Les enjeux groupe par groupe

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Les enjeux groupe par groupe
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Si l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne, assurés de terminer en tête de leurs poules, ont d'ores et déjà validé leur billet pour le Championnat d'Europe 2012, ils sont encore six à espérer glaner directement ce précieux sésame à l'issue de la campagne éliminatoire qui s'achève ce mardi. Huit places de barragistes seront également allouées. Résumé de la situation groupe par groupe.

Si l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne, assurés de terminer en tête de leurs poules, ont d'ores et déjà validé leur billet pour le Championnat d'Europe 2012, ils sont encore six à espérer glaner directement ce précieux sésame à l'issue de la campagne éliminatoire qui s'achève ce mardi. Huit places de barragistes seront également allouées. Résumé de la situation groupe par groupe. GROUPE A Déjà qualifié : Allemagne. En ballotage pour les barrages: Turquie, Belgique. Huit matches, huit victoires, vingt-huit buts inscrits, cinq encaissés. Premier pays à se qualifier pour la phase finale de l'Euro 2012, le 2 septembre dernier, à l'issue de sa cinglante victoire face à l'Autriche (6-2), l'Allemagne a survolé sa campagne éliminatoire, ne laissant aucune opportunité à ses adversaires de lui voler la vedette dans ce groupe A. Engagés dans la course à la deuxième place, la Turquie et la Belgique, respectivement deuxième (14 points) et troisième (12 points), auront fort à faire pour arriver à titiller la Mannschaft, vendredi et mardi, à l'occasion des deux dernières levées de ces éliminatoires. En jeu, une seconde place qualificative pour les barrages de l'Euro. Avec deux points d'avance sur le rival belge et l'avantage du terrain face aux Allemands, les Turcs semblent les mieux embarqués pour poursuivre l'aventure européenne. GROUPE B Déjà qualifié : Aucun. En ballotage : Russie, Irlande, Arménie, Slovaquie. C'est probablement l'un des groupes les plus indécis de cette campagne éliminatoire de l'Euro 2012. Si la Russie est provisoirement en tête de la poule B, ils sont encore quatre à pouvoir s'adjuger le trône de leader. Une contre-performance des Russes, vendredi en Slovaquie, pourrait d'ailleurs permettre au dauphin irlandais, en déplacement à Andorre, de prendre les commandes. De son côté, l'Arménie, postée en embuscade à la troisième place, espère bien jouer les troubles-fêtes en Irlande lors de l'ultime journée. Une rencontre qui pourrait bien s'avérer décisive dans la course aux barrages. Toutes ces sélections devront viser un quasi sans-faute pour s'assurer un billet direct pour l'Euro ou au moins un laisser-passer pour les barrages. GROUPE C Déjà qualifié : Italie. En ballotage pour les barrages : Serbie, Estonie, Slovénie. L'Italie n'ayant pas fait de détail en s'accaparant facilement la première place du groupe C, les autres pensionnaires de la poule n'ont d'autres choix que de récolter les miettes, en luttant pour le gain de la deuxième place. Et à ce petit jeu là, la Serbie semble la mieux armée pour obtenir gain de cause à l'arrivée car derrière, l'Estonie et la Slovénie, respectivement troisième et quatrième, ont déjà disputé neuf matches quand les Serbes n'en ont joué que huit. Une victoire de Milan Bisevac et consorts face au leader italien, vendredi à Belgrade, leur permettrait même de se qualifier directement pour les barrages et de mettre fin aux hostilités avant même l'ultime levée. La tâche ne s'annonce pour autant pas gagnée lorsque l'on sait que Cesare Prandelli, le sélectionneur de la Squadra Azzura, alignera une équipe compétitive, de manière à "respecter le fair-play". GROUPE D Déjà qualifié : Aucun. En ballotage : France, Bosnie, Roumanie. Pas officiellement mise hors-jeu, la Roumanie, reléguée à quatre longueurs de la deuxième place, ne se fait guère d'illusions quant à ses chances de qualification pour les barrages. Il est d'ailleurs à parier que la campagne éliminatoire du groupe D livrera son épilogue lors de l'ultime journée avec un match-couperet entre le leader français et son dauphin bosnien. Deux victoires face à l'Albanie et au Luxembourg, vendredi, permettraient ainsi aux Français et Bosniens de s'offrir une finale au Stade de France, le mardi suivant. Si ce scénario venait à se concrétiser, le gagnant de cette confrontation franco-bosnienne s'assurerait un aller simple