Les Bleus ne sont pas en Berne

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Les Bleus ne sont pas en Berne
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Emmenée par Brian Joubert et son couple de danseurs, Nathalie Péchalat-Fabian Bourzat, l'équipe de France de patinage artistique se présente avec des ambitions bien précises aux championnats d'Europe, qui se tiennent à Berne du 26 au 29 janvier. Chez les dames et en couples, une médaille est peu probable mais les hommes peuvent viser deux breloques, avec Joubert mais aussi Amodio.

Emmenée par Brian Joubert et son couple de danseurs, Nathalie Péchalat-Fabian Bourzat, l'équipe de France de patinage artistique se présente avec des ambitions bien précises aux championnats d'Europe, qui se tiennent à Berne du 26 au 29 janvier. Chez les dames et en couples, une médaille est peu probable mais les hommes peuvent viser deux breloques, avec Joubert mais aussi Amodio. Deux médailles minimum. Sur quatre catégories au programme des championnats d'Europe de Berne, qui ont commencé avec les qualifications dames mardi et s'achèveront samedi, l'objectif de l'équipe de France de patinage artistique se veut plutôt ambitieux. Le Directeur technique national, Xavier Sendra, s'est voulu très clair: "On y va conquérant avec l'espoir de remporter au moins un titre en danse, et si possible deux titres. Deux médailles, c'est un objectif qu'on peut facilement atteindre. Chez les garçons, le titre est aussi envisageable, soit avec Brian Joubert, soit avec Florent Amodio." Les principales - et les seules - chances françaises sont ainsi résumées. Trop loin du top niveau européen en couples et chez les dames, où Maé-Bérénice Meïté s'est toutefois brillamment qualifiée à la deuxième place, les Français comptent uniquement sur le patinage masculin et sur leurs danseurs Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat pour occuper les podiums. Une analyse plutôt logique et réaliste au vu des derniers résultats. Concernant Péchalat et Bourzat, ils se présentent clairement parmi les favoris de la compétition. Pleins d'envie après deux quatrièmes places européennes lors des deux dernières éditions, les danseurs restent sur deux succès lors de la Coupe de Chine et du Trophée Bompard. Leur programme court mercredi ouvre concrètement le bal de ces championnats d'Europe, en attendant le lendemain et l'entrée en lice des garçons, qui abordent ce rendez-vous avec d'immenses ambitions. Si Brian Joubert a repris le leadership en remportant son septième titre de champion de France à Tours en décembre, une nouvelle concurrence pointe très sérieusement son nez en la personne de Florent Amodio. "Champion de France, c'est très important parce qu'on commençait à dire que j'étais numéro 2 français, que j'étais dépassé, admet ainsi le déjà triple champion d'Europe. C'est vrai que Florent pousse beaucoup, mais je ne veux pas lui laisser ma place comme ça." Joubert, l'Europe l'inspire Les saines hostilités sont lancées, et Joubert sait que son principal adversaire, plus que le Tchèque Tomas Verner, pourrait bien être le "trublion" Amodio, comme le nomme Xavier Sendra. A vingt ans seulement, le Brésilien de naissance a remporté deux fois l'argent et une fois l'or sur les trois dernières éditions du championnat de France, tout en terminant deuxième au Bompard. Sans cette récente récompense à Tours, obtenue sans quadruple saut lors du programme libre, il n'est vraiment pas certain que Joubert soit arrivé à Berne dans un état psychologique propice à la haute compétition. "Après les JO, il a fallu remettre en question la préparation, l'état d'esprit et mon entourage. Il a fallu me reconstruire parce que ça m'a quand même pas mal affecté. Heureusement, j'ai décroché une médaille aux championnats du monde... Et pour moi, le championnat de France est la compétition la plus difficile, celle où je ressens le plus de pression, le plus de stress. Si je passe ce cap, c'est bon signe en général." Mais champion de France ou pas, Joubert est de toute façon particulièrement inspiré lorsqu'il s'agit d'Europe. Depuis sa première participation en 2002, le Poitevin a toujours terminé sur le podium, avec trois médailles de bronze, deux en argent et trois titres (2004, 2007, 2009). "C'est une compétition dans laquelle je me sens bien. Il faut y aller en se disant que je me suis donné les moyens d'être prêt et que je suis prêt. On part bien." Quant à Alban Préaubert, troisième larron de la bande, ses ambitions sont également haut placées mais il est conscient que l'important contingent français l'obligera à l'excellence (d'autant qu'il souffre d'une fissure au ménisque gauche). "On rêve du triplé français. On en a les moyens, mais politiquement on sait que c'est dur de placer toutes les cartouches en haut. On est tous capables de monter sur le podium. Si on analyse bien le début de saison, nous, les Français, avons été les plus forts." L'Europe attend de voir. Il faudra donc leur montrer, les garçons.