Les folies d'Arsène...

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Les folies d'Arsène...
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Arsenal s'est illustré en recrutant lundi Alex Oxlade-Chamberlain, espoir anglais âgé de 17 ans, pour 17 millions d'euros. Un pari sur l'avenir qui ne manquera pas d'alimenter le débat sur le rapport politique de recrutement menée par les Gunners-performances sportives d'un club londonien privé de titre depuis 2005.

Arsenal s'est illustré en recrutant lundi Alex Oxlade-Chamberlain, espoir anglais âgé de 17 ans, pour 17 millions d'euros. Un pari sur l'avenir qui ne manquera pas d'alimenter le débat sur le rapport politique de recrutement menée par les Gunners-performances sportives d'un club londonien privé de titre depuis 2005. Si un certain scepticisme a accompagné le recrutement de Javier Pastore par le PSG pour 42 millions d'euros, que penser des 17 millions (14 d'indemnité de transfert + 3,5 de bonus) investis lundi par Arsenal pour recruter Alex Oxlade-Chamberlain, promesse du football anglais arrachée à Southampton ? Les Gunners cassent ainsi leur tirelire pour un illustre inconnu venu de troisième division qui n'est pas sans rappeler Theo Walcott, lui aussi passé par le club du Sud de l'Angleterre avant de rallier Londres. Si Arsène Wenger souligne la qualité d'un joueur "polyvalent, qui va apporter de la créativité et de la qualité offensive", difficile de ne pas s'interroger sur le mercato estival mené par Arsenal. Le décalage est pour le moins conséquent entre ce qui était annoncé et les faits. Désireux de calmer des supporters en colère, qui n'avaient pas hésité à déployer une banderole incitant les dirigeants d'Arsenal à "dépenser ce putain d'argent" lors du dernier match de Premier League la saison dernière, Arsène Wenger avait promis de rompre avec ses habitudes de sagesse sur le marché des transferts. "Le marché va être hyperactif. (...) Et pour la première fois depuis très longtemps, je serai moi-même actif", confiait fin mai dans Téléfoot le technicien. L'Alsacien s'est donc employé, mais en restant fidèle à lui-même et, à défaut de joueurs confirmés, seuls Chamberlain et le défenseur de Charlton Carl Jenkinson, jeune espoir de 19 ans recruté un peu plus d'un million d'euros, sont venus intégrer les rangs du stratège français. Van Persie: "C'est bien mais..." Gervinho a également été enrôlé par les Gunners pour 13,5 millions d'euros. "C'est bien mais il nous faut encore d'autres signatures importantes", estimait Robin van Persie au moment de l'arrivée de l'Ivoirien. Le buteur néerlandais n'a jamais caché ses doutes quant à la faculté d'Arsenal à rivaliser avec les meilleures équipes européennes. Et ce ne sont pas les velléités de départ affichées par Samir Nasri ou Francesc Fabregas, eux aussi lassés de voir leur salle des trophées prendre la poussière, et la signature de Gaël Clichy à Manchester City pour 8 millions d'euros qui devraient rassurer l'attaquant vice-champion du monde. "Je peux comprendre que les gens disent 'vous avez de l'argent, dépensez-le' mais ce n'est pas si simple, nous voulons trouver la qualité dont nous avons besoin", assurait Wenger début juin. Une position également défendue par le directeur exécutif des Gunners, Ivan Gazidis: "Il faut aussi dire que la saison n'a pas été un désastre. Notre effectif est encore jeune. Nous ne voulons pas jeter le bébé avec l'eau du bain. L'astuce est d'identifier ce qu'il faut garder et ce qu'il faut changer et comment nous pouvons le faire dans la limite de nos capacités financières." Rare grand d'Europe à afficher des finances saines, Arsenal, qui jouit de la fortune de son propriétaire américain Stan Kroenke, n'est pas en manque de liquidités comme le prouvent les quelque 30 millions d'euros finalement dépensés cet été. Reste que l'utilisation de cette manne n'a pas fini de faire débat...