Leonardo entre en scène

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Leonardo entre en scène
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Après plusieurs semaines d'attente, Leonardo est enfin arrivé au Paris Saint-Germain, où il a été intronisé mercredi en tant que nouveau directeur sportif du club de la capitale par les actionnaires majoritaires qatariens. Une arrivée très attendue qui a précipité le départ de Robin Leproux, remplacé par un président intérimaire. Le nouveau PSG est en marche.

Après plusieurs semaines d'attente, Leonardo est enfin arrivé au Paris Saint-Germain, où il a été intronisé mercredi en tant que nouveau directeur sportif du club de la capitale par les actionnaires majoritaires qatariens. Une arrivée très attendue qui a précipité le départ de Robin Leproux, remplacé par un président intérimaire. Le nouveau PSG est en marche. Enfin, il est arrivé. Souriant, sincèrement "heureux de retrouver le Parc" où il a vécu "de grandes émotions" et dont il garde "un souvenir très fort". Entré aux cotés du président du conseil de surveillance, le Qatarien directeur de QSI Nasser al-Khelaifi, Leonardo s'est livré, expliquant le choix de revenir à Paris dans un rôle étendu. Le Brésilien le sait, il aura de lourdes responsabilités. "Le football va très vite, si tu fais bien, tu restes, sinon tu pars. Je n'ai pas peur des responsabilités, le football va vite. Le défi est immense. Le potentiel de la ville est fort, c'est Paris avec la tour Eiffel comme emblème. Le rêve est extraordinaire mais on a besoin de temps. Il ne faut pas croire que ça va être la fête tout de suite, qu'on va acheter dix Messi et que ça va marcher. Je ne crois pas que ce soit bien, on l'a vu avec d'autres clubs." Et du temps, l'ancien entraîneur assure ne pas en avoir eu beaucoup pour se décider... Etrange sentiment au vu du feuilleton qui a agité la capitale depuis plus d'un mois. "J'avais déjà été contacté en 2004 et 2006. Et j'étais vraiment heureux à l'Inter, depuis six mois, avec une Coupe d'Italie gagnée. J'ai toujours dit à Nasser, je crois que ce n'est pas possible car j'avais de très bonnes relations avec Moratti. J'ai vécu 14 ans en Italie ! Pour moi, ce n'est pas facile. Même pour vous, je crois que c'était difficile de comprendre car j'ai une vie personnelle à Milan, la ville autant que le club. Ce n'était pas facile comme situation de mettre un terme à mon contrat. Ca a été fait le 24-25 juin". Mais pour sceller son arrivée, il a fallu faire des choix comme l'explique al-Khelaifi. Et se séparer de Robin Leproux. "On avait des options, je voudrais remercier Leproux pour le travail fait ces deux dernières années, mais on avait de l'ambition avec des structures différentes et on cherchait un développement différent et pour cela, nous avons du prendre une décision difficile." Benoit Rousseau assurera l'intérim à la direction. Mais l'homme fort du PSG, le visage du nouveau PSG se nomme bien Leonardo... Leonardo: "Prendre le temps pour recruter " "Pour nous, c'est le meilleur à cette place pour assurer le développement du club", a d'ailleurs assuré al-Khelaifi pour conclure sa courte élocution laissant la parole à celui qui devient l'emblème de l'arrivée des Qataris dans la capitale. Mais s'il arrive avec de l'ambition, celle de faire de Paris un grand club européen, Leonardo a surtout cherché à prôner la stabilité au cours d'un long plaidoyer prononcé tout en français. "Ce n'est pas un club à inventer, il a une longue tradition, une histoire. La dernière saison a été positive avec une quatrième place, une finale de Coupe de France et un parcours en Ligue Europa. Il faut s'organiser mais c'est le moment de voir ce qu'il y a au sein du club où les gens déjà présents sont importants pour maintenir la tradition." Un discours séducteur qui ne fera pourtant pas oublier l'éviction de Robin Leproux qui fait les frais de son arrivée et dont il ne prononcera pas une fois le nom... S'il vient avec les pleins pouvoirs, "Leo" compte pourtant s'appuyer sur l'entraîneur Antoine Kombouaré maintenu par le président. L'ancien joueur de l'AC Milan veut collaborer avec lui notamment au sujet d'un recrutement très attendu. "Je n'ai pas encore parlé avec lui, je vais le faire dès ce mercredi soir. Mais nous ne sommes pas pressés par rapport au mercato, la précipitation n'est pas bonne selon moi. Il faut prendre le temps. C'est normal dans le foot de parler, de regarder." Niant tout contact avec des joueurs, "j'avais surtout regardé pour l'Inter car je préparais la prochaine saison", Leonardo appelle donc à la prudence: "nous ne sommes pas là pour gagner le premier match mais sur du long terme". Patience donc, un terme qui pourrait décidément bien être le crédo de l'été du PSG...