Les dix boulettes de Domenech

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Les dix boulettes de Domenech
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CM2010 - D'un fiasco à un autre, le sélectionneur a fait quelques erreurs. Voici son Top 10.

CM2010 - D'un fiasco à un autre, le sélectionneur a fait quelques erreurs. Voici son Top 10.Statique. Comme son équipe. Un nul anesthésiant face à la Roumanie (0-0), une humiliation face aux Pays-Bas (4-1) et un dernier revers face à l'Italie (2-0), un point en trois matches. Le parcours des Bleus lors de l'Euro 2008 aurait conduit n'importe quel sélectionneur à démissionner ou à être démis de ses fonctions. Pas Raymond Domenech, qui, fort du soutien de la fédération, ne bouge pas. Deux ans plus tard, le premier tour tricolore s'achève avec un point, deux défaites et un nul. Le serpent se mord la queue.Impudique. Quelques minutes après un penalty provoqué par Eric Abidal - déjà - et une défaite face aux champions du monde italiens synonyme d'élimination, Raymond Domenech ne parle pas du niveau de jeu déjà affligeant de l'équipe de France mais préfère demander la main de sa compagne à l'antenne. Désormais sans poste, Raymond va avoir le temps de convoler. Si Estelle le veut.Retrouvez la demande en mariage de Raymond Domenech :Paranoïaque. Quelques jours après une défaite inaugurale face à l'Autriche (3-1), Raymond Domenech est sur ses gardes avant d'affronter la Serbie lors du deuxième match de qualification cette Coupe du monde. "L'odeur du sang vous intéresse", dit-il alors à une assemblée de journalistes s'attendant au licenciement du sélectionneur. Quatre-vingt dix minutes de jeu plus tard, la France s'impose face à la Serbie. Et RD sauve encore sa tête, malgré la "guillotine" - pour reprendre ses termes - dressée devant lui.Nébuleux. Je vous annonce les 23 dans le JT de TF1. Puis finalement, non, je donne 30 noms. Je mets quatre gardiens, dont un qui était déjà rentré à la maison deux ans plus tôt. Je n'appelle ni Karim Benzema – passe encore – ni Samir Nasri, ni Patrick Vieira. Un vrai leader de vestiaire que je surnomme «Pat» mais que je ne prends pas soin d'appeler. Quelques jours plus tard, je donne 24 noms. Exit le gardien expérimenté. Le troisième gardien se blesse pendant la compétition. On en appelle un cinquième. Logique.Infidèle. Non pas à Estelle mais à Thierry. Domenech ne voulait même pas l'emmener en Afrique du Sud. Capitaine lors de la phase de qualification, Henry le «tricheur» accepte son statut de remplaçant. Totalement borduré lors de la phase finale, où il n'est plus que le troisième – quatrième ? - choix au poste d'avant-centre derrière l'indocile Anelka et les limités André-Pierre Gignac et Djibril Cissé. Face à l'Afrique du Sud, pour sa dernière sélection, Henry fait honneur au maillot bleu. Une fois de plus.Inconstant. Habitué au 4-4-2, avec deux milieux récupérateurs, Domenech décide soudain de changer son fusil d'épaule après le forfait de Lassana Diarra. Place au 4-3-3 face au Costa Rica et une victoire plutôt rassurante. S'ensuivent deux purges, en Tunisie (1-1) et face à la Chine (0-1). Raymond finit par revenir en arrière pour le premier match face à l'Uruguay. Résultat : un but marqué en trois matches et par Florent Malouda, laissé sur le banc face à la Celeste... Bref.Têtu. Sidney Govou et Nicolas Anelka. Depuis le début des matches amicaux, ce duo ailier droit – avant-centre avait montré ses limites : physiques, techniques et tactiques. Pourtant, Domenech les aligna à deux reprises, face à l'Uruguay puis contre le Mexique. Pour le remercier, Govou manqua d'entrée une énorme occasion contre la Celeste et Anelka l'insulta à la mi-temps du match face au Mexique. On a connu moins ingrats.Masochiste. Insulté par Anelka, renié par ses joueurs, Raymond Domenech lit lui-même le communiqué des mutins devant la presse. Pas besoin d'en dire plus.Raymond Domenech a lu dimanche un communiqué des joueurs s'opposant à l'exclusion de Nicolas Anelka. Propos recueillis par Pascal Normand, à Knysna, pour Europe 1:Rancunier. Pour son dernier match à la tête des Bleus, Domenech réussit encore à se faire remarquer. Evidemment pas sur le terrain – OK, elle est facile - mais au bord en refusant de serrer la main de son homologue sud-africain, Carlos Alberto Parreira, qui, lui, a remporté une Coupe du monde – facile aussi. En conférence de presse, le patron des Bleus se dérobe et refuse d'avancer une explication. Son homologue le fera quelques minutes plus tard : Domenech n'avait pas apprécié les critiques émises contre son équipe après le barrage face à l'Irlande. Il n'y a que la vérité qui blesse, dit-on.(Re)découvrez la poignée de main manquée entre Parreira et Domenech :