Léonard: "On peut le faire"

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Léonard: "On peut le faire"
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Cholet est presque condamné à un nouvel exploit jeudi soir à Istanbul pour la dernière journée de l'Euroligue. Car Christophe Léonard et les joueurs des Mauges, qui restent sur cinq victoires de rang en Pro A, doivent à nouveau dominer une équipe de Fenerbahçe déjà qualifiée pour voir le Top 16 de la prestigieuse compétition européenne. Et ne pas avoir de regrets...

Cholet est presque condamné à un nouvel exploit jeudi soir à Istanbul pour la dernière journée de l'Euroligue. Car Christophe Léonard et les joueurs des Mauges, qui restent sur cinq victoires de rang en Pro A, doivent à nouveau dominer une équipe de Fenerbahçe déjà qualifiée pour voir le Top 16 de la prestigieuse compétition européenne. Et ne pas avoir de regrets... Christophe, dans quel état d'esprit avant d'aller défier Fenerbahçe à Istanbul pour ce match décisif ? C'est un match super important et primordial pour nous. On a travaillé toute la semaine pour le gagner. Et ce serait une très, très, grosse déception si on ne se qualifiait pas pour le Top 16 après tout ce qu'on a fait. Car on a quand même fait des exploits ! Avant de commencer la compétition, on n'était pas sûrs d'arriver à ce niveau-là et d'atteindre aussi vite les quatre victoires. On veut donc vraiment aller chercher cette qualification, et on peut le faire. Une qualification que vous pourriez obtenir en cas de défaite de Vilnius à Zagreb... On ne peut pas miser sur les autres. On a les cartes en mains Et on ne peut surtout pas miser sur Zagreb, qui n'a pas remporté le moindre match dans cette compétition. Il faut qu'on essaie à tout prix de gagner pour passer. Et puis on a déjà compté sur Barcelone et cela n'a pas marché... Justement, comment avez-vous vécu cette courte défaite barcelonaise en Lituanie, alors qu'un succès catalan vous aurait ouvert les portes du Top 16 ? On a suivi le match tous ensemble. Et on était forcément super déçus car en plus ils perdent d'un point, alors que s'ils gagnaient c'était déjà fait... Pour revenir à ce déplacement en Turquie, vous attendez-vous à affronter une équipe de Fenerbahçe revancharde après votre succès de l'aller, même si elle est déjà qualifiée ? Je pense justement que ça va être un match super chaud et qu'ils vont nous attendre de pied ferme. Car on leur a infligé leur première défaite, après ça ils en ont subi d'autres derrière et notamment la semaine dernière. L'esprit de revanche sera donc bien présent de leur côté. "On a montré qu'on pouvait tenir sur les deux compétitions" Erman Künter, votre entraîneur, est un ancien du club, et c'est d'ailleurs avec Fenerbahçe qu'il a établi le record du monde de points dans un match (153 contre Hilalspor en 1988, ndlr). Vous a-t-il mis en garde par rapport à l'atmosphère que vous allez découvrir ? Il nous a averti et il a d'ailleurs beaucoup insisté en nous disant à quel point la salle allait être chaude, qu'il allait y avoir une grosse ambiance, qu'on n'avait jamais vu un public comme ça et qu'il faudrait être très fort et concentré pour gagner là-bas, car les fans seront remontés. Votre coach évoquait d'ailleurs un certain relâchement en fin de match face à Strasbourg, disant même que certains avaient peut-être déjà la tête à Istanbul... C'est vrai que ce n'était pas facile. A partir du moment où Barcelone a perdu jeudi, on était tous très déçus. Et je n'irais pas jusqu'à dire qu'il fallait se remobiliser, mais on n'avait alors que Fenerbahçe en tête. Et peut-être que lorsqu'on a vu qu'on menait contre Strasbourg, il y a eu un petit relâchement. Cela ne vous toutefois pas empêchés d'engranger une cinquième victoire consécutive, pour un véritable carton-plein réalisé sur ce mois de décembre. On est très contents. Avant le Havre, le coach avait dit qu'il voulait quatre victoires sur les quatre derniers matches et c'est ce qu'on a réussi à faire. Et même si ce n'est pas toujours facile, on a montré qu'on pouvait tenir sur les deux compétitions. Et c'est fort d'occuper la première place de Pro A, ex-aequo avec Roanne, et d'être en même temps en course pour le Top 16. Terminons en évoquant votre incroyable année 2010, où vous avez été sacré à trois reprises, en Espoirs, en Pro A, et avec les U20 au Championnat d'Europe... C'est vrai que c'est une très grosse année 2010 pour moi, une année riche en titres. J'espère en gagner autant en une année, car ça va être difficile de faire mieux que trois titres ! En plus je commence à avoir un rôle dans l'équipe, même si cette opportunité s'est présentée après la blessure de Fabien (Causeur). Mais le coach m'a mis sur le terrain et ça s'est bien passé. Je gagne donc de plus en plus sa confiance même s'il ne faut pas que je me relâche. Il faut que je continue à bosser mais je suis très content de ce qui m'arrive en ce moment, Je me sens très bien au sein du collectif.