Les Lakers conservent leur trophée

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Les Lakers conservent leur trophée
@ Reuters
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NBA - Les Lakers ont décroché le 16e titre de leur histoire face aux Celtics.

NBA - Les Lakers ont décroché le 16e titre de leur histoire face aux Celtics.Le trophée NBA reste à Los Angeles. Mais un an après leur facile triomphe sur le Magic, les Lakers ont cette fois dû attendre l'ultime possession du dernier match pour être assurés d'un nouveau titre, le 16e de leur riche histoire. Car si le spectacle et les envolées offensives n'ont pas été au rendez-vous de ce match 7 entre les deux franchises les plus prestigieuses de la Ligue, le suspense, lui, a bien été de la partie. A tel point qu'il a donc fallu attendre les toutes dernières secondes de la rencontre et un énième échec de Rajon Rondo pour voir les Californiens savourer leur nouveau sacre.Et Kobe Bryant and co pouvaient d'autant plus apprécier le moment que les Lakers ont couru après le score l'essentiel de la rencontre. La faute à un faux-départ leur valant neuf points de débours dès la fin du premier acte, Pau Gasol puis Kobe Bryant enchaînant les échecs au tir avec une belle régularité. Et si, grâce à Ron Artest, les Californiens parvenaient à repasser brièvement devant dans le deuxième quart, ce sont bien les Celtics qui pointaient en tête à la pause, les hommes de Doc Rivers enfonçant même le clou au retour des vestiaires pour compter jusqu'à 13 longueurs d'avance après cinq minutes dans le troisième quart (49-36)...La maladresse n'épargnant personne dans les rangs californiens - à l'image d'un Kobe Bryant certes finalement auteur d'un double-double décisif avec 23 points-15 rebonds mais à 6 sur 24 aux tirs, les Lakers semblaient alors au bord du précipice. Mais c'était sans compter sur la force collective de la franchise californienne. Comme Doc Rivers avec les Celtics, Phil Jackson n'a certes que modérément ouvert son banc, Bryant, Gasol ou Artest affichant ainsi des temps de jeu proches des 45 minutes. Mais après un panier d'un Kobe Bryant donnant l'exemple, chacun y allait de son panier pour replacer les champions en titre dans le sillage de leurs visiteurs. Rebelote dans le dernier quart puisque derrière un Bryant assurant le coup sur la ligne des lancers, Artest, près du cercle, Pau Gasol, agressif sous les panneaux, ou Dereck Fisher, d'un tir primé, suivaient pour permettre aux Lakers de virer en tête à l'entame des cinq dernières minutes. Le plus dur était fait.Boston avait mené 3-2Car les hommes de Phil Jackson ne se contentaient pas d'être devant. Profitant des échecs répétés de Ray Allen, Rasheed Wallace ou même Paul Pierce, pourtant meilleur marqueur des siens avec 18 points et 10 rebonds, mais à 5 sur 15 aux tirs, les Californiens prenaient en effet quelques aises pour maintenir leurs rivaux à distance. Aussi, alors que deux minutes restaient à jouer, Wallace et Allen pouvaient bien enfin retrouver la mire pour enquiller derrière la ligne des trois points, il suffisait d'un tir primé d'un Ron Artest transformé - l'ancien Pacer s'étant réconcilié avec son adresse pour terminer avec 20 points, pour que les Lakers conservent la mainmise sur la rencontre. Et Rondo pouvait bien y aller d'une dernière banderille à trois points, Gasol, pourtant en difficulté dans l'exercice avant de terminer avec 19 points et 18 rebonds et Sacha Vujacic se montraient impeccables sur la ligne des lancers et entérinaient ainsi le triomphe de la maison or et pourpre. Le 16e du nom.Une performance d'autant plus marquante – quoique - que ce succès décisif a été obtenu en dépit d'un piètre 32% de réussite collective. Mais leur domination au rebond aidant (53-40) et une agressivité offensive synonyme de 37 lancers tentés contre 17 pour les Celtics ont finalement fait la différence. Et ce en dépit d'un Rajon Rondo flirtant à nouveau avec le triple-double en compilant 14 points, 10 passes et 8 rebonds ou d'un Kevin Garnett en réussite à défaut d'exister au rebond, ses 17 points à 8 sur 13 aux tirs pour 3 rebonds en attestant. Doc Rivers avait beau assuré "ne pas avoir de regrets tant les joueurs ont tout donné et été magnifique comme depuis le premier jour des playoffs", les Celtics auront forcément bien du mal à digérer cette défaite, Boston ayant mené 3-2 avant les deux derniers matches au Staples Center puis tenir la victoire entre leurs mains avant de craquer dans la dernière ligne droite. Le triomphe des Lakers n'en est que plus beau...