Les Knicks se paient le boss

  • A
  • A
Les Knicks se paient le boss
Partagez sur :

Coup d'arrêt pour les Spurs. En visite au Madison Square Garden, les leaders de la Ligue ont en effet quitté New York avec une sévère défaite dans les valises. Abandonnés par leur défense, les Texans ont en effet été punis 128-115 en dépit des 26 points de Tony Parker. A l'inverse, Dallas et Los Angeles se sont rassurés à l'Ouest tandis que le Heat a décroché un septième succès consécutif.

Coup d'arrêt pour les Spurs. En visite au Madison Square Garden, les leaders de la Ligue ont en effet quitté New York avec une sévère défaite dans les valises. Abandonnés par leur défense, les Texans ont en effet été punis 128-115 en dépit des 26 points de Tony Parker. A l'inverse, Dallas et Los Angeles se sont rassurés à l'Ouest tandis que le Heat a décroché un septième succès consécutif. Le match de la nuit Une fois n'est pas coutume, les matches se suivent mais ne se ressemblent pas pour les Spurs. Habitué à enchaîner les succès depuis le début de saison, San Antonio a non seulement enregistré chez les Knicks sa cinquième défaite de l'année - pour 29 victoires, mais surtout après une prestation défensive de haut-vol lors de leur dernière sortie face au Thunder, les Texans ont littéralement sombré en défense. "J'espère que c'est le signe de nos progrès en défense car c'était vraiment très impressionnant ce soir", avait ainsi lancé, dimanche, Gregg Popovich après la démonstration de ses troupes. Force est de constater que l'entraîneur texan tenait ce mardi un discours bien différent. "Ils étaient plus agressifs, ils étaient plus physiques. Ils avaient plus faim que nous, expliqua ainsi "Pop" à l'issue de la rencontre, lorsqu'on marque 115 points, je m'attends à gagner, mais notre défense, ce soir, était pathétique. C'était notre pire match de l'année en la matière. C'était ridicule." Et les chiffres en attestent, San Antonio ayant ainsi encaissé 128 points à 55% de réussite collective. L'attaque texane a certes tourné rond, les Spurs affichant, eux, 53% d'adresse mais les 19 pertes de balle concédées à leurs hôtes ont achevé les derniers espoirs de victoire. Tout particulièrement dans le dernier quart où les Knicks, meilleure attaque de la Ligue, ont su faire la différence grâce à leurs artificiers. Car s'ils ont certes bénéficié de la mansuétude défensive texane, les hommes de Mike D'Antoni ont également su faire étalage de leur puissance de feu. A l'intérieur comme attendu avec Amare Stoudemire, une fois encore dominateur près du cercle avec ses 28 points à 11 sur 19 aux tirs et ses 9 rebonds, mais également à l'extérieur, le tandem Wilson Chandler-Raymond Felton faisant oublier l'absence de Danilo Gallinari. Avec respectivement 31 points à 13 sur 19 et 28 à 10 sur 17, les deux hommes ont en effet été les deux premiers bourreaux des Texans. Tony Parker pouvait bien tenir la comparaison avec 26 points, il aurait fallu plus que les 14 points de Tim Duncan ou les 15 de Manu Ginobili pour que les Spurs fassent honneur à leur rang. Gregg Popovich semblait ne pas en douter lorsqu'à trois minutes de la fin et alors que les Knicks paraissaient encore à porter de fusil, il décida de rappeler son Big Three sur le banc: les Spurs auront en effet l'occasion de faire oublier cette défaite dès ce soir et un choc au sommet de la Ligue chez les Celtics. Les Français Soirée guère mémorable pour le camp tricolore. Parmi les cinq Bleus de sortie ce mardi, aucun n'a en effet su concilier performance individuelle et victoire. Ainsi à New York, si Tony Parker a donc vainement brillé avec ses 26 points à 9 sur 15 aux tirs et 6 passes en 32 minutes - tout du moins offensivement puisque son vis-à-vis Raymond Felton a également été particulièrement à son aise avec 28 points, son ami Ronny Turiaf n'a guère profité de la soirée pour se mettre en évidence. Le Martiniquais a pourtant eu droit aux honneurs du cinq majeur, mais l'ancien Laker a dû se contenter de 21 minutes de jeu pour 4 points à 2 sur 2 aux tirs, 2 rebonds et 1 passe. Même constat à Dallas dans l'autre duel franco-français de la nuit avec la confrontation entre Mavericks et Blazers. Alors que les Texans ont finalement eu le dernier mot avec un succès décroché sur le fil 84-81, les deux Bleus (valides) de Dallas n'ont pas eu voix au chapitre. C'est en effet du banc que les compères intérieurs Alexis Ajinça et Ian Mahinmi ont suivi les débats. Et ce en dépit des absences de Dirk Nowitzki et Caron Butler, ce dernier sur le flanc pour la saison. A l'inverse donc, Nicolas Batum a, lui, joué mais ses 13 points à 5 sur 12 aux tirs et ses 7 rebonds en 35 minutes n'ont pas suffi aux Blazers. La statistique Le champion est de retour... Alors que les Lakers avaient touché le fond, dimanche, face aux Grizzlies, avec une correction malvenue et un échange aigre-amer entre Phil Jackson et Kobe Bryant, les Californiens se sont tout du moins rassurés en punissant les Pistons 108-83. L'opposition n'était certes guère relevée, mais nul doute que les Angelinos goûteront cette victoire obtenue sur l'autel du collectif. D'autant plus que si Pau Gasol a terminé meilleur marqueur de la rencontre avec 21 points, Kobe Bryant en a profité pour entrer un peu plus dans l'histoire de la Ligue. Non pas pour sa prestation face aux Pistons, Bryant la jouant en effet collectif pour terminer avec 17 points, 8 passes et 7 rebonds en 30 minutes, mais bien plus pour son entrée dans le Top 10 des meilleurs marqueurs de la Ligue. Avec désormais 26 671 points en carrière, la star des Lakers a en effet délogé Dominique Wilkins du Top 10 des plus fines gâchettes de la Ligue. Sept à la suite pour Miami. Mais une fois n'est pas coutume, si le Heat a bien signé un septième succès consécutif, l'emportant finalement 101-89 sur Milwaukee, les Floridiens n'ont pas eu la partie facile. Face à des Bucks accrocheurs, LeBron James et consorts ont fait la différence dans le dernier quart grâce à un 18-6 rédhibitoire pour leurs visiteurs. Et l'ancien Cav n'a évidemment pas manqué d'être décisif, compilant 25 points, 9 passes et 6 rebonds. Mais la palme de la nuit revient à son compère Dwyane Wade, meilleur marqueur du match avec 34 points à 10 sur 19 aux tirs. Enfin, Chris Bosh a, lui, compilé 19 points-12 rebonds.