Les favoris ne se mouillent pas

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Les favoris ne se mouillent pas
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La pluie et le froid ont-ils eu raison des ardeurs des favoris dans les Vosges ? Toujours est-il qu'une nouvelle fois, les prétendants à la victoire sont restés bien au chaud dans le peloton. L'explication se fait de plus en plus attendre.

La pluie et le froid ont-ils eu raison des ardeurs des favoris dans les Vosges ? Toujours est-il qu'une nouvelle fois, les prétendants à la victoire sont restés bien au chaud dans le peloton. L'explication se fait de plus en plus attendre.Rinaldo Nocentini est tout sourire sur le podium après l'arrivée à Colmar. L'Italien reçoit son septième maillot jaune des mains de Bernard Hinault, signe qu'aucun chamboulement ne s'est produit en tête du classement général. Le profil de la 13e étape, qui traversait les Vosges, offrait un terrain propice à l'offensive avec cinq ascensions répertoriées dont le col du Platzerwasel (cat. 1). Mais les conditions climatiques difficiles, mêlant pluie et froid (12° sur la route), freinaient les ardeurs des favoris. Frigorifiés, les Contador, Armstrong, Schleck et autres Evans ou Sastre restaient bien au chaud dans le peloton avec pour seule ambition de rallier l'arrivée sans encombre.Si l'avant de la course était animé par Heinrich Haussler et Sylvain Chavanel, le peloton avançait au rythme dicté par les Astana. Dans les ascensions, la toute puissante équipe de Johan Bruyneel imprimait un tempo régulier qu'aucun adversaire ne tentait de briser. Les seuls à oser sortir, Amets Txurruka et Brice Feillu, ne présentaient pas de danger pour le classement général, même si le jeune coureur d'Agritubel a un temps compté trois minutes d'avance au point d'être virtuellement dans le top 10 du Tour. Les coéquipiers de Nocentini dans l'équipe AG2R-La Mondiale lançaient alors la chasse pour finalement revenir sur ses talons.Une deuxième semaine sans vague"Le temps a rendu la course très difficile, c'était dangereux pour tout le monde, surtout dans la descente, donc il n'y a pas eu d'attaque", expliquait l'Italien au micro de France Télévisions à l'issue de l'étape. Voulant à tout prix éviter une vilaine chute sur une chaussée très glissante, les favoris prenaient le moins de risques possibles. Le cas du malheureux Levi Leipheimer, contraint à l'abandon en raison d'une fracture au poignet, conséquence d'une chute dans le final la veille, reste dans les têtes des coureurs. Prudence est mère de sûreté dit le dicton.Le peloton a donc traversé la deuxième semaine du Tour sur un rythme de croisière, sans faire de vague. Finalement, la polémique des oreillettes aura fait couler plus d'encre que la course elle-même et c'est bien dommage. L'entrée dans les Alpes dès dimanche devrait toutefois mettre du piment à une épreuve qui a légèrement perdu de sa saveur ces derniers jours. L'étape programmée ce samedi vers Besançon ne changera rien. C'est donc la montée vers Verbier en Suisse, classée en première catégorie, qui offrira dans quarante-huit heures l'occasion aux plus frustrés de se lancer dans un grand numéro. On pense évidemment à Cadel Evans, repoussé déjà bien loin au général, mais aussi à Carlos Sastre et aux frères Schleck, tous désireux de bousculer Astana.