Les Bleus n'y arrivent pas

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Les Bleus n'y arrivent pas
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La victoire d'Edvald Boasson Hagen à Pinerolo laisse les Français toujours fanny de la moindre victoire d'étape sur ce Tour. Or cette arrivée italienne représentait sans doute la dernière occasion de s'imposer avant quatre derniers jours peu favorables. Derrière le beau maillot jaune de Thomas Voeckler, c'est donc la soupe à la grimace pour les Bleus.

La victoire d'Edvald Boasson Hagen à Pinerolo laisse les Français toujours fanny de la moindre victoire d'étape sur ce Tour. Or cette arrivée italienne représentait sans doute la dernière occasion de s'imposer avant quatre derniers jours peu favorables. Derrière le beau maillot jaune de Thomas Voeckler, c'est donc la soupe à la grimace pour les Bleus. Quatre dans les dix premiers mais toujours pas de victoire ! A Pinerolo, comme depuis le début de ce Tour, les Bleus se sont montrés mais ne parviennent toujours pas à conclure. A l'image de Jérémy Roy souvent aux avant-postes durant la première semaine ou de Romain Feillu échouant d'une roue face à Tyler Farrar à Redon, ce sont cette fois Sandy Casar, Julien El Farès, Sylvain Chavanel et le jeune Jonathan Hivert qui ont tenté leur chance. En vain, puisque Edvald Boasson Hagen a de nouveau surgi de sa boîte pour placer une accélération dévastatrice dans la petite côte de Pramartino avant de résister dans les huit derniers kilomètres de descente et de plat. Et là où la Norvège glane son quatrième succès d'étape avec seulement deux engagés au départ (Hushovd et Boasson Hagen), les 45 Français sont eux toujours bredouilles à quatre jours des Champs-Elysées. Le constat est implacable et, il faut le dire, cruel surtout si l'on se réfère à la belle moisson de l'été dernier (six succès). Simple panne de réussite ou absence réelle de leader ayant les épaules suffisamment solides ? Derrière Voeckler, le désert rôde en effet. Gadret a jeté l'éponge, usé par son Giro, Chavanel est handicapé par sa blessure à la clavicule, Charteau, si fringant l'an dernier pour enfiler le maillot à pois, est malade alors que Riblon peine également à confirmer. D'autres visent le général comme Coppel ou surtout Péraud, toujours onzième ce mercredi soir. Idem chez les jeunes où Jeannesson et Rolland, bridé qui plus est par son rôle auprès de Voeckler, peuvent encore rêver du maillot blanc. Hivert: "C'est de ma faute" Au vu du profil des prochains jours (deux étapes de haute montagne avec arrivées au sommet, un contre-la-montre exigeant et une arrivée probable au sprint dimanche), le zéro pointé n'est plus très loin, ce qui serait tout de même une première depuis 1999 ! Alors, forcément, la pression monte chez les Bleus: "C'est vrai que j'ai pensé à cette première victoire française sur le Tour mais les autres me surveillaient dans l'échappée", avoue ainsi Sylvain Chavanel devant les caméras de France 2. Moins surveillés, les jeunes tentent aussi leur chance comme Jonathan Hivert. L'espoir de Saur-Sojasun a rêvé d'ouvrir le compteur avant de se retrouver les fesses sur le bas-côté... puis de visiter quelques lacets plus loin la terrasse d'une maison transalpine. "J'ai essayé de tenter quelque chose mais quand on ne la connaît pas, c'est prendre des risques, note le jeune Français de l'équipe Saur-Sojasun. Je suis donc parti à la faute. Oui, on savait qu'il y avait des échappés qui pouvaient aller au bout mais je suis déçu car je n'ai pas réussi à conclure. C'est de ma faute..." Dur, dur à avaler à l'approche de Paris. A moins que Thomas Voeckler ne devienne le héros tant attendu et ne sauve la maison bleue. Celui attendu depuis 1985 (victoire finale de Bernard Hinault) ou même 1997 pour un podium (avec Richard Virenque)... Ce mercredi, ce Voeckler en jaune est plus que jamais l'arbre qui cache la forêt des misères bleues.