Les Spurs de mal en pis

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Les Spurs de mal en pis
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Ça se gâte du côté de San Antonio. Encore battus par les Blazers, cette fois 92-100 après avoir à nouveau craqué dans le dernier quart, les Spurs ont en effet concédé une quatrième défaite consécutive. Mais ce revers était somme toute attendu puisqu'à l'absence de Tim Duncan s'ajoutaient celles de Tony Parker et Manu Ginobili, plus ou moins blessés. Chicago et Boston ont également perdu, et Charlotte s'accroche...

Ça se gâte du côté de San Antonio. Encore battus par les Blazers, cette fois 92-100 après avoir à nouveau craqué dans le dernier quart, les Spurs ont en effet concédé une quatrième défaite consécutive. Mais ce revers était somme toute attendu puisqu'à l'absence de Tim Duncan s'ajoutaient celles de Tony Parker et Manu Ginobili, plus ou moins blessés. Chicago et Boston ont également perdu, et Charlotte s'accroche... Le match de la nuit Il flottait comme un parfum de déjà-vu à l'ATT Center. Fidèles à leur mauvaise habitude prise depuis une semaine, les Spurs ont en effet encore perdu un match après avoir pourtant mené dans la dernière ligne droite. Cette fois, ce sont ainsi huit points d'avance à moins de dix minutes de la fin qui n'auront pas suffi. Et si les Texans avaient tout gâché en à peine deux minutes à Denver, y encaissant un 11-0 rédhibitoire, en moins d'une seconde à Portland, Nicolas Batum signant en effet les quatre derniers points avec neuf dixièmes à jouer, ou encore dans les trois dernières minutes, la veille, à Memphis, le chemin de croix final aura duré près de huit minutes face aux Blazers... Huit minutes au cours desquelles les troupes de Gregg Popovich n'auront inscrit qu'un maigre lancer par l'intermédiaire de George Hill et auront vu leurs huit points d'avance (80-72) se transformer en six longueurs de retard avec à peine deux minutes à jouer (81-87). En toute logique finalement: il ne pouvait en effet en être autrement pour des Spurs privés de leur Big Three. Car à l'absence longue durée d'un Tim Duncan blessé à la cheville, s'étaient ajoutées, pour l'occasion, celles de ses comparses Manu Ginobili et Tony Parker, respectivement touché à la cuisse et au genou lors de la défaite concédée, la veille, à Memphis. Aussi, George Hill pouvait bien essayer de faire oublier les absents avec ses 27 points à 11 sur 20 aux tirs et Tiago Splitter confirmer ses progrès en compilant 14 points et 9 rebonds, il en aurait fallu plus pour permettre à San Antonio de renouer avec le succès. Notamment lorsque dans le même temps, Garry Neal sortait du banc pour rendre un 3 sur 14 aux tirs... Sans un troisième quart joué à l'envers par les Blazers, les leaders de la Ligue n'auraient d'ailleurs guère eu l'occasion de croire en la victoire. Profitant pleinement des absences texanes et de la verve d'Andre Miller, meilleur marqueur des siens avec 26 points à 9 sur 15 aux tirs, Portland avait jusque là semblé avoir posé sa main sur la rencontre. Et une dernière accélération dans le quatrième acte a finalement suffi à faire entendre raison à ces Spurs B. De quoi certainement inquiéter à deux semaines de la fin de la saison régulière. Car si le meilleur bilan de la Ligue leur a longtemps semblé promis, les Texans ont vu, depuis une semaine, leurs rivaux fondre sur eux. Leur avance sur leurs premiers poursuivants a ainsi été ramenée à 3½ matches et le programme qui les attend est des plus copieux avec notamment la venue des Celtics et un déplacement chez les Lakers. Le meneur français devrait