Les Bleus en échec

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Les Bleus en échec
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La Biélorussie reste une énigme pour l'équipe de France qui, neuf mois après la défaite concédée au Stade de France (0-1), a dû vendredi, à Minsk, se contenter du match nul (1-1) en match éliminatoire de l'Euro 2012. La seule bonne nouvelle de la soirée pour les Bleus, toujours en tête de leur groupe, sera venue de Bucarest, où la Roumanie a surclassé la Bosnie (3-0).

La Biélorussie reste une énigme pour l'équipe de France qui, neuf mois après la défaite concédée au Stade de France (0-1), a dû vendredi, à Minsk, se contenter du match nul (1-1) en match éliminatoire de l'Euro 2012. La seule bonne nouvelle de la soirée pour les Bleus, toujours en tête de leur groupe, sera venue de Bucarest, où la Roumanie a surclassé la Bosnie (3-0). La Biélorussie peut être fière d'elle. Si elle ne participera peut-être pas au prochain Euro chez ses voisins Polonais et ukrainiens, la formation dirigée par Bernd Stange pourra se targuer d'avoir pris quatre points sur six à l'équipe considérée comme la favorite de ce groupe D, la France. Neuf mois après avoir réalisé un hold-up parfait à Saint-Denis (victoire 1-0), elle a cette fois tenu les Bleus en échec au terme d'un match durant lequel elle aura été certes dominée, mais aura fait valoir son courage, ce qui était suffisant ce vendredi pour prendre un point. Car en face, l'équipe de France n'a pas été transcendante, se mettant toute seule en difficulté en se marquant elle-même le premier but, avant de pécher dans la finition au plus fort de sa domination, particulièrement en seconde période. A l'arrivée, au regard de la victoire un peu plus tôt de la Roumanie sur la Bosnie (3-0), ce nul ne compromet pas les chances de qualification des troupes de Laurent Blanc, en tête du groupe avec quatre points d'avance sur la Biélorussie, cinq sur l'Albanie (qui joue mardi prochain en Bosnie) et la Roumanie, mais il retarde l'échéance espérée à l'automne prochain, avec, pour commencer, deux déplacements, sans doute les plus délicats de cette campagne, en Albanie puis en Roumanie. Bref, pas de quoi pavoiser au soir de ce nul qui permet à la France de porter sa série d'invincibilité à huit matches, pas de quoi non plus s'inquiéter outre-mesure pour l'avenir de Bleus, qui peuvent cependant se féliciter d'être tombés dans un groupe peu relevé. La maladresse d'Abidal... Laurent Blanc le confiait lui-même la veille du match, il ne savait pas trop à quoi s'attendre au moment de retrouver cette équipe de Biélorussie profondément remaniée par rapport à celle venue vaincre au Stade de France le 3 septembre 2010, six des onze joueurs titularisés au Dynamo Stadium n'ayant pas débuté le match aller à Saint-Denis. Le sélectionneur s'attendait en revanche à une tactique prudente de la part de son adversaire, là-dessus, son homologue allemand de la sélection biélorusse a trompé son monde, ses jeunes joueurs attaquant le mors aux dents cette deuxième confrontation de l'histoire face à la France. Lloris est ainsi le premier gardien en action sur un essai de Shitov qu'il boxe en corner (14e), Trubilo tirant au-dessus dans la foulée (15e). Rien de bien méchant, croit-on alors, sauf que les approximations techniques tricolores du début de match finissent par se payer: en retard côté droit, Rami commet une vilaine faute sur Tigorev, qui vaut un jaune au tout frais champion de France (19e) et un but dans la foulée, puisque le coup franc tiré par Kalachyov ne trouve pas Lloris, immobile, ni un pied ou une tête biélorusses, mais... Abidal qui pousse le ballon dans son propre but, à la grande joie du sympathique public du Dynamo Stadium (1-0, 20e). Les Bleus sont assez logiquement cueillis à froid, mais ont alors la bonne idée de calmer aussitôt les ardeurs adverses lorsque Malouda, profitant d'une remise dos au but de Benzema, enroule une frappe de l'entrée de la surface, qui trompe Veremko pour le sixième but en sélection du Guyanais (1-1, 22e). Benzema gâche Ce but a le don de galvaniser les "marins" français, qui se mettent à monopoliser le ballon et les occasions, mais ni Diarra, sur un corner de Nasri (35e), ni Ribéry, d'une frappe rasante à l'entrée de la surface (38e), ne trouvent le cadre. Au retour des vestiaires, c'est sensiblement la même chanson avec des Français plutôt dominateurs, mais pas assez efficaces dans la zone de vérité, à l'image de Benzema, trop personnel (62e), de Diaby, qui finit par s'emmêler les pinceaux dans la surface (64e), de Benzema encore, dont les deux frappes rasantes sont captées par Veremko (66e et 68e), ou de Malouda qui choisit la passe (contrée) pour Ribéry plutôt que le tir, alors qu'il est en bonne position devant le portier adverse (69e). Laurent Blanc tente alors l'option Rémy à la place de Diaby pour redynamiser l'attaque tricolore (72e), sans succès, les Bleus ne se créent plus d'occasion. Match nul donc, et sans doute des regrets pour ces Français qui, du coup, vont poursuivre en amical leur tounée dans l'Est, en Ukraine lundi puis en Pologne jeudi, le coeur un peu moins léger. Au moins, cela permettra à tout ce petit monde de rester concentrés et à Laurent Blanc d'éviter de se transformer en GO de colonie de vacances...