Les Experts au crible

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Les Experts au crible
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Championne du monde pour la quatrième fois malgré les absences de Guillaume Gille et Daniel Narcisse, l'équipe de France a une nouvelle fois pu compter sur ses piliers, Omeyer, Karabatic ou Gille, tout en se découvrant de nouveaux talents, prêts à apporter leur pierre à l'édifice, comme Accambray ou Barachet. Revue d'effectif des 17 champions du monde.

Championne du monde pour la quatrième fois malgré les absences de Guillaume Gille et Daniel Narcisse, l'équipe de France a une nouvelle fois pu compter sur ses piliers, Omeyer, Karabatic ou Gille, tout en se découvrant de nouveaux talents, prêts à apporter leur pierre à l'édifice, comme Accambray ou Barachet. Revue d'effectif des 17 champions du monde. NIKOLA KARABATIC: Le taulier c'est lui. MVP du tournoi, il a encore prouvé qu'il avait les épaules pour porter son équipe à lui tout seul. Quand il joue comme en finale, le Montpelliérain est tout simplement intouchable, et n'a pas d'équivalent dans le monde. Son Mondial: "C'est indescriptible. C'est tellement beau de partager ça avec ses coéquipiers. En plus aujourd'hui ça a été un match très dur. On a vraiment gagné avec nos tripes, avec le courage. On s'est battu jusqu'au bout et c'est encore plus beau. Tous les titres sont les mêmes mais là on a fait un petit peu de suspense, pour que les gens nous regardent un peu plus longtemps (rires)" Luc Abalo: Moins étincelant qu'à l'accoutumée, l'ailier droit était handicapé par une douleur à l'épaule. Après un début de compétition difficile, il a tout de même su tirer son épingle du jeu, notamment grâce à sa défense sur Hansen en finale. Son Mondial: "Pour nous c'est vraiment une compétition très difficile. Après tout ce qu'on a gagné, de faire ça, c'est impensable. On n'y croyait pas au début. Ça a été dur aussi parce qu'on s'est mis beaucoup de pression." William Accambray: Pour son premier Mondial, l'arrière montpelliérain a alterné le bon et le moins bon. Capable de faire des ravages avec son bras hors norme, il a aussi parfois totalement disparu pour laisser la place aux aînés. C'est toutefois très prometteur pour l'avenir. Son Mondial: "C'est génial de sentir un peu de poids comme ça autour de son cou (en référence à sa médaille). C'est le fruit d'un mois de préparation et de compétition. C'est une immense joie. Je commence à réaliser." Xavier Barachet: C'est la grande révélation française de ce Mondial. Impressionnant de maturité, il a pris un poids énorme au sein de l'attaque française, mais aussi en défense. En plus d'incarner l'avenir à seulement 22 ans, le Chambérien est désormais pleinement ancré dans le présent. Son Mondial: "C'est une immense joie. Même si j'étais présent lors des deux dernières compétitions (Mondial 2009 et Euro 2010, ndlr) là j'ai vraiment eu l'impression d'apporter quelque chose à cette équipe. En 2009 c'était un peu un tournoi d'adaptation pour moi et l'an dernier je n'avais pas beaucoup joué, ça m'était un peu resté en travers de la gorge." Arnaud Bingo: Il n'a pas beaucoup joué, voire pas du tout sur la deuxième partie de la compétition. Mais il était là pour apprendre, et se servira forcément de cette expérience à l'avenir. Son Mondial: "C'est une première. Cette victoire est donc forcément particulière pour moi. Je vis un rêve éveillé. Ça donne envie de rester en équipe de France et d'être sur le terrain avec les autres." Sur son site officiel Sébastien Bosquet: Rapidement blessé en début de compétition, le Dunkerquois n'a été réintégré que pour la finale, histoire d'aller chercher la médaille. Une nouvelle compétition frustrante pour le gaucher, qui vit décidément une histoire bien difficile avec les Bleus. Son Mondial: "On a envie de retrouver le calme et la famille. Mais tout ce monde, c'est super sympa. Et il y en a de plus en plus. On entend plein de petites phrases "vous êtes humbles, restez comme vous êtes." Mais ça fait partie du hand : on a envie de fêter ça avec nos supporteurs." La Voix du Nord Didier Dinart: Pas forcément à son aise en début de compétition, et plutôt mécontent du rendement de ses camarades, il a su ressortir le bleu de chauffe en phase finale. Le meilleur défenseur du monde prouve en tout cas à chaque compétition internationale à quel point il est indispensable aux Bleus. Son Mondial: "Je ne sais pas si on est des stars, mais on se bat d'un point de vue personnel pour rester en haut de l'affiche. On veut rester simple, on profite du moment présent. Être le sportif français le plus titré, c'est quand même super fort. A nous de montrer qu'on est encore présent, et que l'on va essayer d'obtenir une médaille aux JO de Londres." Jérôme Fernandez: Le capitaine des Bleus voit désormais son rôle évoluer et s'exprime plutôt dans un rôle de joker de la base arrière. Une nouvelle mission pour laquelle il s'acquitte avec justesse