Les Jeux en jeu

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L'équipe de France n'a pas le choix: si elle veut aller aux Jeux Olympiques de Londres, un objectif cher à la "génération Parker", elle ne doit pas se louper à l'Euro 2011, qui débute mercredi en Lituanie. Une place en finale et les Bleus seront directement qualifiés. Au-delà, ils devront terminer au moins cinquièmes pour disputer un tournoi de qualification l'été prochain. Sinon...

L'équipe de France n'a pas le choix: si elle veut aller aux Jeux Olympiques de Londres, un objectif cher à la "génération Parker", elle ne doit pas se louper à l'Euro 2011, qui débute mercredi en Lituanie. Une place en finale et les Bleus seront directement qualifiés. Au-delà, ils devront terminer au moins cinquièmes pour disputer un tournoi de qualification l'été prochain. Sinon... "La réalité va commencer à l'Euro." Le directeur technique national Jean-Pierre De Vincenzi le sait. La préparation de l'équipe de France, même bonne car ponctuée par neuf victoires en dix matches, ne doit pas servir de repose-pied aux Bleus. S'ils veulent confirmer les belles choses qu'ils montrent depuis le début de l'été, et valider ce début de campagne par une qualification aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, ils vont encore devoir cravacher. Car le plus dur commence. Les forfaits de Ronny Turiaf, Rodrigue Beaubois, Mickaël Pietrus, Yannick Bokolo, Antoine Diot et Fabien Causeur, tout ça n'est rien comparé à ce qui attend les joueurs de Vincent Collet en Lituanie. D'abord dans un Groupe B relevé avec la Serbie, l'Allemagne, l'Italie, Israël et la Lettonie. Ensuite au deuxième tour, où ils devraient retrouver l'Espagne, la Lituanie et la Turquie. Et enfin, espérons-le, en phase finale de cet Euro 2011 où une place dans le dernier carré serait un soulagement. Pour aller directement aux J.O., un objectif que la "génération Parker" a manqué en 2004 puis en 2008 et qu'elle rêve d'atteindre en 2012, l'équipe de France doit être finaliste. Et pour disputer un tournoi de qualification olympique, elle doit verrouiller une place dans les cinq. "Je veux déjà cela, ce sera le plus important, a déjà prévenu Vincent Collet. Il faut que l'on se concentre sur ce chemin. Je crois qu'on a les éléments pour faire quelque chose mais on sait très bien que ce n'est pas l'addition de talents qui fait gagner les grandes compétitions. Ce Championnat d'Europe sera sûrement le plus relevé de l'histoire parce que les autres équipes fourbissent également leurs armes. Il ne faut pas s'illusionner: on a les moyens. A nous de transformer l'essai." De Vincenzi: "Pour cette génération, c'est maintenant ou jamais" Avec ce qu'ils ont montré depuis le début de l'été, les Bleus se sont clairement positionnés dans le groupe des favoris pour le titre. Avec l'Espagne, la Lituanie, la Turquie, la Serbie, la Russie et d'autres. L'arrivée de Joakim Noah, le retour de Tony Parker et la présence de Nicolas Batum leur donne de vraies raisons d'y croire. "Je suis très prudent car j'ai vécu tellement de contre-situations, a tempéré dans Le Progrès Jean-Pierre De Vincenzi. Ce qui me plaît, c'est la sérénité qui se dégage malgré tous les bugs qu'on a pu avoir cet été. On avance sans que les gens se prennent trop la tête. On a des bons joueurs et j'ai l'impression qu'ils sont en phase sur le même objectif. Ils veulent tous aller au Jeux." Parce que pour certains d'entre eux, c'est leur dernière chance. "Il y a une réalité qui veut que pour cette génération, c'est maintenant ou jamais, a-t-il ajouté. En 2007, on s'est tiré une balle dans le pied gauche et une autre dans le pied droit pour être sûr de ne pas y aller (aux J.O. 2008). On se demande encore comment on a pu rater ça. Le soir même, on avait discuté dans ma chambre avec Tony (Parker). Il savait déjà que le prochain coup sera le dernier, qu'après il ne fera pas les Jeux et que ça va manquer à sa carrière." Boris Diaw est dans le même cas que "TP". Dans un peu plus de deux semaines, le capitaine tricolore sera fixé. Il saura si, oui ou non, il aura l'honneur de "représenter la France aux Jeux" et, peut-être, d'y faire quelque chose de grand, comme les Bleus de Sydney, médaillés d'argent en 2000. Mais jusqu'à Londres, le chemin est long. Il passe par Siauliai, Vilnius et Kaunas.