Les Spurs et Parker en patron

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Les Spurs et Parker en patron
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Les Spurs ne sont pas leaders de la Ligue pour rien. Les Texans en ont ainsi offert une nouvelle démonstration en l'emportant 97-82 face aux Lakers malgré la faillite de Tim Duncan et Manu Ginobili. Mais la défense texane veillait et Tony Parker a, lui, répondu bien présent avec 23 points. A l'est, les cadors l'ont également emporté, le Heat pouvant compter sur les 40 points de Dwyane Wade pour dompter les Knicks 106-98.

Les Spurs ne sont pas leaders de la Ligue pour rien. Les Texans en ont ainsi offert une nouvelle démonstration en l'emportant 97-82 face aux Lakers malgré la faillite de Tim Duncan et Manu Ginobili. Mais la défense texane veillait et Tony Parker a, lui, répondu bien présent avec 23 points. A l'est, les cadors l'ont également emporté, le Heat pouvant compter sur les 40 points de Dwyane Wade pour dompter les Knicks 106-98. Le match de la nuit Drôle de fin d'année pour les doubles champions en titre. Les Lakers ont essuyé la nuit dernière une troisième défaite consécutive, s'inclinant logiquement sur le parquet des Spurs (97-82), après deux revers au Staples Center face à Milwaukee (98-79) et Miami (96-80) le jour de Noël. Kobe Bryant a eu beau élever la voix pour haranguer ses partenaires à hausser leur niveau de jeu, les conséquences tardent à venir. D'autant plus que le maître à jouer de la franchise californienne n'est pas non plus au meilleur de sa forme. Avec un piètre 8 sur 27 aux tirs, Bryant (21 points) faisait la grise mine après la rencontre: "Je ne pouvais pas mettre le ballon dans le panier. Et ensuite, ça a empiré. Pourtant, c'est à moi de le faire. Ça m'a plombé de ne pas rentrer ses shoots et personne n'a réussi à le faire dans l'équipe. Je dois mettre le ballon dans ce maudit panier. C'est mon boulot." Forcément, le discours était différent du côté des Spurs. "C'est toujours super de battre le champion en titre", a résumé Manu Ginobili. L'Argentin, que certains annoncent déjà au All-Star Game, n'a pas eu son rayonnement habituel, devant se contenter de 9 points et 6 passes en 32 minutes sur le parquet. Rendement encore plus décevant pour Tim Duncan, qui a rendu une feuille de stats famélique (2 points et 4 rebonds en 29 minutes). C'est donc l'autre membre du "Big Three" texan, Tony Parker, qui a porté son équipe vers sa 27e victoire depuis le début de la saison, pour seulement quatre défaites (le meilleur départ de l'histoire des Spurs). Le meneur de jeu français a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 23 points. "Tony nous a portés sur ses épaules tout au long du match, donc nous avons pu tenir même si Manu (Ginobili) et Timmy (Duncan) n'ont pas fait leur meilleur match offensivement", a analysé Gregg Popovich, le coach des Spurs. Autres satisfactions pour le coach des Spurs: le très bon match de DeJuan Blair, qui a réussi à museler Pau Gasol dans la raquette, s'offrant au passage un double-double (17 points et 15 rebonds), mais aussi l'apport intéressant du banc de touche avec notamment George Hill (10 points et 9 rebonds) et la réussite de Gary Neal et Matt Bonner aux tirs longue distance. Pour terminer l'année 2010 en beauté, San Antonio s'offre un véritable choc jeudi avec un déplacement sur le parquet des Mavericks de Dallas, autre franchise en pleine bourre ces dernières semaines mais qui pourrait regretter la blessure de Dirk Nowitzki. Quant aux Lakers, Phil Jackson devra trouver les mots pour redresser la barre. Réaction attendue face aux Hornets et aux Sixers, sous peine de débuter 2011 avec un sérieux mal de crâne... Les Français Si Tony Parker a connu une soirée faste avec ses 23 points et une nouvelle victoire pour ses Spurs, le reste de la colonie tricolore a été bien plus à la peine puisque les quatre autres Bleus de sortie ont tous connu la défaite. Même le tandem de Dallas Ian Mahinmi-Alexis Ajinça, les Mavs calant en effet à Toronto 84-76 en l'absence de Dirk Nowitzki et Mahinmi ne faisant que passer avec 2 points, 1 rebond et 1 passe en dix minutes tandis qu'Ajinça restait, lui, sur le banc. A New York, Ronny Turiaf a certes eu droit à 15 minutes de jeu face au Heat, mais le Guadeloupéen s'est essentiellement contenté de défendre avec, au final, 2 points sur lancer, 2 rebonds et 2 passes. Pas de quoi contester la domination de Floridiens vainqueurs 106-98. Enfin, défaite également pour Nicolas Batum et ses Blazers puisque Portland a été sévèrement châtié 95-77 à Denver. L'ancien Manceau a bien profité de son statut de titulaire retrouvé (en l'absence de Brandon Roy) pour signer 14 points à 6 sur 11 aux tirs, 5 rebonds et 2 passes en 34 minutes mais il en aurait fallu bien plus pour que les troupes de l'Oergon rivalisent avec leurs hôtes. La statistique Nouvelle soirée faste pour le Heat. Trois jours après s'être offerts le scalp des Lakers pour Noël, les Floridiens ont en effet signé un 15e succès en 16 matches en prenant le meilleur sur les Knicks 106-98. Une victoire qui doit beaucoup à Dwyane Wade, l'icône locale passant 40 points à la défense new yorkaise. Et le meneur floridien a même été doublement décisif puisqu'il a inscrit 15 de ses points dans le dernier quart alors que les Knicks s'essayaient à un rapproché après avoir accusé jusqu'à 22 longueurs de retard avant la pause. Wade a notamment signé le tir primé scellant pour de bon la victoire des siens à moins de deux minutes de la fin.