Les Celtics n'abdiquent pas

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Les Celtics n'abdiquent pas
@ Reuters
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NBA - Boston a recollé à 2-2 face à Los Angeles lors des Finales NBA.

NBA - Boston a recollé à 2-2 face à Los Angeles lors des Finales NBA.Boston-LA Lakers 96-89Lakers et Celtics sont à égalité 2-2, prochain match, dimanche, à BostonL'essentiel est évidemment dans la victoire. Et le succès décroché par ses Celtics 96-89 suffit ainsi au bonheur de Doc Rivers, l'entraîneur de la franchise au trèfle. Revenu à 2-2 dans les Finals NBA, Boston a en effet gardé intacts ses espoirs de 18e titre et reverra donc Los Angeles, après une cinquième manche, forcément capitale, dimanche, au TD Banknorth Garden. Pour autant, après quatre déjà quatre matches, le coach des Celtics n'a toujours pas trouvé la formule pour faire briller ses leaders de concerts. Car si la traction arrière Rajon Rondo-Ray Allen a flambé lors du match 2 pour revenir de L.A. avec un succès dans les bagage ou si Kevin Garnett s'est rappelé au bon souvenir de tous lors de la troisième manche, cette fois vainement, les habituels tauliers du Big Four semblent le plus souvent souffrir de la comparaison avec le tandem Kobe Bryant-Pau Gasol...Mais l'essentiel est donc la victoire et tant pis si le Big Four, si ce n'est Ray Allen, était sur le banc lorsque les Celtics ont dessiné, à l'entame de la dernière ligne droite, les contours de ce second succès. "Je ne pense pas que les gars y prêtent attention et c'est ce qui explique qu'on en est là, a ainsi expliqué Doc Rivers, c'était même impressionnant de les voir autant encourager leurs partenaires. C'est le banc le plus bruyant que j'ai eu l'occasion de voir: la manière dont nos titulaires ont supporté ceux qui étaient sur le terrain était terrible." Il y avait certes de quoi à voir Glen Davis et consorts faire la différence alors que les Lakers avaient jusque là fait l'essentiel de la course devant. Sans néanmoins jamais parvenir à créer le moindre écart...Après un premier quart particulièrement équilibré, les Lakers réussissaient certes à rester en tête tout au long du deuxième acte, mais leur avance plafonnait alors à six unités et les Celtics pointaient même à seulement trois points au moment de passer aux vestiaires (45-42). Même constat après la pause puisque Boston parvenait même à brièvement repasser en tête malgré trois tirs primés de Kobe Bryant en à peine trois minutes, Los Angeles attaquant finalement la dernière ligne droite avec deux longueurs d'avance (62-60). Aussi les vedettes du Massachussetts pouvaient bien s'extasier à voir leurs doublures prendre leurs aises grâce à un 11-2 pour démarrer le quatrième acte! Big Baby Davis attaquant la période comme il avait achevé la précédente, c'est-à-dire sur un panier près du cercle, il ne leur avait pas fallu longtemps pour égaliser. Et si Pau Gasol remettait les siens une dernière fois en tête, l'Espagnol manquait en suite trois tirs en deux minutes, Kobe Bryant se faisant, lui, contrer par Tony Allen sur une tentative à trois points. De quoi permettre à Big Baby, finalement auteur de 18 points à 7 sur 10, de revêtir le costume de héros avec un nouveau layup puis une action à trois points alors que Ray Allen retrouvait enfin la mire. Deux jours après avoir touché le fond avec son 0 sur 13 aux tirs, l'ancien Sonic devait certes se contenter de 12 points à 4 sur 11 mais ajoutait deux paniers précieux contribuant à l'échappée des hôtes de la soirée. Forts de leurs huit points d'avance, les Celtics n'avaient dès lors qu'à entretenir l'écart. Ce qui fut fait et bien fait en dépit des fautes techniques sifflées à l'encontre de Rasheed Wallace et Nate Robinson. Mais le lutin de Boston se faisait néanmoins pardonner en signant six points en moins de deux minutes pour terminer avec 12 points au compteur et parachever le travail du banc. Avec 19 points, 6 rebonds et 5 passes, Paul Pierce n'a certes pas démérité, mais le MVP des Finals 2008 a bien du mal à rivaliser avec son successeur au tableau d'honneur Kobe Bryant, une fois encore meilleur marqueur du match avec 33 points, mais toutefois incapable de relancer ses Lakers dans les dernières minutes. Pas plus que Pau Gasol, qui a certes remporté son duel face à Kevin Garnett avec 21 points contre 13, mais dont les échecs dans le dernier quart ont pesé sur la victoire des Celtics. Et ce d'autant plus que derrière l'axe fort des Lakers, les seconds rôles l'ont joué discret et ont souffert de la comparaison avec leurs vis-à-vis...