Les Bleuets à leurs regrets...

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Les Bleuets à leurs regrets...
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Fin du rêve. L'équipe de France des moins de 20 ans ne disputera pas la première finale de Coupe du monde de son histoire. Emoussés physiquement quatre jours après leur succès contre les Australiens (31-25), les Bleuets de David Aucagne et Philippe Boher se sont usés au contact de l'Angleterre mercredi à Trévise, perdant pied en seconde période (18-33).

Fin du rêve. L'équipe de France des moins de 20 ans ne disputera pas la première finale de Coupe du monde de son histoire. Emoussés physiquement quatre jours après leur succès contre les Australiens (31-25), les Bleuets de David Aucagne et Philippe Boher se sont usés au contact de l'Angleterre mercredi à Trévise, perdant pied en seconde période (18-33). Rome avait été le bûcher des grands, les hommes de Marc Lièvremont, qui ce jour-là n'en étaient pas vraiment selon le sélectionneur du XV de France. Trévise restera le tombeau des minots, les Bleuets de Philippe Sella, tombés mercredi en demi-finale de la Coupe du monde des moins de 20 ans. Mais si Thierry Dusautoir et ses coéquipiers avait failli en mars contre l'Italie, Jean-Marc Doussain et ses copains n'ont eux pas à rougir, dominés comme lors du Tournoi 2011 par l'Angleterre (18-33). Ils avaient rêvé de revanche, les petits Bleus, dont certains feront peut-être un jour le bonheur du XV de France, quittent la compétition avec un goût d'inachevé, eux qui avaient l'occasion d'écrire un peu plus l'histoire après s'être hissés, une première pour la France dans cette compétition, dans le dernier carré. Un billet pour les demi-finales que la troupe de David Aucagne et Philippe Boher avait validé en s'imposant samedi dernier contre l'Australie (31-25). Ce match, aussi réussi a-t-il été, a malheureusement laissé des traces et pas seulement chez Pujol et Gayraud déclarés inaptes au combat. C'est l'ensemble de cette jeune équipe qui s'est finalement consumée au contact des rugueux Anglais. Avec une grosse défense, une grosse mêlée et une énorme envie de bien faire, les Bleuets vont rivaliser pendant une petite heure marquée par de nombreux chassés-croisés entre les deux équipes. Fidèles à leurs habitudes, ce sont les Anglais qui tirent les premiers dans ce match avec cet essai inscrit en bout de ligne par Wade sur une passe au pied de Farrell (3e, 0-5). Les Français, déjà, réagissent par Taofifenua (6e, 7-5), dernier étage d'une fusée venue percuter successivement la ligne adverse. Sur pénalité, Barraque offre un premier écart à la France (11e) mais Ford lui répond dans la foulée (14e). Les Anglais accélèrent et les Français s'accrochent. Lesgourgues retarde l'échéance en reprenant in extremis Ransom (35e) mais les Bleuets finissent pas craquer, surpris par l'intelligence de Ford, le plus jeune joueur du tournoi qui laisse Come sur les fesses sur une merveille de feinte de passe (38e, 10-13). Mais il est dit que les Français mourront les armes à la main et Doussain et ses copains le prouvent au retour des vestiaires. Après une première tentative ratée de peu (44e), Barraque remet ainsi les deux équipes à égalité (46e, 13-13). Avant que la France ne reprenne l'avantage, O'Connor filant à l'anglaise et à l'essai entre deux adversaires sur un retour intérieur de Buttin (51e, 18-13). Un dernier éclair pour des Bleuets alors à bout de souffle, repris rapidement par un essai de Robson (56e, 18-20) avant d'offrir deux pénalités à Ford (64e et 71e) à vouloir à tout pris jouer... Après la sirène, Gray, en bon capitaine, se chargera de crucifier des Français déjà morts (80e, 18-33). Le rêve est passé. Pas les regrets...