certes pouvoir être de la partie dès jeudi, mais l'incertitude demeure pour ce qui est des absences de Manu Ginobili et Tim Duncan. Décidément, San Antonio boite bas en cette fin de saison... Les Français de la nuit Tony Parker sur le flanc, les couleurs françaises n'en ont pas moins été à l'honneur à l'ATT Center. Trois jours après avoir foudroyé les Spurs en inscrivant le panier de la victoire au buzzer, Nicolas Batum s'est en effet rappelé au bon souvenir des Texans en compilant un nouveau double-double. Plus discret offensivement que lors de ses dernières sorties, l'ancien Manceau n'en a pas moins rendu 10 points à 3 sur 7 aux tirs et 13 rebonds, terminant même meilleur rebondeur de la rencontre. Une performance somme toute habituelle pour Joakim Noah. Face aux Sixers, l'intérieur des Bulls a d'ailleurs rendu le même double-double que son compatriote des Blazers avec en effet 10 points à 3 sur 7 aux tirs et 13 rebonds en 37 minutes, Noah ajoutant, lui, 3 contres et 3 interceptions. Sans succès néanmoins. Les efforts du Français n'ont en effet pas suffi puisque Chicago a été piégé par Philadelphie 85-97. Plus de réussite en revanche pour Boris Diaw. Face aux Bucks, l'ancien Palois n'a pas plus affolé les compteurs que ses compatriotes, signant ainsi lui aussi 10 points, à 3 sur 5 aux tirs et agrémentés de 8 passes et 4 rebonds, mais l'essentiel était ailleurs. Charlotte est en effet venu à bout des Bucks 87-86 et entretient ainsi l'espoir d'une qualification pour les playoffs de la Conférence Est. Et s'ils n'ont, eux, plus rien à espérer depuis longtemps de leur fin de saison, les Wizards l'ont également emporté. Washington s'est en effet imposé en prolongation 95-100 chez les Jazz et Kevin Seraphin a apporté sa contribution avec 6 points à 3 sur 3 et 8 rebonds en 21 minutes. Les chiffres de la nuit 14. Fin de série pour Chicago. Après 14 victoires consécutives à domicile, les Bulls ont en effet été piégés par les Sixers, s'inclinant 85-97 après avoir cédé dès le premier quart (13-27). Et si Derrick Rose a bien inscrit 31 points à 12 sur 24 aux tirs, ses 10 pertes de balle n'ont pas aidé. Pas plus que le 3 sur 11 de Luol Deng. Un moindre mal pour les leaders de la Conférence Est puisque les Celtics ont également perdu, 107-100 chez les Pacers, le Heat en profitant pour récupérer la deuxième place. 2. Ça va décidément très mal chez les Jazz. A tel point que pour leur sixième défaite consécutive, les Mormons ont offert aux Wizards leur seconde victoire de la saison à l'extérieur ! Utah rejoint donc Cleveland après s'être incliné en prolongation 95-100. La faute notamment à John Wall, auteur de 28 points, 6 rebonds et 7 passes. 11. Charlotte n'abdique pas. Relancés par leur miraculeux succès ramené, vendredi, de Boston, les Bobcats ont enchaîné une troisième victoire de rang en l'emportant 87-86 face aux Bucks. Et cette fois encore, ce succès tient du miracle, Charlotte l'ayant en effet emporté après avoir vu Milwaukee manquer ses 11 derniers tirs. Et si Brendon Jennings a notamment raté deux layups et un tir primé dans les ultimes secondes, Gerald Henderson a, lui, fait la différence côté Bobcats en inscrivant les sept derniers points, dont le panier de la victoire à 22 secondes de la fin. 39. Carmelo Anthony ne voulait pas d'une septième défaite consécutive. Les Knicks avaient pourtant fort à faite avec la visite du Magic, mais les New Yorkais s'en sont sortis en prolongation, l'emportant 113-106. Et la franchise de Big Apple peut bien remercier l'ancien Nugget, Anthony compilant en effet 39 points et 10 rebonds pour venir à bout des Floridiens.