Les enjeux de la 13e journée

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Les enjeux de la 13e journée
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Messieurs, affirmez-vous! A l'heure de se plonger dans le deuxième tiers du championnat, aucune hiérarchie ne se dessine encore. Pire, les supposés favoris n'ont toujours pas trouvé leur rythme de croisière, quand ils ne sont pas englués dans le bas du classement comme Monaco, qui affronte Arles-Avignon dans un duel de mal-classés. Quant au PSG, il va se frotter au synthétique lorientais, ce qui ne sied guère à Kombouaré.

Messieurs, affirmez-vous! A l'heure de se plonger dans le deuxième tiers du championnat, aucune hiérarchie ne se dessine encore. Pire, les supposés favoris n'ont toujours pas trouvé leur rythme de croisière, quand ils ne sont pas englués dans le bas du classement comme Monaco, qui affronte Arles-Avignon dans un duel de mal-classés. Quant au PSG, il va se frotter au synthétique lorientais, ce qui ne sied guère à Kombouaré. LES ENJEUX : Les supposés favoris vont-ils enfin s'affirmer ? A l'aube de la treizième journée d'un championnat qui en compte 38, la question mérite d'être posée. Chaque week-end, les fans de pronostics sportifs se mordent les doigts, s'arrachent les cheveux, à la lecture des résultats de Ligue 1, car le championnat ne semble jamais avoir été aussi homogène. Six points seulement séparent en effet Lens, 19e, de Paris, 3e ! Ainsi, lors de la journée précédente, aucune équipe mieux classée que son adversaire n'est parvenue à s'imposer ! Après un tiers de compétition déjà disputé, il serait donc temps que les supposés «gros» s'affirment et assument leurs supposées ambitions. Ainsi, les victoires de Bordeaux, Marseille et Lyon, qui accueillent respectivement Nancy, Lens et Nice sont attendues. Sur le papier, ces trois résultats ne font aucun doute. D'autant que les trois représentants français en Ligue des champions l'an passé ont des choses à se faire pardonner. Bordeaux n'a plus gagné depuis trois matches et reste sur un piteux match nul (1-1) à domicile face à Valenciennes. Marseille, logiquement battu à Paris (1-2) lors du "Classique", doit une revanche à ses supporters face au club nordiste, qui plus est relégable. Enfin, Lyon doit mettre un terme définitif à la crise qui le secoue depuis de longues semaines. Une défaite en clôture de cette 13e journée, dimanche soir sur sa pelouse face à Nice, ne serait pas le meilleur des moyens pour cela... Par ailleurs, les déplacements de Lille à Caen, du PSG à Lorient et de Rennes à Auxerre, s'ils sont certes plus périlleux, doivent se solder par des résultats positifs, afin de confirmer les montées en puissance de ces trois clubs. Mais la réalité, à n'en pas douter, sera toute autre... L'AFFICHE : Arles-Avignon-Monaco Bien sûr, cette affiche a de quoi surprendre. Pourtant, l'opposition entre Arlésiens et Monégasques est prometteuse à plus d'un titre. Le promu provençal a en effet enfin décroché une victoire cette saison parmi l'élite la semaine passée (3-2) face à Caen, qui confirme sa progression. Les cinq points qu'il a au compteur après 12 journées, Arles-Avignon les a en effet glanés lors des quatre dernières journées ! Preuve si besoin était du bien qu'a fait l'arrivée de Faruk Hadzibegic, il y a un mois de cela maintenant. Le cas de Monaco est plus délicat. Là où la situation de son prochain adversaire est finalement relativement logique, celle du résident de la Principauté relève de cette spécialité française qui veut que les ambitieux ne soient pas à la hauteur. Guy Lacombe et ses joueurs sont 18e du classement, et développent un jeu souvent jugé indigent, trop porté vers la défensive. Pourtant, les Monégasques restent sur une probante victoire (4-0) sur le terrain de Nancy, s'offrant un ballon de confiance bienvenu qui leur permet d'espérer en des jours meilleurs. Avec une équipe remaniée, l'ASM a d'ailleurs fait douter l'OM sur ses terres, mercredi soir, en quart de finale de la Ligue des champions, avant de s'incliner (1-2). Il faudra donc poursuivre sur cette lancée dans un duel de relégables, samedi, au Parc des sports d'Avignon. Au risque de voir le pouvoir princier, jusqu'ici étrangement calme, venir accentuer la pression sur Guy Lacombe, passé jusqu'alors entre les gouttes de la critique. LA PHRASE : "Demandez aux joueurs de Nancy ou Lorient s'ils aiment ça..." d'Antoine Kombouaré, à propos du terrain synthétique lorientais. Une semaine après s'être imposé (2-1) dans le choc face à l'Olympique de Marseille, le Paris Saint-Germain est attendu au tournant. A l'heure où l'environnement médiatique s'emballe et commence à parler du club de la capitale comme d'un prétendant au titre crédible, le déplacement en terre lorientaise, dimanche à 17h, rassemble tous les ingrédients d'un match piège. A commencer par la surface synthétique sur laquelle évoluent les Merlus depuis le début de saison, une surface qui ne sied guère à Antoine Kombouaré, l'entraîneur parisien : "Samedi, on fera une séance à huis clos sur synthétique, mis à disposition par les jeunes du club. Pour moi le foot ça se joue sur de l'herbe. Demandez aux joueurs de Nancy ou de Lorient s'ils aiment ça..." A priori, ils aiment. Les hommes de Gourcuff se sont en effet imposés quatre fois sur six matches disputés au Moustoir. La tâche parisienne ne s'annonce donc pas des plus faciles. LA STATISTIQUE : 832 Comme la durée d'invincibilité, en minutes, de Steeve Elana, une série qui a pris fin lors de la dernière journée à Lille (3-1). Les Brestois ont également subi à cette occasion leur première défaite depuis le 21 août mais ont tout de même réussi à conserver la tête du classement de Ligue 1. Reste à savoir si le gardien breton, fraîchement élu joueur du mois d'octobre, et ses coéquipiers auront digéré ce revers et parviendront à nouveau à rebondir face à des Sochaliens à la recherche d'une victoire depuis le 2 octobre, face à Lens (3-0).