Les Bleus solidaires ? pas vraiment…

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Les Bleus solidaires ? pas vraiment…
@ REUTERS
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ÉQUIPE DE FRANCE - Le Parisien a décortiqué les témoignages des Bleus sur la mutinerie de Knysna.

Ce que tout le monde pressentait est maintenant confirmé : les joueurs n'étaient pas tous solidaires de la grève de l'entraînement et du clash entre Nicolas Anelka et Raymond Domenech. Le quotidien Le Parisien publie mardi le témoignage des Bleus devant la mission d'information menée par la FFF et chargée d'éclaircir les circonstances de la grève.

Tout le monde a encore en tête ces images improbables. Un bus aux rideaux tirés, un sélectionneur apathique qui s'avance devant les journalistes pour lire le texte des joueurs. La suite, on la connaît. Pas d'entraînement ce jour-là, une dernière défaite contre l'Afrique du Sud (2-1) et un retour en catimini des joueurs en France. Mais que s'est-il vraiment passé ce 20 juin, le jour de la désormais célèbre mutinerie ?

Raymond Domenech lit le communiqué des joueurs :

Du 26 juillet au 3 août dernier, 18 des 23 joueurs présents en Afrique du Sud ont été auditionnés pour éclaircir le fiasco de la Coupe du monde. Le Parisien s'est procuré les bonnes feuilles du rapport. Pas de véritable scoop mais quelques phrases bien croustillantes. Premier auditionné et premier à dégainer : Yoann Gourcuff. "Je ne me sentais pas concerné". Placé dans le camp des "suiveurs", le meneur de jeu français tente de se couvrir sans pour autant donner de noms.

Cissé furieux

Devant la commission, les langues se délient peu à peu. L'attaquant du Panathinaïkos, Djibril Cissé, ne mâche pas ses mots. "Je me suis fait chier pendant deux ans pour revenir en équipe de France, j'ai fait des sacrifices et tout ça a été foutu en l'air par quelques-uns." Cissé ne joue pas non plus au délateur. Il ne donne aucun nom mais son témoignage confirme l'impression qu'il y avait bien certains meneurs dans le groupe.

Un autre témoignage intéressant ressort de cette mission d'information. Thierry Henry n'a pas pris position pendant l'affaire Knysna et il l'explique : "moi, je sortais d'une affaire où j'ai été abandonné, livré à la vindicte de l'opinion publique et, là, je n'ai trouvé aucun soutien. Je me voyais mal m'ériger en donneur de leçons. J'ai fermé ma gueule."

Plus anecdotique, les joueurs se plaignent aussi des conditions de vie à Knysna. Un terrain d'entraînement qu'ils jugent "cabossé", "inadapté à la pratique du foot", et un isolement difficile à supporter. "On était dans un bunker". Un autre joueur compare même Knysna au "Loft". Un Loft peut-être mais sans aucun trophée à la clef. Seule récompense pour les Bleus, la honte.