Les Supras et les Authentiks dissous

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Les Supras et les Authentiks dissous
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LIGUE 1 - Le Conseil d'Etat a validé la dissolution de deux groupes de supporters parisiens.

LIGUE 1 - Le Conseil d'Etat a validé la dissolution de deux groupes de supporters parisiens. Le Conseil d'Etat a confirmé mardi la dissolution de deux groupes de supporters du PSG, les Supras Auteuil 91 et les Authentiks. Le 28 avril dernier, le ministère de l'Intérieur avait pris une mesure inédite en France, en prononçant par décrets la dissolution de sept associations de supporters de clubs de Ligue 1, cinq du PSG, une de l'Olympique Lyonnais et une de l'OGC Nice, accusées de violences. Les Supras Auteuil 91 et les Authentiks, deux groupes de la tribune Auteuil, avaient décidé d'attaquer ces mesures devant le Conseil d'Etat. Mais leur recours a donc été rejeté malgré les recommandations du rapporteur public. Ce dernier, chargé d'intervenir pour analyser le litige et proposer une solution, avait en effet préconisé, le 5 juillet dernier lors de l'audience, de "censurer" les décrets, qui étaient selon lui contestables sur la forme et sur le fond. Le rapporteur public avait notamment mis l'accent sur le caractère non contradictoire de la procédure. Les deux groupes de supporters n'ont en effet pas eu l'occasion de s'expliquer sur les actes de violence qui leur étaient reprochés. Il avait aussi pointé du doigt le fait que le dossier était "vide d'éléments matériels". Des actes suffisamment graves pour ordonner une dissolution Des observations qui n'ont pas été prises en compte par le Conseil d'Etat, qui a expliqué dans un communiqué avoir estimé au contraire que les représentants des clubs ont pu formuler des observations écrites puis orales. Sur le fond, la haute juridiction a toutefois reconnu que tous les actes de violence reprochés aux associations dissoutes "ne peuvent être retenus à leur encontre". "Mais il considère comme avérés des jets de projectiles sur les forces de l'ordre et la participation à des faits graves de violence ayant notamment conduit au décès d'un supporter". Des conditions suffisantes pour permettre une dissolution selon le Conseil d'Etat. Le 28 février dernier, avant le début du match PSG-OM, un supporter de la tribune Boulogne avait été tabassé aux abords du Parc des Princes par des supporters de la tribune Auteuil. Agé de 37 ans, il avait succombé à ses blessures deux semaines plus tard.