Les Gunners tirent à blanc

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Les Gunners tirent à blanc
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Une victoire contre Sunderland aurait permis à Arsenal de revenir à un point de Manchester United en tête de la Premier League. Mais les Gunners, privés de Van Persie, Walcott et Fabregas, n'ont pas su forcer le verrou des Black Cats (0-0), ce samedi à l'Emirates Stadium, lors de la 29e journée. Un nul inquiétant à trois jours du match retour contre Barcelone, en Ligue des champions.

Une victoire contre Sunderland aurait permis à Arsenal de revenir à un point de Manchester United en tête de la Premier League. Mais les Gunners, privés de Van Persie, Walcott et Fabregas, n'ont pas su forcer le verrou des Black Cats (0-0), ce samedi à l'Emirates Stadium, lors de la 29e journée. Un nul inquiétant à trois jours du match retour contre Barcelone, en Ligue des champions. La tête sans doute ailleurs, les jambes aussi. Arsenal a manqué d'inspiration, de fraîcheur et de réalisme au moment où il ne fallait pas. Car depuis sa défaite subie à Chelsea dans la semaine (1-2), Manchester United était redevenu une proie accessible en tête de la Premier League. Une victoire contre Sunderland, ce samedi à l'Emirates Stadium, et les Gunners seraient revenus à un tout petit point des Red Devils, qui affronteront Liverpool dans vingt-quatre heures. Mais à l'image de Bendtner ou Arshavin, les joueurs londoniens n'ont pas été en réussite dans leurs tentatives. Il faut dire, aussi, que les décisions de monsieur Taylor n'ont pas été favorables aux hommes d'Arsène Wenger, et notamment à son attaquant russe. En fin de match, Arshavin a eu deux grosses occasions de délivrer les siens. Sur la première, après une passe en profondeur inspirée de Nasri, il a été poussé dans la surface par Bramble au moment d'armer sa frappe (80e). Sur la deuxième, il est parvenu à tromper Mignolet, le gardien des Black Cats, mais a été signalé hors-jeu à tort (88e). Difficile, dans ces conditions, de faire autrement que partager les points. Mais ces erreurs d'arbitrage tardives n'expliquent qu'en partie ce résultat. Car durant les quatre-vingt premières minutes de cette rencontre, Arsenal aurait dû plier les débats. Si les Gunners ont su rester patients, parfois même un peu trop, face à l'arrière-garde regroupée de Sunderland, ils n'ont pas assez insisté quand le match a ressemblé à une attaque-défense en deuxième période. Nasri, dangereux en début de match sur une frappe hors cadre (10e) et omniprésent dans l'entrejeu tout au long de la partie, n'a à lui seul pas pu faire oublier les absences de Fabregas, Walcott et Van Persie. Quelles solutions face au Barça ? Si bien qu'à trois jours d'un huitième de finale retour compliqué au Camp Nou, en Ligue des champions, on se demande comment les Gunners vont s'en sortir pour préserver leur but d'avance contre Barcelone acquis à l'aller (2-1). Bendtner, qui s'est procuré plusieurs occasions franches (40e, 90e+3), a une nouvelle fois montré ses limites dans la finition. Et Chamakh, entré en jeu à une demi-heure de la fin à la place de Denilson, n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent à part une tête à bout portant qui s'est écrasée sur la barre de la cage gardée par Mignolet (64e). Oui, bien sûr, la défense des Gunners a tenu bon malgré des tentatives de Sessegnon (17e) et Welbeck (85e). Szczesny et Koscielny n'ont d'ailleurs eu aucun problème pour communiquer, cette fois-ci... Mais cela sera-t-il suffisant face au Barça ? Arsenal, qui a déjà disputé près d'une vingtaine de matches depuis le début de l'année, a des tas d'excuses pour expliquer ce faux pas à domicile, une semaine après sa défaite en finale de la Carling Cup contre Birmingham City (1-2). Mais quel que soit l'état des troupes d'Arsène Wenger, Arsenal aurait largement dû l'emporter face aux Black Cats. Ce nul est une défaite.