pour l'Euro tandis que son adversaire du soir serait contraint d'en passer par l'écueil des barrages. A noter qu'avec une longueur d'avance sur la Bosnie, les Tricolores pourraient se contenter d'un match nul. GROUPE E Déjà qualifié : Pays-Bas. En ballotage pour les barrages : Suède, Hongrie. Solides leaders avec huit victoires pour autant de matches disputés, les Pays-Bas dominent de la tête et des épaules ce groupe E. Les Néerlandais n'ont d'ailleurs besoin de ramener qu'un petit point de leur confrontation avec la Moldavie, vendredi, pour s'assurer la première place du groupe. Au pire, deux défaites leur garantiraient tout de même le précieux sésame, en tant que meilleurs deuxièmes. Derrière, la Suède et la Hongrie devraient ainsi se livrer une rude bataille lors des deux dernière journées pour s'adjuger la deuxième place. Avec un match en moins et le même nombre d'unités au compteur que les Hongrois, les Suédois ont toutes les cartes en main pour être récompensés. Un succès en Finlande, vendredi, leur permettrait de clore l'affaire et d'aborder avec le plein de confiance l'ultime confrontation face au leader néerlandais. Un match à ne pas négliger qui pourrait permettre à la Hongrie d'endosser le statut de meilleur deuxième et d'éviter ainsi l'épisode barrages. GROUPE F Déjà qualifié : Aucun. En barrages : Croatie, Grèce. Croates et Grecs n'ont pas eu à forcer leur talent pour s'extirper d'un groupe F peu relevé, également composé par Israël, la Géorgie, la Lettonie et Malte. Leader de la poule, avec un petit point d'avance sur la Grèce, son futur adversaire, la Croatie pourrait bien sceller définitivement le sort de la poule en question, vendredi, à l'occasion de la onzième et avant-dernière journée de ces éliminatoires de l'Euro 2012. "Notre plan est de gagner en Grèce et de nous assurer ainsi la qualification pour la Pologne et l'Ukraine", confessait récemment le sélectionneur croate, Slaven Bilic, lors d'une conférence de presse. "Ça ne sera pas du tout facile, car la Grèce figure depuis une dizaine d'années au sommet du football européen, mais nous sommes aussi conscients de nos qualités", concluait-il. GROUPE G Déjà qualifié : Aucun. En ballotage : Angleterre, Monténégro, Suisse. Si l'Angleterre a un pied et demi en Ukraine et Pologne, elle devra encore ramener un point de sa confrontation avec le Monténégro, son dauphin, qu'elle devance de six longueurs, vendredi, pour valider officiellement son sésame pour l'Euro. Si son adversaire du soir n'est pas encore évincé de la course à la première place, il devra réaliser un sans-faute pour espérer contrarier les plans des Anglais. De son côté, la Suisse, reléguée à trois longueurs de la deuxième place, a encore un coup à jouer dans ces éliminatoires puisqu'une victoire face au Pays de Galles, cumulée à un revers du Monténégro en Angleterre, lui permettrait de s'offrir une finale à domicile, mardi, face aux protégés de Branko Brnovic. GROUPE H Déjà qualifié : Aucun. En ballotage : Portugal, Danemark, Norvège. Avec treize points au compteur, le Portugal, le Danemark et la Norvège sont au coude-à-coude dans la lutte pour la première place. Respectivement opposés à Chypre et à l'Islande, Danois et Portugais ont l'occasion de prendre les devants de ce groupe H avant de s'affronter en clôture de la phase de poules, ce mardi. De son côté, la Norvège n'a plus qu'un match à disputer, face à Chypre, mardi prochain. Seule une victoire pourrait lui permettre de rester en vie et d'espérer être récompensé de ses efforts par un ticket pour les barrages. Mais la route est encore longue et semée d'embuches... GROUPE I Déjà qualifié : Espagne. En ballotage pour les barrages : République tchèque, Écosse. Qualifié pour la phase finale de l'Euro 2012, le champion d'Europe espagnol, privé de Cesc Fabregas, aura fort à faire pour ramener un succès de République tchèque, seul adversaire à l'avoir véritablement titillé jusqu'alors (2-1). Talonnés de deux longueurs par l'Écosse, les coéquipiers de Petr Cech ne sont pas assurés d'entrevoir les barrages et seraient inspirés de s'illustrer face à la Roja, vendredi, afin de maximiser leurs chances de qualification. De leurs côtés, les Ecossais n'ont plus leur destin entre leurs mains et ne peuvent qu'espérer un faux-pas des Tchèques lors des deux dernières journées pour être gratifié d'un pass pour les play-offs. Tout en évitant de laisser traîner des points en route au Liechtenstein et en Espagne...