Leonardo dans le déni

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Leonardo dans le déni
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L'élimination du Paris Saint-Germain de la scène européenne, un sacré manque de visibilité pour un club désireux de s'imposer comme une référence continentale, aurait pu être l'occasion d'une mise au point sévère de Leonardo. Le directeur sportif du PSG s'est contenté mercredi soir dans les couloirs du Parc des Princes de faire des démentis, sur l'arrivée de Tevez ou sur la proposition qui aurait été faite à Claude Makelele de remplacer Antoine Kombouaré.

L'élimination du Paris Saint-Germain de la scène européenne, un sacré manque de visibilité pour un club désireux de s'imposer comme une référence continentale, aurait pu être l'occasion d'une mise au point sévère de Leonardo. Le directeur sportif du PSG s'est contenté mercredi soir dans les couloirs du Parc des Princes de faire des démentis, sur l'arrivée de Tevez ou sur la proposition qui aurait été faite à Claude Makelele de remplacer Antoine Kombouaré. "C'était un objectif important de la saison. Ne pas passer la phase de groupes, c'est une désillusion." Il y a des manières plus violentes d'afficher sa déception. S'il a fait l'effort de venir à la rencontre des journalistes présents mercredi soir au Parc des Princes, Leonardo n'a pas versé dans le mélodrame après l'élimination de la scène européenne du Paris Saint-Germain, refusant même de parler d'échec à propos de cette sortie non-programmée pour un club qui rêvait pourtant ouvertement de réussir un coup en Ligue Europa pour justifier sa politique de recrutement. "On ne pense pas en ces termes, a balayé le directeur sportif du PSG. On vient d'arriver, on a le temps de faire les choses. C'est le début de beaucoup de choses. Mais c'est normal que quand on pense au PSG, on pense à de grands résultats, on pense à être compétitifs en Europe. Cette année, il y aura de grandes équipes en Ligue Europa. Nous, on ne sera pas là." Cette élimination, qui s'ajoute à celle enregistrée en Coupe de la Ligue, ne manquera pas de relancer les questions sur l'avenir d'Antoine Kombouaré sur le banc parisien. "Ce n'est pas la question, a coupé l'ancien entraîneur de l'Inter. Le plus important maintenant, c'est Lille, une équipe qui monte, qui est bien actuellement. Même si ce n'est pas un match décisif puisque le championnat est un marathon." Faut-il en déduire que le crédit de l'ancien entraîneur de Valenciennes n'est pas épuisé ? Pas sûr... Mais son éventuel successeur ne sera pas Claude Makelele à croire Leonardo: "Maké, Je l'admire beaucoup. Je l'admirais avant comme joueur et maintenant il a un rôle qu'il mérite au PSG, pour son importance dans le vestiaire. C'est bien qu'on parle de cette possibilité mais on ne lui a jamais offert le poste d'entraîneur." Balzaretti, c'est non, Tevez, peut-être... Un démenti parmi d'autres de la part d'un Leonardo qui s'est amusé à éteindre tous les autres sujets chauds autour du PSG. Dernière rumeur en date, celle qui annonçait Federico Balzaretti dans les tribunes du Parc des Princes mercredi soir pour assister à la victoire vaine du PSG contre l'Athletico Bilbao (4-2), preuve que les deux parties auraient bien trouvé un accord comme l'assurait le 22 novembre dernier le quotidien Le Parisien. "Ça fait un peu de temps que vous annoncez n'importe quoi ! Balzaretti ne viendra pas au PSG. Il le sait et Palerme aussi", a répliqué « Leo ». Et si David Beckham est bien espéré à Paris en 2012, l'arrivée de Carlos Tevez ne serait elle aussi qu'une rumeur. "On n'a pas fait de proposition ou d'offre pour Carlos Tevez, ni au joueur ni à Manchester City", a répété à plusieurs reprises l'homme fort du PSG sans préciser si le club allait le faire ou non... Car tout est permis au PSG. Et Leonardo comme les clubs européens le savent. "On est entré dans un marché où tout le monde pense que Paris est une équipe capable de faire une offre pour lui", a-t-il reconnu. Alors le PSG bougera-t-il sur ce dossier où il est en concurrence directe avec l'AC Milan, l'ancien club de Leonardo ? Réponse dans les prochains jours qui ne manqueront pas d'être animés à Paris jusqu'à la fin du mercato. Ce qui n'est pas pour déplaire au directeur sportif du club de la capitale: "On a 45 000 personnes à chaque match du PSG. C'est ça le thermomètre. C'est le spectacle. C'est bien que les gens parlent. Ce n'est pas un problème." Tant que les résultats suivent...