Les 12 Bleus sur le gril

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Les 12 Bleus sur le gril
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Médaillés d'argent lors de cet Euro 2011, après leur défaite en finale contre l'Espagne (85-98), les joueurs de l'équipe de France n'ont pas tous eu le même impact sur la campagne réussie des Bleus. Voici, dans le détail, ce que chacun des 12 protégés de Vincent Collet doit retenir de son été.

Médaillés d'argent lors de cet Euro 2011, après leur défaite en finale contre l'Espagne (85-98), les joueurs de l'équipe de France n'ont pas tous eu le même impact sur la campagne réussie des Bleus. Voici, dans le détail, ce que chacun des 12 protégés de Vincent Collet doit retenir de son été. Andrew Albicy: Pour sa deuxième campagne en équipe de France, le futur meneur de jeu de Gravelines-Dunkerque n'a pas eu le même rayonnement qu'en 2010. Sélectionné par Vincent Collet pour être la doublure de Tony Parker au poste un, l'ancien Parisien a finalement dû se contenter des miettes (8,1 minutes) pour un rendement limité (1,6 point, 0,9 passe de moyenne par match) et, surtout, des passages peu convaincants. Mais à 21 ans, il a l'avenir devant lui. Nicolas Batum: Même s'il n'a pas autant brillé en finale contre l'Espagne que lors des deux matches précédents, l'ailier des Portland Trail Blazers a encore grandi pendant cet Euro 2011, assumant de grosses responsabilités offensives à des moments clé en quarts et en demi-finales notamment. Avec 13,8 points et 3,2 rebonds de moyenne, à 53,3% aux tirs, il a bien épaulé Tony Parker au scoring. Il est amené, dans les années qui viennent, à devenir plus qu'un soldat: un vrai cadre. Nando De Colo: Très discret en début de tournoi, parce qu'il ne trouvait pas sa place dans les schémas de Vincent Collet, l'arrière de Valence est monté en puissance d'un coup, sans prévenir, contre la Lituanie au deuxième tour (21 points, 4 rebonds). Encore une fois décisif face à la Grèce en quarts (16 points à 6/8 aux shoots), il a été moins en vue ensuite. Mais l'avoir installé pour de bon en "back-up" de Tony Parker à la mène a été une vraie réussite et lui a redonné confiance. Boris Diaw: Le capitaine des Bleus n'a jamais été un scoreur mais plutôt un joueur polyvalent. Peut-être trop. Si l'intérieur des Charlotte Bobcats a réussi deux ou trois bons matches, contre l'Italie et la Serbie notamment, il a souvent eu trop tendance à refuser des tirs. Terriblement précieux sur jeu placé, chef d'orchestre sur attaque de zone, "Babac" aurait parfois dû penser un peu plus à lui offensivement (8 points, 4,7 rebonds et 2,5 passes de moyenne par match). Mickaël Gelabale: Arme fatale des Bleus à longue distance lors du premier tour (14/22 soit 63,6% à trois points sur l'ensemble de la compétition), le futur ailier de Charleroi a ensuite été gêné par une entorse à la cheville droite, subie face à la Turquie, qui l'a handicapé jusqu'à bout. Son passage en finale, avec 8 points en 16 minutes à 100% aux shoots, laisse penser que les Français auraient eu plus de chances face aux Espagnols s'il avait été en pleine possession de ses moyens. Charles Kahudi: Il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il fasse des merveilles pour sa première grande compétition en équipe de France et avec un temps de jeu assez limité (11,4 minutes de moyenne, 4 lors des trois premiers matches). Mais l'ailier du Mans a parfaitement rempli sa mission en amenant de l'énergie en défense et un peu d'adresse en attaque (8/16 aux tirs), comme contre la Turquie (8 points, 5 rebonds). Une prestation intéressante qui demande encore confirmation. Joakim Noah: Lui aussi disputait lors de championnat d'Europe en Lituanie sa toute première campagne avec les Bleus. Et le pivot des Chicago Bulls a répondu aux attentes placées en lui. Sa dimension athlétique à l'intérieur et son énergie en défense en ont déjà fait un membre indispensable dans la réussite des Tricolores. Auteur de 9 points et 8 rebonds en moyenne par match, "Jooks" a encore une belle marge de progression et le sait. S'il revient l'an prochain, il sera redoutable. Tony Parker: Que dire ? Le meneur des Spurs était motivé comme jamais pour cet Euro 2011, obsédé par l'objectif de la qualification olympique après onze ans d'attente, et ça s'est vu. Sur le terrain comme en dehors, "TP" a tout donné pour que les Bleus aillent loin et que ses coéquipiers le suivent dans sa démarche. Meilleur marqueur du tournoi avec 22,1 points de moyenne, élu dans le meilleur cinq du tournoi, il a encore progressé dans sa compréhension du jeu européen. Un vrai leader. Florent Pietrus: Défenseur dans l'âme, l'intérieur de Valence n'a pas débuté cet Euro 2011 comme titulaire. Dans ce sens-là, la blessure de Mickaël Gelabale lui a un peu profité. Mais l'ancien Palois a aussi mérité de jouer plus, en muselant autant qu'il a pu des joueurs de la trempe de Dirk Nowitzki. En attaque, il ne fallait pas compter sur lui pour scorer mais sa sélection de tirs a été bonne (13/18 soit 72,2%). Un joueur encore précieux qui compte continuer en sélection jusqu'à l'Euro 2013. Kevin Séraphin: Impressionnant en début de préparation, raison pour laquelle il avait été préféré dans un premier temps à Ali Traoré, le pivot des Washington Wizards a apporté beaucoup d'énergie dans la raquette et a pesé dans le jeu contre la Serbie (11 points, 4 rebonds) et l'Espagne au deuxième tour (18 points). Pour peu qu'il ait des minutes en NBA, il peut devenir une très bonne doublure de Joakim Noah et Ronny Turiaf dans les années à venir. Il n'a, lui aussi, que 21 ans. Steed Tchicamboud: Arrivé de dernière minute dans le groupe France, afin de remplacer Antoine Diot blessé au dos, le joueur de Chalon-sur-Saône a, comme Andrew Albicy, dû faire avec ce que Vincent Collet lui a donné. Il a plutôt bien géré la situation contre l'Italie quand, après que Tony Parker a pris une béquille, il a dû guider les Bleus dans le money-time. Mais le reste du temps, c'est depuis le banc qu'il a surtout vécu les matches. Sans état d'âme, et c'est aussi important. Ali Traoré: Un an après un Mondial décevant, le futur pivot du Lokomotiv Kuban a bien failli ne pas être du voyage cette année en Lituanie. Mais le forfait de Ronny Turiaf l'a relancé et "Bomayé" a su saisir sa chance (7,1 points, 2,2 rebonds de moyenne) en brillant, comme il sait si bien le faire, dans un registre offensif. Ce qui a bien soulagé les Bleus à certains moments. Souriant, en forme et en confiance, il a prouvé qu'il avait le niveau pour jouer dans cette équipe à un poste où la concurrence est rude.