Les Bleues entre regrets et fierté

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Les Bleues entre regrets et fierté
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Le beau parcours de l'équipe de France lors du Mondial disputé au Brésil s'est arrêté ce dimanche au pied de la plus haute marche. Diminuées par les absences, les Bleues n'ont pas résisté à la Norvège en finale (32-24). Forcément déçues, les filles d'Olivier Krumbholz peuvent toutefois s'appuyer sur cette performance pour préparer l'avenir et plus particulièrement les JO, pour lesquels elles doivent encore se qualifier.

Le beau parcours de l'équipe de France lors du Mondial disputé au Brésil s'est arrêté ce dimanche au pied de la plus haute marche. Diminuées par les absences, les Bleues n'ont pas résisté à la Norvège en finale (32-24). Forcément déçues, les filles d'Olivier Krumbholz peuvent toutefois s'appuyer sur cette performance pour préparer l'avenir et plus particulièrement les JO, pour lesquels elles doivent encore se qualifier. La marche était une nouvelle fois trop haute. Deux ans après avoir échoué face à la Russie en finale du Championnat du monde, l'équipe de France s'est inclinée face à la Norvège dimanche à Sao Paulo (32-24). Après avoir fait chuter la Russie, la Suède et le Danemark, les Bleues, qui ont souffert des absences de Mariama Signaté et Allison Pineau, blessées lors des tours précédents, n'ont pu soutenir la comparaison face aux championnes olympique et d'Europe en titre. Si cette médaille d'argent n'a rien d'infamant, bien au contraire, eu égard au pedigree de leurs adversaires, les Tricolores regrettent néanmoins d'être passée à côté de cette finale. "On a été absentes sur ce match, inexistantes. On s'est laissées marcher dessus dans les neuf mètres, ça allumait de tous les côtés. En un match, on a dû prendre autant de buts de loin que sur toute la compétition... Elles ont pris l'ascendant psychologique dès le début de la rencontre. C'est frustrant car on n'a pas pu jouer notre jeu. Je suis plus déçue qu'en 2009, car cette fois on voulait vraiment gagner l'or", regrettait ainsi la gardienne Cléopâtre Darleux sur le site de la Fédération française de handball. Krumbholz: "On ne va pas se taper la tête contre les murs" Même analyse pour le sélectionneur Olivier Krumbholz, qui, malgré les manques observées dans cette ultime rencontre, tient à saluer le parcours de ses joueuses: "On n'a pas réussi à résoudre les problèmes que nous ont posés les Norvégiennes en défense. Lunde-Borgersen est venue nous massacrer au centre sur des tirs de loin. La défense en 1-5 n'a pas mal marché en deuxième mi-temps, mais c'était trop tard. On a aussi manqué de potentiel en attaque, où ce sont plutôt les jeunes comme Audrey Bruneau et Marie-Paule Gnabouyou qui nous ont aidés. Mais il en fallait davantage. On savait qu'il ne faudrait rien gâcher. On a fait un très beau parcours dans ces conditions très difficiles. Je suis très admiratif de ce que les filles ont produit". Reste que cette deuxième place est d'autant plus amère pour les Françaises qu'elles ne sont toujours pas qualifiées pour les JO de Londres. Elles devront donc en passer par un tournoi de qualification, disputé à domicile. "Cette médaille d'argent est assez terrible, parce qu'on a gagné quoi ? Le droit de se retrouver dans le TQO le plus difficile (avec la Roumanie, l'Angola et le Japon), on continue à avoir la poisse... J'ai toujours dit que le plus dur serait de se qualifier pour les Jeux, ça reste vrai aujourd'hui. Mais on a quand même une belle médaille, on termine deuxièmes sur vingt-quatre nations, on ne va pas se taper la tête contre les murs. On a montré qu'on était solide, et je ne vois pas pourquoi on ne le serait pas dans les mois qui viennent. Donc ça doit passer au TQO. Et si nous sommes aux Jeux au complet, nous aurons notre chance", poursuit Krumbholz qui tente de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Sans être à la hauteur de leurs homologues masculins, les filles de l'équipe de France ont en tout cas eu le mérite de prouver qu'elles faisaient bien partie du gotha mondial et comptent bien y rester.