Les Bleus toujours en vie

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Les Bleus toujours en vie
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L'équipe de France continue sa route dans l'Euro 2011. Surpris la veille par la Belgique (1-3), les hommes de Philippe Blain n'avaient besoin que d'un set contre l'Italie, après la victoire de la Finlande contre les Belges (3-0), pour survivre à la phase de poules. Les Bleus ont fait mieux, battant les Italiens, certes en roue libre, en cinq manches (26-28, 22-25, 25-17, 25-21, 15-11). Un succès de prestige encourageant avant d'affronter mercredi la Turquie.

L'équipe de France continue sa route dans l'Euro 2011. Surpris la veille par la Belgique (1-3), les hommes de Philippe Blain n'avaient besoin que d'un set contre l'Italie, après la victoire de la Finlande contre les Belges (3-0), pour survivre à la phase de poules. Les Bleus ont fait mieux, battant les Italiens, certes en roue libre, en cinq manches (26-28, 22-25, 25-17, 25-21, 15-11). Un succès de prestige encourageant avant d'affronter mercredi la Turquie. Il y a du mieux. Mais encore beaucoup trop de trous d'air pour oser sortir les trompettes après la victoire de l'équipe de France contre l'Italie (26-28, 22-25, 25-17, 25-21, 15-11). Un succès de prestige certes contre le sextuple champion d'Europe (1989, 1993, 1995, 1999, 2003, 2005), qui assure aux Bleus la deuxième place du groupe C à l'issue de la phase de poules de l'Euro 2011 et donc une place en barrages, mais qu'il faut remettre dans son contexte. En gagnant un premier set que les Bleus auraient dû enlever, les hommes de Mauro Berruto, alors assurés de terminer à la première de leur groupe et donc de se qualifier directement pour les quarts de finale de la compétition, n'avaient plus rien à gagner dans ce match. Les Bleus, eux, avaient encore besoin de grappiller une manche, une seule, pour enfiler le costume de dauphin des Transalpins après la défaite dans l'après-midi de la Belgique, laquelle leur avait joué une bien vilaine farce la veille, contre la Finlande (0-3)... Autant dire que la troupe de Philippe Blain avait de bonnes raisons de ne rien lâcher. Une motivation pas suffisante pour gommer les approximations tricolores déjà notées dans la première manche. Bien partis dans ce premier set (18-14), les Bleus l'avaient laissé filer après un terrible passage à vide, exploité par Travica (0-7), que les deux contres successifs de Rouzier puis Ngapteh pour revenir à égalité (21-21) n'auront pas suffi à effacer (26-28). Même scénario dans la deuxième manche, avec une entame en faveur des Bleus (8-3) soudain balayée par une réception en berne et un brin de réussite dans le camp adverse (22-25). Trèfle, le porte-bonheur On craint alors une redite de la mauvaise blague belge. Mais Earvin Ngapeth, le leader de jeu, et ses coéquipiers ne cèdent ni à la panique ni à l'abattement. Profitant d'une baisse de régime progressive des Italiens, les Bleus repartent à l'assaut. Et finissent enfin par accrocher ce set qu'ils désiraient tant (25-17). Mieux, les Français, soudain libérés, tant par ce billet en poche que par les entrées en jeu convaincantes de José Trèfle, le central de Sète et vétéran de cette équipe, et de son coéquipier de l'Arago, Benjamin Toniutti, à la passe aux dépens respectivement de Gérald Hardy-Dessources et du capitaine Pierre Pujol, enchaînent pour mettre la main sur la quatrième manche (25-21) puis que le tie-break (15-11). Une fin de match qui laisse entrevoir le potentiel de cette équipe et les réflexions que devra mener Philippe Blain ces deux prochains jours. Osera-t-il couper son capitaine pour installer Toniutti à la passe contre la Turquie ? Peut-il se priver de Trèfle qui aura joué le rôle de porte-bonheur face aux Italiens ? Les Bleus ont deux jours pour souffler sur les braises de cette victoire de prestige. Histoire de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Et se donner une chance de se tester, a priori, face à la Serbie en quart de finale.