Les Spurs font la leçon

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Les Spurs font la leçon
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Attendus comme un nouveau cador de la conférence ouest, les Clippers du tandem Chris Paul-Blake Griffin ont connu une première désillusion à l'occasion de leur visite à San Antonio. Les Spurs leur ont en effet offert une démonstration de force collective, l'emportant 115-90 avec 24 points de Manu Ginobili. Ça rigole également à Miami et à Oklahoma, respectivement vainqueurs sur le fil à Charlotte 95-96 malgré un bon Diaw et à Memphis 95-98.

Attendus comme un nouveau cador de la conférence ouest, les Clippers du tandem Chris Paul-Blake Griffin ont connu une première désillusion à l'occasion de leur visite à San Antonio. Les Spurs leur ont en effet offert une démonstration de force collective, l'emportant 115-90 avec 24 points de Manu Ginobili. Ça rigole également à Miami et à Oklahoma, respectivement vainqueurs sur le fil à Charlotte 95-96 malgré un bon Diaw et à Memphis 95-98. Le match de la nuit Il n'y a rien de tel que l'expérience. Nettement mieux rôdés que des Clippers passés dans une autre dimension à l'intersaison, les Spurs ont donné la leçon à la franchise de Los Angeles, dans la nuit de mercredi à jeudi, s'imposant sur leur parquet avec une marge des plus confortables (115-90). Une 17e victoire de rang à domicile face aux Clips - la 47e en 52 confrontations directes depuis décembre 1997 - qui témoigne du potentiel des Texans même si les Californiens sont appelés à progresser. Soutenant parfaitement la comparaison de leurs homologues de San Antonio jusqu'à la pause, effaçant notamment un passif de 15 longueurs pour revenir à 52-52 juste avant le terme d'un deuxième quart-temps finalement conclu sur la marque de 58-54, les Clippers ont explosé dans le troisième acte. Sanctionnée d'un score de 38-17 en faveur des locaux, cette troisième période a sans conteste été fatale aux partenaires d'un Chris Paul en-dedans, muselé (3 sur 10 au shoot seulement) et limité à 10 points et 9 passes en 36 minutes. Un écot bien mince par rapport aux 28 unités et 9 rebonds compilés par Blake Griffin dans un temps plus réduit. En face, bien que cantonné à 26 minutes de jeu, Tony Parker s'est davantage illustré, avec 14 points et 9 passes à son crédit, mais aussi et surtout 10 unités rapportées dans un concerto d'adresse lors du troisième quart décisif (4 sur 4 au shoot, 2 sur 2 au lancer franc). La palme de l'influence revient toutefois à Manu Ginobili, auteur de 24 points - soit quatre de plus que DeJuan Blair - à 5 sur 8 au shoot primé notamment. "Je suis un peu surpris, réagissait l'Argentin à l'issue de la partie. Je ne pensais pas que nous serions prêts à jouer deux matches aussi aboutis aussi vite, avec autant de maîtrise défensive." Deux jours après avoir débuté sa saison en fanfare contre Memphis, San Antonio s'offre là l'une des franchises les plus attendues du moment, portant du reste son bilan à 2-0 pour la première fois depuis 2008. "Ce sont des dunkers, mais pas ce soir...", s'amuse Blair, quand Ginobili glisse non sans malice: "Ils n'ont pas pu faire leurs lobs ce soir", en référence au nouveau surnom d'une franchise qui compte dans ses rangs le redoutable et spectaculaire tandem Paul-Griffin: "Lob City". Pas d'inquiétude pour autant chez les Clips. "Notre défense doit être plus solide et elle peut l'être. La bonne nouvelle, c'est que les erreurs commises se soir sont faciles à corriger", estime Blake Griffin. A voir vendredi contre Chicago. Un nouveau gros test en perspective... Les Français de la nuit Mickael Pietrus obligé de prendre son mal (au genou) en patience chez les Celtics, ils n'étaient que quatre Tricolores de sortie ce mercredi. Et il n'y a finalement eu que Tony Parker pour finir la soirée avec le sourire. Auteur, dans le détail, de 14 points à 6 sur 9 aux tirs, 9 passes et 3 rebonds pour une seule perte de balle, le meneur des Spurs a en effet été le seul à concilier performance individuelle et victoire, San Antonio s'imposant donc 115-90 face aux Clippers et l'ancien Villeurbannais remportant son duel face à son ami Chris Paul, 10 points à 3 sur 10 et 9 passes au compteur. TP n'a pourtant pas été le Bleu le plus en vue. La palme de la nuit revient en effet à son camarade Boris Diaw, auteur dans son rôle de pivot-meneur chez les Bobcats d'un nouveau flirt poussé avec le triple-double mais récompensé de ses efforts face au Heat par une défaite concédée sur le fil 95-96. Le capitaine français a eu beau compiler 16 points à 7 sur 14 aux tirs, 16 rebonds et 8 passes en 39 minutes, sa belle performance est restée vaine. A Washington en revanche, le tandem bleu-bleu Ronny Turiaf-Kevin Seraphin n'a, lui, guère eu de quoi se réjouir. Les Wizards en ont été quittes pour une deuxième défaite en deux matches - les Hawks leur donnant la leçon 101-83, et tandis que l'ancien Choletais n'a fait que passer avec trois minutes de jeu pour 2 rebonds, le Martiniquais n'a pas non plus pesé dans les débats avec ses 2 points, 3 rebonds et 2 passes en 17 minutes. Les chiffres de la nuit 32 Meilleur marqueur de la Ligue la saison passée, Kevin Durant semble bien décidé à conserver son statut de plus fine gâchette de la Ligue. S'il devra composer avec la concurrence de l'inévitable LeBron James, l'artificier en chef du Thunder a offert une nouvelle prestation de haut-vol chez les Grizzlies, signant un troisième match à 30 points et plus avec 32 points à 10 sur 17 aux tirs. Et il fallait bien ça pour permettre à Oklahoma City de l'emporter à Memphis 95-98 malgré le 0 sur 13 aux tirs de Russell Westbrook. Et c'est d'ailleurs l'inévitable Durant qui a inscrit les deux lancers de cette troisième victoire en trois matches. 2.9 C'est le temps qu'il restait à jouer lorsque Dwyane Wade a surgi pour inscrire le panier de la victoire du Heat chez les Bobcats 95-96. Peu en réussite et gêné par un pied douloureux, la star floridienne avait pourtant été particulièrement discret avec 10 points à 5 sur 13 aux tirs. Mais c'est bien à lui qu'Erik Spoelstra a confié le ticket de la gagne, Wade en faisant bon usage grâce à un panier avec la planche au dessus de Gerald Henderson. Jusqu'alors, c'était pourtant LeBron James qui avait fait l'essentiel du travail comme en attestent ses 35 points, 7 passes et 6 rebonds.