directement par le pistolero M. Buquet, à cinq minutes de la fin pour un tacle un peu appuyé et manqué sur Sinama-Pongolle. Là encore, la décision semble extrêmement sévère... Pour autant, Marsiglia ne voulait pas se retrancher derrière ces circonstances bizarres. "Si on m'avait dit qu'au bout d'une demi-heure on allait jouer à neuf, j'aurais aimé que mon équipe se comporte comme elle l'a fait. On va essayer de garder son calme, de valoriser l'honneur qu'ils ont sauvé pendant une heure. Je vais prendre un peu de recul par rapport à ça. Pour une première, c'est costaud. Il faut savoir accepter et reconnaître que nous nous sommes mis dans cette situation." Au moins, le nouvel entraîneur niçois aura donc fait preuve d'un fair-play remarquable, ce qui n'aurait pas été le cas de tout le monde. Surtout pas au vu de cet étrange scénario.