la plupart du temps. Son Mondial: "Quand on entend le Président de la République dire qu'on fait partie de l'histoire du sport français et pas uniquement de notre sport... On se dit qu'il y a un avant-équipe de France de handball et un après. On a frappé un grand coup au niveau du palmarès et de l'image." Le Parisien Bertrand Gille: Miné par les blessures ces dernières années, Bertrand Gille a signé un retour éclatant sur le devant de la scène lors du Mondial suédois. Elu meilleur pivot du tournoi, il a montré autant d'abnégation en défense, que de combativité en attaque, à l'image de sa partition parfaite face à la Suède, en demie. Son Mondial: "Je ne peux pas analyser. Je n'ai pas envie de dire pourquoi, comment on a réussi à gagner. L'important, c'est de se rappeler qu'on a remporté ce Championnat du monde. Après prolongation, oui, mais on a gagné." L'Equipe TV Michaël Guigou: Alors que l'état de son genou tout juste opéré, ou des ses adducteurs récalcitrants, ont pu inquiéter, le Montpelliérain a tenu sa place avec brio, pour mieux rappeler qu'il faisait encore partie des meilleurs ailiers mondiaux. Son Mondial: "On vit un truc énorme. Il n'y pas de mots pour dire ça. Ça va tellement vite. Chaque année il y a une énorme remise en question au mois de janvier avec cette fois une préparation encore plus courte et les blessures qui s'enchaînaient. Vous ne le voyez pas vous mais c'est un enfer à chaque fois." Samuel Honrubia: Pour lui aussi c'était une première. Il a donc forcément beaucoup appris, même s'il s'est parfois montré un peu timide. Il propose toutefois quelques sérieuses certitudes pour l'avenir, et un titre comme celui-ci ne peut que l'aider à continuer sa progression. Son Mondial: "C'est un peu difficile à décrire, il y a eu beaucoup de stress sur le banc mais je peux le dire à toute ma famille à Pezenas, à Montpellier, je suis champion du monde, on est champion du monde putain de merde..." Sur son site officiel Guillaume Joli: Il sait qu'il est là pour faire souffler Luc Abalo en de rares occasions, et pour tirer les penalties. S'il a bien rempli la première mission, avec notamment 11 buts face au Bahreïn, il fut moins convaincant dans le second exercice. Frustrant. Franck Junillon: Un titre un peu particulier pour le Nîmois. Appelé pour remplacer Sébastien Bosquet, il n'est entré sur le terrain qu'à de très rares occasions. Son Mondial: "C'est super à vivre. C'est allé au bout du suspense. Comment ça allait finir, ça, on ne le savait pas. D'ailleurs, quand le match s'est terminé, quand il n'y avait plus de temps affiché sur le tableau, on s'est dit : «On peut courir, crier, ouvrir les bières ?»" (L'Equipe TV) Daouda Karaboué: Habitué à suivre son Mondial du banc, il a cette fois eu voix au chapitre un peu plus souvent. Décisif face à la Hongrie, il est d'ailleurs le meilleur gardien du tournoi au pourcentage d'arrêts. Son Mondial: "On a beaucoup fêté notre victoire hier soir. Ça fait du bien, c'est une reconnaissance par rapport à ce qu'on a pu faire, quatre étoiles sur le maillot ce n'est pas rien. C'était un moment unique de se rendre à l'Elysée. On ressent une très grande joie, ça nous a beaucoup touchés. La médaille, je vais la donner à ma fille, pour lui montrer que tout est possible, que l'on peut atteindre ses rêves en travaillant." Thierry Omeyer: Sa finale à moitié manquée lui restera forcément en travers de la gorge, mais le gardien de Kiel a une nouvelle fois été précieux tout au long de ce Mondial. Son influence n'a pas d'égal, et il est toujours capable de faire basculer un match à lui tout seul. Son Mondial: "En finale, tout le monde a été grandiose, tous les joueurs me disaient : «ça va venir, ça va venir», Claude me disait: «reconcentre-toi, remets-toi». Donc j'ai essayé, puis voilà, à la fin on gagne, on est champions du monde, c'est magnifique." (Le Monde) Bertrand Roiné: Pour sa première grande compétition, lui aussi a dû vivre un Mondial frustrant. Timide au départ, il a finalement déclaré forfait après une blessure face à la Hongrie. Son Mondial: "On me donnait enfin du temps de jeu (il n'avait joué que 30 minutes au total avant ce match face à la Hongrie, ndlr), j'aurais enfin pu faire un grand premier match complet en équipe de France. Mais j'espère que ce n'est que partie remise. Je suis optimiste." (Ouest-France) Cédric Sorhaindo Dans l'ombre de Bertrand Gille, il a été moins en vue que lors des deux années précédentes. Un peu plus relâché en défense, il a su se reprendre en fin de tournoi, même si son rendement n'est pas encore parfait. Son Mondial: "Moi qui suis timide, ça me fait un peu bizarre de vivre ces moments-là. Ce genre de chose permet de pouvoir partager un peu plus mes émotions, mon ressenti. Cette solidarité, ce partage, nous a fait gagner. Au lieu de s'éparpiller, on a réussi à se reconcentrer vers l'objectif commun : gagner cette finale. On ressent beaucoup de joie, ça fait également beaucoup de bien à notre sport."