"Les maillots nous appartiennent"

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"Les maillots nous appartiennent"
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LIGUE 1 - Le président de Dijon s'explique sur la polémique au sujet du maillot de son club.

Irrité par l'amende infligée à son club (5.000 euros avec sursis) par la Ligue de football professionnel  (LFP) pour ne pas avoir respecté la limite des 1.250 cm2 alloués aux partenaires sur le maillot de son club, le président de Dijon a décidé de rendre public son combat contre la Ligue. A trois semaines du match face au PSG, en Coupe de la Ligue, Bernard Gnechhi menace de ne pas obtempérer. Ou quand le petit Dijon, deuxième plus petit budget du championnat de France, monte au front au nom des "valeurs".

Europe1.fr : "Pourquoi tenez-vous tellement à faire figurer ces deux noms d'associations sur votre maillot ?
Bernard Gnecchi : Coup d'pouce, qui vient en aide aux enfants atteints de cancer en Bourgogne, et Autour des Williams, qui soutient la recherche sur le syndrome de Williams, sont des associations que je défends en tant que président du club depuis quelques années maintenant. On a toujours été autorisés à porter ces logos en Ligue 2. Et je pensais avoir l'autorisation de les porter en Ligue 1. Et, contre Toulouse, un délégué nous a dit que c'était interdit. Je me bats sur ce dossier parce que le football, ce n'est pas simplement le fric, c'est le football comme chemin du cœur. Et je me battrai pour que ces deux associations continuent de figurer sur notre maillot. Le football doit défendre les valeurs de solidarité et d'accompagnement.

E1.fr : Pourquoi brandir cette "menace" de porter à nouveau ces deux noms d’associations contre le PSG, le 26 octobre ?
B.G. : J'ai respecté le retour de la commission. J'ai écrit à la Ligue et au président pour lui exprimer son désarroi. Je n’ai pas eu de réponse positive. J’ai souhaité communiquer pour montrer que je ne lâcherai pas sur le sujet. J'ai eu le président de la LFP, Frédéric Thiriez, qui m'a appelé hier (mardi) et qui m'a dit que le sujet serait à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration. Il m'a dit aussi que c'était le règlement. Mais la société évolue et les règlements doivent évoluer avec. Il faut accepter que ce n'est pas une publicité, qu'on ne me paie pas pour mettre ça et que ce sont nous qui aidons ces associations toute l'année et notamment en faisant figurer leur nom sur les maillots.

E1.fr : Est-ce que vous comprenez néanmoins les arguments de la Ligue qui ne souhaite pas voir de maillots surchargés ?
B.G. : Je comprends mais les maillots nous appartiennent, les couleurs nous appartiennent, les logos nous appartiennent. A partir du moment où un sponsor paie pour mieux communiquer, c'est l'essentiel. On veut tout régenter... Mais le plus important, c'est que l'arbitre puisse voir le numéro du joueur. Après, il y a le côté qualitatif et il est clair qu'il faut qu'il y ait un nombre maximum de sponsors sur le maillot. Mais, dans notre cas, on nous interdit de porter le nom de deux associations, ce que l'on nous permettait en Ligue 2. Je ne comprends pas aujourd'hui pourquoi on nous refuse cela. Mais j'ai bon espoir que la LFP revienne sur cette décision."