Les larmes de Cielo

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Les larmes de Cielo
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Autorisé à participer à ces championnats du monde au dernier moment après un contrôle positif à un diurétique, Cesar Cielo a remporté le titre du 50 mètres papillon, lundi, à Shanghai. Derrière le Brésilien, en larmes à l'arrivée, les Australiens Matthew Targett et Geoff Huegill prennent place sur le podium, juste devant le duo de Français, Frédérick Bousquet et Florent Manoudou, respectivement 4e et 5e.

Autorisé à participer à ces championnats du monde au dernier moment après un contrôle positif à un diurétique, Cesar Cielo a remporté le titre du 50 mètres papillon, lundi, à Shanghai. Derrière le Brésilien, en larmes à l'arrivée, les Australiens Matthew Targett et Geoff Huegill prennent place sur le podium, juste devant le duo de Français, Frédérick Bousquet et Florent Manoudou, respectivement 4e et 5e. "Je suis juste heureux d'être là et de réussir à faire des performances." Autorisé à participer aux championnats du monde au dernier moment par le Tribunal arbitral du sport après son contrôle positif à un diurétique, Cesar Cielo n'a pas caché ses émotions, à l'issue de la finale du 50 mètres papillon, disputée lundi. Une course que le Brésilien a dominée, avec un temps de 23"10, pour empocher au passage sa troisième médaille d'or mondiale. "J'ai eu des moments difficiles ces derniers temps, lâche le nageur au micro de France Télévisions, pour expliquer les quelques larmes versées dans le bassin. Derrière Cielo, sifflé au passage par la tribune des athlètes, les Australiens Matthew Targett (23"28) et Geoff Huegill (23"35) complètent le podium. Une belle performance pour ce dernier, âgé de 32 ans, et titré sur la distance à Fukuoka... en 2001. Derrière les deux Aussies, Frédérick Bousquet et Florent Manoudou restent de leur côté au pied du podium en se classant respectivement quatrième (23"38) et cinquième (23"49). Pour le petit frère de Laure Manaudou, qui disputait là sa première compétition internationale, l'heure est à la satisfaction. "Je suis content d'être arrivé en finale. Si on m'avait dit il y a un an que je ferai cinquième mondial, je ne l'aurai pas cru", se réjouit le jeune nageur. De son côté, son beau-frère, Frédérick Bousquet, se montre plutôt optimiste, malgré un podium qui lui échappe pour trois petits centièmes. "C'est toujours un peu embêtant, mais je suis content car je n'avais pas grand-chose à espérer en étant à la ligne d'eau numéro 8, explique le Marseillais, au micro de France Télévisions, avant de se projeter vers le 50 mètres nage libre du lendemain. Je ne peux pas prédir l'avenir, mais c'est de bon augure. Mon crawl est bien en place, mais tout dépendra de mes adversaire". Et le principal adversaire s'appellera sans doute Cesar Cielo. "J'espère que l'on aura moins de pleurs de Cielo, ou en tout cas qu'il pleurera pour de bonnes raisons", glisse d'ailleurs malicieusement Yannick Agnel, un peu plus loin...