Les Etats-Unis se font hara-kiri

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Les Etats-Unis se font hara-kiri
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A la surprise générale, le Japon a remporté la Coupe du monde féminine en dominant les Etats-Unis (2-2, tab: 3-1), dimanche soir, à Francfort. Les Nadeshiko gagnent donc leur premier titre mondial et privent les Stars and Stripes de leur troisième. Mais les tombeuses de la France, qui menaient par deux fois au score, ne peuvent s'en prendre qu'à elle-mêmes.

A la surprise générale, le Japon a remporté la Coupe du monde féminine en dominant les Etats-Unis (2-2, tab: 3-1), dimanche soir, à Francfort. Les Nadeshiko gagnent donc leur premier titre mondial et privent les Stars and Stripes de leur troisième. Mais les tombeuses de la France, qui menaient par deux fois au score, ne peuvent s'en prendre qu'à elle-mêmes. "17 juillet 2011. Mon rêve devient réalité". Sur son compte Twitter, quelques heures avant la finale de la Coupe du monde féminine face au Japon, l'attaquante américaine Alex Morgan croyait dur comme fer à une troisième couronne mondiale après 1991 et 1999. Le rêve, la joueuse du Western New York Flash et ses coéquipières l'ont frôlé à deux reprises. Une première fois après l'ouverture du score de "Baby Horse" qui, entrée à la pause et lancée par Megan Rapinoe, décochait une frappe victorieuse du gauche (69e). Puis une seconde, après qu'Abby Wambach ait redonné l'avantage d'un coup de tête à la reprise d'un centre... d'Alex Morgan (104e). Mais le rêve a tourné au cauchemar. Précisément quand Homare Sawa, élue meilleure joueuse du tournoi, déviait un corner dans le but d'Hope Solo (117e) pour arracher la prolongation et la séance de tirs au but. Une séance fatale aux Stars and Stripes. Boxx et Heath butaient sur la gardienne japonaise Kaihori, Lloyd tirait au-dessus et la portière américaine Solo, élue meilleure gardienne du tournoi, n'en repoussait qu'un, celui de Nagasato. Evidemment, les visages des Américaines en disaient long sur leur déception. "C'est dur de perdre", se contentait de reconnaître Pia Sundhage, la sélectionneuse américaine, sur Eurosport. Surtout au terme d'un match archidominé par ses joueuses. Une défense perméable Mais celles-ci ont soit manqué de précision, à l'image de ces frappes non cadrées de Cheney (8e, 34e), Lloyd (10e), Rapinoe (12e, 18e), O'Reilly (90e+1) ou Morgan (95e). Soit d'efficacité face à la redoutable Kaihori, comme Wambach (64e et 92e). Soit de réussite, comme sur ce missile de l'icône Wambach sur la barre (28e) ou ce centre côté droit coupé par Morgan, ralenti par Kaihori, et renvoyé sur la ligne par cette diablesse de Sawa (49e). Mais les Américaines ont surtout pêché en défense, comme en témoigne le premier but encaissé, conséquence d'un dégagement de Buehler sur Krieger, qui redonnait maladroitement à Miyama qui, seule, parvenait à trouver la faille (80e).