Les Lelos prêts à bouffer du Chardon

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Les Lelos prêts à bouffer du Chardon
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Pour sa troisième participation à une Coupe du monde, la Géorgie, guidée par le surpuissant Mamuka Gorgodze, entend faire valoir ses progrès sur l'échiquier mondial. Et quelle meilleure occasion pour les Lelos du sélectionneur écossais Richie Dixon que de le faire face à une équipe d'Ecosse qui a eu toute les peines du monde à affirmer sa supériorité face à la Roumanie le week-end dernier ?

Pour sa troisième participation à une Coupe du monde, la Géorgie, guidée par le surpuissant Mamuka Gorgodze, entend faire valoir ses progrès sur l'échiquier mondial. Et quelle meilleure occasion pour les Lelos du sélectionneur écossais Richie Dixon que de le faire face à une équipe d'Ecosse qui a eu toute les peines du monde à affirmer sa supériorité face à la Roumanie le week-end dernier ? En contestant samedi la supériorité de l'Ecosse, la Roumanie, finalement battue de 10 points (24-34), n'a peut-être pas rendu service à la Géorgie, adversaire du XV du Chardon mercredi à Invercargill. "Je pense que pour Andy (Robinson, le sélectionneur de l'Ecosse, ndlr) et ses hommes, ce match a été un avertissement, ils ne nous prendront donc pas à la légère et vont essayer d'élever leur niveau de jeu contre nous", prévient Richie Dixon, le sélectionneur... écossais de la Géorgie. "S'ils le font (nous prendre à la légère), ils ne vont pas être déçus. Je ne demande pas mieux", s'amuse déjà Mamuka Gorgodze, le surpuissant troisième-ligne de Montpellier et des Lelos. Les Ecossais sont donc prévenus. Ce qui n'empêche pas les Géorgiens, déjà passés tout près de l'exploit en 2007 face à l'Irlande (14-10), de vouloir souffler sur les braises allumées par les joueurs des Carpates. Les Roumains "ont montré que l'écart entre le championnat européen des nations (la deuxième division européenne remportée par la Géorgie cette année) et le Tournoi des Six Nations n'est peut-être pas aussi grand que les gens pourraient le croire", glisse Dixon. L'Italie, qui faisait encore partie de ce club des seconds-couteaux jusqu'en 1999, n'a-t-il pas prouvé que la marge des nations dites majeurs se réduisait en battant cinq fois l'Ecosse (2000, 2004, 2007, 2008 et 2010), trois fois le Pays de Galles (2003, 2006 et 2007) mais aussi la France cette année depuis son apparition dans le Tournoi ? Trois-quarts de « Français » Une montée en puissance valable en Géorgie. "Il y a deux ans, nous avions comme 2800 joueurs entre six ans et l'âge adulte, rappelle Dixon. Aujourd'hui, nous avons 750 adultes, un championnat de huit équipes, un championnat des moins de 18 ans et un autre des moins de 16 ans." Le socle s'épaissit. Et l'élite continue de séduire la France où 23 des 30 Géorgiens se confrontent au haut niveau. "C'est un énorme bonus pour nous de pouvoir jouer là-bas, c'est une expérience incroyable car nous jouons avec des joueurs de classe mondiale", souligne David Zirakashvili, le pilier de Clermont. Un de ces hommes forts que certaines nations envient à la Géorgie. "La Géorgie a bâti sa réputation sur le fait que ses avants sont bons en mêlée, et nous voulons conserver cela", consent Dixon. "Mais nous essayons également d'avoir plus d'équilibre et de montrer que nous avons fait des progrès depuis 2007", ajoute-t-il. "Lors de la première Coupe du Monde de 2003, nous avions perdu nos matches avec de gros écarts. La seconde fois, en 2007, nous avions bien progressé et montré au monde que nous étions capables d'évoluer à un très haut niveau, résume Gorgodze. La troisième édition va être la plus dure parce qu'à présent toutes les équipes vont jouer à 100 % contre nous." La rançon du succès...