Les regrets de Barioz

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Les regrets de Barioz
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JO 2010 - Taïna Barioz n'est pas parvenue à confirmer sa bonne première manche ce jeudi.

JO 2010 - Taïna Barioz n'est pas parvenue à confirmer sa bonne première manche ce jeudi. Nouvelle déception pour le ski alpin français, toujours sevré de médaille depuis le début des épreuves à Vancouver. Pourtant, tous les espoirs étaient permis avec la belle deuxième place de Taïna Barioz à l'issue de la première manche du Géant, disputée mercredi. Mais 24 heures après ce bon chrono, la jeune skieuse de Courchevel n'a pas réussi à conserver sa place sur le podium au terme du second tracé, se classant finalement à la neuvième place. La faute sans doute au brouillard qui est venu perturber les concurrentes à la lutte pour la victoire. Preuve de l'influence des éléments sur le résultat final de la course, c'est Denise Karbon, 30e de la première manche et donc première à s'élancer, qui a signé le meilleur temps de la seconde. Barioz devait elle se contenter du 24e chrono, à 68 centièmes de Viktoria Rebensburg, la grande gagnante de la journée. Le report de la deuxième manche n'aura finalement pas servi la délégation tricolore et ses deux meilleures représentantes dans le Géant. La veille, les responsables du ski alpin français avaient favorablement accueilli la décision des organisateurs de ne disputer que le second tracé, comme le règlement l'autorise (recourir la première manche est aussi envisageable). Avec Barioz et Worley parmi les dix premières, les chances de décrocher une première médaille à Creekside étaient prometteuses. D'autant que les deux petits gabarits comptaient déjà au moins un podium en Coupe du monde (3e place à Lienz pour Barioz, victoires à Aspen et Are pour Worley). Mais les conditions météos ont chamboulé le classement établi. Malgré un brouillard persistant sur le haut du tracé, le bas offrait une meilleure visibilité, du moins jusqu'au passage des dix meilleures. Rebensburg crée la sensation Julia Mancuso, la championne olympique en titre, avait auparavant rattrapé son échec de la première manche en signant un bon chrono de référence (2'27"66). Suffisant même pour se classer à la 8e place finale (+0"55). Tessa Worley, qui avait profité des informations remontées jusque dans le box de départ après les passages d'Anémone Marmottant (11e, +0"89) et Olivia Bertrand (12e, +1"02), skiait trop en retenue pour envisager un podium, repoussée à la 16e place (+1"43). Même constat pour Barioz quelques minutes plus tard. La seule à couper la couche de brouillard avec ses spatules, c'était bien Viktoria Rebensburg (2'27"11). A seulement 20 ans, l'Allemande s'est montré la plus régulière sur les deux manches, sixième temps mercredi et septième jeudi, pour décrocher une récompense inattendue. La nouvelle championne olympique n'a signé qu'un podium en Coupe du monde depuis le début de sa carrière (à Cortina d'Ampezzo fin janvier) mais sa présence régulière parmi les 10 premières depuis le début de l'hiver lui permet d'être cinquième de la Coupe du monde de la spécialité, dominée par sa compatriote Kathrin Hoelzl, championne du monde l'an dernier à Val d'Isère. Tina Maze, déjà médaillée d'argent dans le super-G, échoue cette fois à quatre centièmes dans sa discipline préférée. Goergl a également perdu l'or sur le haut du parcours et termine à 14 centièmes de Rebensburg. Il s'agit de la deuxième médaille d'or des Allemandes en ski alpin aux Jeux de Vancouver après celle de Maria Riesch en super-combiné.