Les Experts sont prêts

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HANDBALL: L'équipe de France de handball a dominé la Serbie ce dimanche en match de préparation à l'Euro 2010.

En match de préparation à l'Euro 2010, l'équipe de France de handball s'est imposé (27-24) ce dimanche face à la Serbie au terme d'un match sérieux et maîtrisé."Je pense qu'on a le tableau le plus difficile pour atteindre les demi-finales." Commentant l'Euro qui approche, Jérôme Fernandez, le capitaine de cette équipe de France lancée vers l'incroyable défi d'un triplé JO-Mondiaux-Euro, s'y entend pour mettre en garde ses troupes contre tout excès d'euphorie. Pourtant, à voir dimanche les Experts passer avec brio leur premier test sur la route, qui doit les mener à Vienne conquérir l'Europe à la fin du mois, force est de constater que les Bleus ne perdent pas de vue l'essentiel. Cette première copie rendue devant un public toulonnais, passé en 24 heures d'un Mayol glacial à la chaleur d'un palais des sports embrasé par Karabatic et compagnie, a de quoi rassurer. Même si, à l'image du meilleur joueur du monde, Thierry Omeyer – son trophée lui sera remis à Bercy en fin de semaine -, symbole de ces cadres toujours exacts au rendez-vous, l'heure n'était pas au satisfecit à l'issue de ce premier galop d'essai. "On a vu de bonnes choses, d'autres moins bonnes, il va falloir encore travailler pour être prêt pour l'Euro." Pourtant, les raisons d'être satisfaits sont nombreuses. Au premier rang desquelles le retour gagnant de Bertrand Gille. "Effectivement, c'est un très grand plaisir de pouvoir retrouver tous les copains. Comme je l'ai déjà dit, j'ai un peu l'impression de ne pas être parti, vous, vous avez l'impression que cela fait très, très longtemps, moi pas..." L'habituel grand coup de pied dans le ballon du pivot de Hambourg avant le coup d'envoi et les Bleus pouvaient partir à l'assaut... Le retour en grâce de Bertrand GilleD'entrée, le ton est donné dans cette affiche de gala. Face à son partenaire de Kiel, Ilic, Omeyer s'interpose sur penalty avant que Luc Abalo n'ouvre la marque (1-0, 3e). Des Bleus, qui reprennent d'emblée leurs bonnes habitudes avec une défense déjà en place, qui contraint les Serbes à un zéro pointé en attaque au cours des huit premières minutes de jeu (4-0, 8e). Une huitième minute affaire de premières avec l'ouverture du score d'Ilic et dans la foulée un Bertrand Gille, qui pour son grand retour y va de son but (5-1, 9e). De la rigueur et du spectacle avec cette tentative de kung-fu qu'Abalo est à deux doigts de conclure d'un tir acrobatique dans le dos (11e). Les joueurs d'Onesta font la course en tête (7-4, 12e). Et le cadet des frères Gille prouve si besoin en était qu'il est physiquement prêt pour l'Euro sur ce but plein de puissance au coeur de la nasse serbe (10-6, 17e). Dans le sillage de ce revenant fringant et d'un Omeyer diabolique, l'écart grimpe même jusqu'à +9 (15-6, 24e). Si ce n'est un niveau d'agressivité en défense relâché en fin de ce premier acte, cette équipe de France rassure déjà pleinement à la pause atteinte sur un avantage plus que logique de six buts (16-10). "Une première mi-temps assez sérieuse", de l'aveu même du capitaine, Jérôme Fernandez.Continuer à travailler: c'est le mot d'ordre dès la reprise marquée par une infériorité numérique, qui permet à la Serbie de revenir à quatre longueurs (17-13, 37e). Nikola Karabatic en échec au tir, c'est Sébastien Bosquet qui signe l'exploit personnel, dont la France a besoin pour se relancer sur un superbe tir à la hanche (18-13, 38e). Même les jeunes pousses à la lutte pour décrocher un strapontin en Autriche, s'y mettent, à l'image de l'Ivryen, Olivier Marroux (23 ans), plein de sang-froid sur penalty (19-15, 39e). Les Experts seront au rendez-vous à l'EuroMais Karabatic n'en reste pas là. Son un contre un face à son défenseur est une merveille: le but, la faute provoquée et les deux minutes et les Bleus, grâce également au lob astucieux d'un Sébastien Ostertag, prêt à jouer son rôle de doublure de Mickaël Guigou à l'Euro, reprennent le large. Cap'tain Fernandez, auteur de deux buts coup sur coup, s'invite à la réaction (23-16, 46e). Et Daouda Karaboué, autre suppléant dans la cage, de se mettre au diapason pour que l'écart grimpe à huit buts (24-16, 47e). L'équipe de France maîtrise son sujet et Onesta se permet même d'aligner une base arrière, qui pourrait préfigurer Rio 2016 avec autour de Karabatic, l'ancien, les deux minots, William Accambray et Xavier Barachet. L'entraîneur des Bleus va même plus loin en alignant son équipe-bis et en lançant Cédric Sorhaindo ou le Chambérien Grégoire Dautrey. Le rendement de son équipe s'en ressent (26-23, 26e), mais le défi lancé par Onesta à ses jeunes joueurs est évident. A Karaboué de claquer l'arrêt décisif sur Nikcevic, pourtant le Serbe le plus efficace, et à Accambray de conclure la marque tricolore (27-24). Pour un travail d'Experts !