Les oreillons ont raison du derby

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Les oreillons ont raison du derby
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Le 100e derby basque de l'histoire entre le Biarritz Olympique et l'Aviron bayonnais attendra. Initialement programmé samedi à Anoeta, ce match sous haute pression au regard du classement des deux équipes a été reporté par la Ligue nationale de rugby (LNR), conséquence de l'épidémie d'oreillons qui touche le LOU, équipe que le BO a affronté le 22 octobre dernier.

Le 100e derby basque de l'histoire entre le Biarritz Olympique et l'Aviron bayonnais attendra. Initialement programmé samedi à Anoeta, ce match sous haute pression au regard du classement des deux équipes a été reporté par la Ligue nationale de rugby (LNR), conséquence de l'épidémie d'oreillons qui touche le LOU, équipe que le BO a affronté le 22 octobre dernier. Le Top 14 a connu la grippe A en 2009. Deux ans plus tard, c'est une épidémie d'oreillons qui bouscule un calendrier déjà serré en raison de la Coupe du monde. L'infection, qui s'est propagée au sein de l'effectif du LOU, conduit aujourd'hui à trois reports. Le premier concernait évidemment le déplacement ce week-end de l'équipe rhodanienne sur la pelouse de Bordeaux-Bègles comptant pour la 9e journée, un report qui a fait tiquer les Girondins, lesquels ont sorti l'habituel couplet de la petite équipe lésée. Le deuxième a été prononcé ce week-end par la Ligue nationale de rugby (LNR): attendu par toute une région, le 100e derby basque de l'histoire entre Biarritz et Bayonne, affiche de la 10e journée, ne se jouera pas comme prévu samedi à Anoeta. Une "mesure de précaution", justifie la LNR dans un communiqué, laquelle s'est rangée à la décision d'un groupe d'experts regroupant le médecin du BO Jean-Louis Rebeyrol, le responsable de l'institut de virologie et quatre médecins appartenant à la Ligue et à la Fédération, "compte tenu des risques de contamination pesant sur l'effectif du club de Biarritz à la suite du match disputé contre Lyon le 22 octobre, et en conséquence sur l'effectif de l'Aviron Bayonnais si le match se déroulait". Le derby en semaine ? Si on comprend aisément pourquoi les matches du LOU sont reportés, les oreillons pouvant notamment avoir des conséquences graves sur la fertilité des jeunes hommes infectés, on peut se demander en quoi les joueurs bayonnais sont-ils aujourd'hui plus exposés que les Clermontois, adversaires des Biarrots samedi dernier ? Réponse simple des médecins : une personne touchée n'est contagieuse que six jours avant les premiers symptômes de la maladie, soit plus d'une semaine après la contamination, le temps d'incubation de la maladie (et donc de l'apparition des premiers symptômes) se situant entre deux et trois semaines. Pour faire simple, si un Biarrot a été contaminé le 22 octobre dernier, date du match face au LOU, il n'était pas contagieux samedi. Par contre, il risque de l'être samedi prochain. D'où cette mesure de précaution... Une décision certes acceptée par les deux clubs mais qui fait grincer des dents... Du côté des Bayonnais pour qui c'était le meilleur moment de défier cette équipe biarrote bien moribonde et encore humiliée samedi à Clermont (41-0). Et du côté du BO, organisateur du déplacement à Anoeta, qui risque aujourd'hui d'assumer le préjudice financier (traiteurs, rajouts de pelouse...) de ce report. Reste à savoir quand ce 100e derby sera reprogrammé. S'il doit l'être un week-end, comme les deux équipes l'espèrent pour attirer un maximum de spectateurs, ce ne sera pas avant le 4 février prochain, jour de l'ouverture du Tournoi des VI Nations... avec France-Italie au programme, un match pour lequel Biarrots et Basques pourraient être sollicités. L'autre possibilité est de jouer la semaine. Mais dans ce cas, ça ne se fera pas à Anoeta mais à Aguiléra. Et les billets déjà vendus (20 000) devront être remboursés, la capacité d'accueil de l'enceinte biarrote (13 400) étant moindre... Cette problématique touche également le LOU aujourd'hui qui depuis des semaines préparait la venue de Montpellier dans sa nouvelle enceinte. Un match lui aussi reporté. En espérant que la contamination se soit limitée aux joueurs lyonnais sinon cela risque de devenir un sacré casse-tête pour la LNR...