Les malheurs de "Peter"

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Les malheurs de "Peter"
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Une journée cauchemardesque. Vainqueur la veille et leader de cette sixième spéciale durant plus de 300 kilomètres, Stéphane Peterhansel a été victime vendredi de quatre crevaisons lors des 100 derniers kilomètres. Du coup, le Français a perdu plus de douze minutes sur le leader Carlos Sainz, victorieux de sa quatrième étape. Le Portugais Helder Rodrigues a hérité de la gagne en deux roues.

Une journée cauchemardesque. Vainqueur la veille et leader de cette sixième spéciale durant plus de 300 kilomètres, Stéphane Peterhansel a été victime vendredi de quatre crevaisons lors des 100 derniers kilomètres. Du coup, le Français a perdu plus de douze minutes sur le leader Carlos Sainz, victorieux de sa quatrième étape. Le Portugais Helder Rodrigues a hérité de la gagne en deux roues. Stéphane Peterhansel a peut-être perdu le Dakar 2011 ce vendredi lors de cette sixième étape reliant Iqueque à Arica, tout près de la frontière péruvienne. Vainqueur la veille de sa première spéciale, le triple lauréat de l'épreuve en auto avait démarré tambour battant ce parcours dans le désert d'Atacama, long de 456 kilomètres. En tête lors des trois premiers temps intermédiaires, le Tricolore, qui avait parfaitement négocié jusque là le fait d'ouvrir la route, allait toutefois connaître l'enfer lors des 100 derniers kilomètres. Victime de quatre crevaisons consécutives, le pilote BMW perdait un temps précieux sur Carlos Sainz, qui n'en demandait pas tant. Leader au classement général, l'Espagnol a signé ce vendredi son quatrième succès depuis le départ. Il s'est imposé avec neuf petites secondes d'avance sur son coéquipier qatari Nasser Al-Attiyah et 9'49" sur le Sud-Africain Giniel De Villiers. Volkswagen a même réalisé un quadruplé avec la quatrième place de l'Américain Mark Miller. Cinquième, Peterhansel a perdu 12'25" et pointe désormais en troisième position du général, à 14'51" de Sainz, plus que jamais premier avec 2'42" d'avance sur Al-Attiyah. "Ça ne s'est vraiment pas très bien passé. A un franchissement de dunes, on n'a pas trouvé un Way-Point. On a dû revenir en arrière et on a donc perdu 4-5 minutes là. Et puis après, ça a été un enchainement de crevaisons. On a crevé quatre fois. On n'avait que trois roues de secours. Il a donc fallu que l'on s'arrête régulièrement pour regonfler la dernière roue. L'addition est un peu lourde aujourd'hui. C'est la mauvaise note avant le repos", confiait, à l'issue de la course sur le site officiel de l'épreuve, un Peterhansel logiquement un peu désabusé, mais qui sait que la route est encore longue jusqu'à Buenos Aires. Nouvelle désillusion pour Faria Vainqueur en moto de la première étape de ce Dakar 2011 dimanche dernier, Ruben Faria avait finalement vu la victoire lui échapper au profit de son leader chez KTM Cyril Despres, à la suite d'une pénalité d'une minute pour excès de vitesse. Une désillusion que le pilote portugais a de nouveau vécu, après avoir renoué avec le succès ce vendredi. Le Lusitanien a bouclé les 456 kilomètres parcourus dans le désert d'Atacama en 5h35'27" et avec 50 secondes d'avance sur son compatriote Helder Rodrigues (Yamaha). "En tant que porteur d'eau de Cyril, je roule toujours calmement mais il y a des moments où l'on peut profiter de la situation. Je suis parti 7e ce matin et ça m'a profité. Je pense que Cyril est content pour moi", lâchait-il à l'arrivée aux organisateurs. Las, ce sentiment du devoir accompli n'aura duré que quelques heures. A nouveau sanctionné pour n'avoir arrêté sa machine que 5'13 au ravitaillement - quand un quart d'heure d'immobilisation du véhicule est obligatoire - le pilote KTM a cette fois écopé d'une pénalité de 9'47, retombant ainsi au 7e rang du classement de la spéciale. Une aubaine pour Helder Rodrigues et sa Yamaha... Troisième de l'étape, à 3'54 de son coéquipier, Cyril Despres a lui réalisé une très bonne opération puisqu'il a repris du temps au leader du classement général, l'Espagnol Marc Coma, quatrième à 5'20. Une satisfaction pour le Tricolore pour qui la journée n'a toutefois pas été de tout repos: "Une étape très très difficile pour moi. Ça fait 220 km que j'ai des vibrations au niveau du moteur donc la journée de repos va faire du bien à la machine et au pilote (...) Honnêtement, c'est un miracle. Le seul point positif, c'est d'être ici. Mais serrer les fesses pendant 200 km à cause de vibrations moteur, c'est un peu angoissant", a-t-il ainsi déclaré. La journée de repos, prévue samedi, arrive à point nommé!